Nelson Mandela, un géant aux pieds d’argile

« Les morts ne sont pas morts » clamait haut et fort Birago Diop. Ce fait est d’autant plus avéré lorsqu’il s’agit d’une légende, d’un mythe, d’un objet de culte, de Nelson Mandela. Le leader de la lutte anti-apartheid est mort comme il a vécu : adulé, honoré, vénéré par le monde entier. Cependant, derrière ce héros légendaire, ce géant de la politique, se cache un homme, somme toute ordinaire, avec ses défauts et diminué par maintes épreuves. A juste titre, il a lui-même admis dans ses mémoires : « Je suis un mythe qui s’est avéré n’être qu’un homme ». Petit florilège en chiffres et en lettres des éléments marquants de la vie de Nelson Mandela afin de démêler le mythe de la réalité.

« Toute ma vie, j’ai lutté pour la cause du peuple africain. J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai adopté pour idéal une société démocratique et libre où tout le monde vivrait ensemble dans la paix et avec des chances égales. J’espère vivre pour les conquérir, mais c’est aussi un idéal pour lequel je suis prêt, s’il le faut, à mourir. » – Nelson Mandela, lors de son procès en 1964

1er jour de classe

A 7 ans, Mandela se rend pour la première fois à l’école. La tête haute, il se présente devant son institutrice, Miss Mdingane, malgré la pauvreté de ses vêtements. Faute d’argent pour acheter des habits neufs, son père avait coupé grossièrement les deux jambes d’un de ses vieux pantalons afin d’improviser la culotte anglaise, un ‘”must” à la rentrée des classes. Mandela écrira dans ses Mémoires : « Mon père prit ensuite un morceau de ficelle pour resserrer cette culotte à la taille beaucoup trop ample pour moi. Je devais avoir l’air ridicule dans cet accoutrement, mais j’étais néanmoins très fier. »

3 : les trois femmes (officielles) de sa vie

Evelyn, la belle

Evelyne Ntoko Mase est décrite comme étant une jolie jeune fille, au visage ouvert et aux traits fins. Elle est élégante et discrète, « presque timide » [1]Pour Evelyn, Mandela est un coup de foudre : « Je l’ai aimé dès que je l’ai vu », confie-t-elle quarante ans plus tard. Le couple était bien parti pour vivre heureux seulement… Evelyn ne supportait plus l’intense engagement politique de son mari au point où il  ne rentrait même plus à la maison dormir. Elle lui avait posé un ultimatum : choisir entre elle et l’ANC. Le choix fut très simple pour Madiba…

Winnie, la rebelle

Winnie, la rebelle a été la deuxième femme de Nelson Mandela. Dotée d’un sacré caractère, elle est incontrôlable et incapable de se plier à la discipline d’un parti. Aujourd’hui encore, elle reste un électron libre et radicalisé au sein de l’ANC.  Elle est célèbre pour avoir tenu tête à des policiers surarmés en juin 1976 à Soweto, alors que des dizaines de jeunes écoliers venaient d’être assassinés par les balles de la police apartheid. Face à un officier afrikaner, elle s’est dressée et lui a dit fièrement : « Vous savez qui je suis ? Je suis la femme de Nelson Mandela ! ». Elle est aussi l’auteur de la célèbre phrase : « un Boer, une balle » ou « Avec nos boîtes d’allumettes et nos pneus enflammés, nous libérerons ce pays ». Winnie était “au front” alors que Mandela était en prison et si le nom de ce dernier a pris la force d’un tel symbole pendant son incarcération, c’est bien grâce à elle. Malheureusement, les longues et douloureuses années de réclusion finiront par avoir raison de ce mariage…

Graça, la présidentielle

Le jour de ses 80 ans, Nelson Mandela se remarie pour la troisième fois. La cérémonie se fait en grandes pompes. Michael Jackson, Stevie Wonder, Naomi Campbell (souffrez du peu), se joignent à lui pour célébrer à la fois cette union et cet anniversaire.  Graça Simbine Machel, la femme qui l’accompagnera dans ses années de vieillesse jusqu’à la mort, devient ainsi un cas rarissime dans l’histoire : elle aura été l’épouse de deux chefs d’Etat. Graça a en effet été la femme de Samora Machel, président du Mozambique et allié de l’ANC, mort en 1986 dans un mystérieux accident d’avion sur le sol sud-africain.

6 : les 6 noms de Mandela

Mandela est souvent appelé par divers noms. Chacune de ses appellations a sa propre histoire, une signification spéciale et se doit d’être utilisé dans un contexte bien précis. Voici donc une brève explication de chaque nom :

Rolihlahla – Son nom de naissance

Il lui a été donné par son père. Le sens littéral en Xhosa  étant “tirer la branche d’un arbre”,  Rolihlahla est donc traduit par “fauteur de troubles” ou “rebelle” Un nom hautement prémonitoire…

Nelson – Son nom anglais

Ce nom lui a été donné à son premier jour d’école par son institutrice Miss Mdingane. Selon la tradition de l’éducation britannique en vigueur alors en Afrique du Sud, les enfants africains devait porter des noms anglais et cela s’expliquait par le fait que les colons britanniques n’arrivaient pas prononcer les noms africains trop “compliqués” pour eux ! Lord Nelson était un prestigieux amiral de la flotte britannique et à l’instar de cet intrépide amiral, il se raconte que le jeune Mandela n’avait déjà pas froid aux yeux ! C’est peut-être ce qui motiva Miss Mdingane à lui donner ce nom.

Madiba – Son nom de clan

Il signifie “le vieil homme” en Xhosa. C’est le nom du clan Thembu auquel Mandela appartient. Selon la tradition, le nom de clan est plus important que le nom de famille car il se réfère directement aux ancêtres.

Tata – Père (de la démocratie)

Mot Xhosa signifiant “papa” est devenu un terme d’affection que beaucoup de sud africains utilisent pour désigner Mandela car il est considéré comme le père de la démocratie sud-africaine.  D’où son appellation “Tata Mandela”.

Khulu – Grand-père

Mandela est souvent appelé “Khulu” qui signifie “grand”, “suprême”. En s’adressant à Mandela par ce terme, l’interlocuteur entend dire “Celui qui est grand”. C’est aussi le diminutif de”uBawomkhulu qui signifie “grand père”.

Dalibhunga – Son nom d’initié

Ce nom lui a été donné à l’âge de 16 ans lors du rite de circoncision qui marque solennellement son passage à l’âge adulte conformément à la coutume Xhosa pour. Il signifie “créateur ou fondateur du conseil” ou encore “Coordonnateur du dialogue” L’usage correct de ce nom hautement prestigieux veut qu’en saluant Mandela, on s’écrit “Aaah ! Dalibhunga”.

1000 +

Outre le Prix Nobel de la Paix, Nelson Mandela a reçu plus de 250 distinctions et récompenses honorifiques au cours de sa vie, à tel point qu’il a qu’il a décidé de ne plus en accepter, considérant qu’il devait maintenant laisser la place aux autres. De plus, on estime à plus de mille, les édifices, infrastructures, stades, hall, building, établissement scolaires et universitaires, bourses, fondations, patronages, monuments, événement etc… portant son nom ! Sans oublier la Journée Internationale Nelson Mandela, l’espèce d’oiseau préhistorique baptisée l’Australopicus Nelsonmandelai et les 3 espèces de fleurs le Madiba, le Nelson Mandela et le Mandela’s Gold.

9854

C’est le nombre de jours que Madiba aura passé de prison en prison. En effet, Nelson Mandela n’a pas vécu toutes ses 27 années d’emprisonnement uniquement à Robben Island mais était régulièrement  “trimbalé” d’une prison à une autre. Au total, il est passé par 4 différentes prisons : Pretoria Local Prison, Robben Island, Pollsmoor Prison et Victor Verster Prison d’où il fut libéré le 11 février 1990. Il a fini par devenir ami à 3 de ses geôliers.

« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. »

46664

Le matricule de prisonnier le plus célèbre de l’histoire, celui de Nelson Mandela. Ce dernier était le 466e prisonnier incarcéré à la prison de Robben Island en 1964 d’où le numéro 46664. Ainsi, la Fondation Nelson-Mandela a choisi 46664.com pour l’adresse de son site internet. 46664 est aussi le titre donné à une série de concerts organisés dans le monde par cette même fondation en faveur de la lutte contre le sida.

Avocat

Premier avocat noir de Johannesburg en 1951, Mandela a ouvert en 1952 le premier cabinet d’avocats noirs du pays où il défendait gratuitement ses frères opprimés par le système du “développement séparé”, à savoir l’Apartheid.

« Cela paraît toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait. »

Caractère

Mandela est décrit comme quelqu’un d’impénétrable. Au-delà de ses propos tenus en public, il est très difficile de savoir ce qu’il pense réellement. Son ex-épouse Winnie dit de lui qu’il ne supportait guère la contradiction, et encore moins l’échec. Il est difficile de lui tenir tête et de lui faire comprendre que certaines de ses exigences étaient “impossibles” [2].  L’on se rappelle également du ton glacial et condescendant avec lequel Mandela avait répondu à Deklerk qui accusait l’ANC de garder une armée privée. Il lui avait dit, sans même le regarder et s’adressant à lui à la troisième personne : « Même le chef d’un régime minoritaire discrédité et illégitime comme le sien doit s’en tenir à certains critères moraux » [3]. Enfin, selon le témoignage de Joëlle Bourgois : « Madiba était plein de douceur et en même temps capable de violence, d’une détermination implacable. Ce qu’il n’obtenait pas, il était prêt à l’obtenir par la force. » [4]

Chemises

En 1994,  Nelson Mandela a demandé au styliste sud-africain Yusuf Surtee de lui dessiner les chemises amples et colorées qu’il pourra porter presque tout le temps. Ce fut la naissance d’un style quoiqu’il ne soit pas au goût de tout le monde ! Le protocole de Sa Majesté britannique témoignant des chemises de Madiba, n’en revient toujours pas : « Même à Buckingham Palace, on a pu voir le dirigeant sud-africain porter une magnifique chemise noire en soie et satin, alors que tous les convives étaient en “pingouin” nœud papillon et smoking ».

Quant à son ami Desmond Tutu, il en a fait les frais. Ce dernier critiquant le style vestimentaire de Nelson Mandela, lui dit un jour qu’en tant que président, il devait être plus “fashion”, en mettant définitivement fin à ses chemises bariolées, à fleur, d’un goût exécrable. Madiba répliquant à Desmond Tutu lui dit : « Desmond Tutu tu oses me dire d’être plus “fashion” ? C’est étonnant venant d’un homme qui ne portes que des robes ! », faisant allusion à l’éternelle soutane violette de l’archevêque. Sacré Madiba !

David Motsamayi

L’un des clients de Mandela qu’il a défendu, le 11 janvier  1962, utilisant un faux passeport au nom de David Motsamayi, Nelson Mandela a quitté secrètement l’Afrique du Sud pour un voyage à travers l’Afrique et en Angleterre afin d’obtenir un soutien (communiste) pour la lutte armée de l’ANC. Il a reçu une formation militaire au Maroc et en Ethiopie puis retourna en Afrique du Sud en 1962. C’est donc à juste titre que le gouvernement Sud-Africain d’alors traitait l’ANC de communiste.

Humour

Tout le monde s’accorde pour le dire, Nelson Mandela avait un sens de l’humour très détendant et un sourire communicatif. Selon Joëlle Bourgois, « L’humour était pour lui un instrument puissant de séduction, de conquête. Cet humour, il l’avait conquis de haute lutte : c’était l’expression de sa capacité à mettre à distance toute situation. Cela avait dû l’aider à survivre ». 

Par exemple, lorsqu’on lui a demandé quel était le meilleur moment de sa vie, il a répondu contre toute attente : « Rencontrer les Spices Girls !». Un autre jour, il plaisantait à propos des foules qui se présentaient à chacune de ses rares apparitions, notamment lors de concerts géants organisés au profit de sa fondation : « Voir un nonagénaire en vrai doit être une tentation irrésistible ! »

Parlant de son ami Desmond Tutu, il espérait que l’archevêque l’aide à passer Saint-Pierre en disant :  « Ce saint homme va m’aider à aller au Paradis ! »

Invinctus

Ce poème de William Ernest Henley (1843-1903) est connu pour être le préféré de Mandela. Le titre latin signifie “invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible”. Ce poème joua un grand rôle dans la vie de Nelson Mandela durant sa période d’incarcération à Robben Island. Il l’avait écrit sur les murs de sa prison. Il le lisait et relisait chaque jour, et il explique lui même que c’est probablement ce qui l’a fait tenir dans les moments les plus sombres.

« Tout homme ou institution qui essaiera de me voler ma dignité perdra. »

Maîtresses

En 1955, Evelyne la 1ere épouse de Mandela qui avait des doutes sur la fidélité de son mari toujours absent (pas uniquement à cause de ses obligations politiques), découvre que ce dernier  avait pour maîtresse une responsable de l’ANC (African National Congress).  Une autre militante de l’ANC s’inscrira à son tableau de chasse à cette même période. D’ailleurs, les groupies ne manquaient jamais  autour de lui. Tout cela précipitera son divorce d’avec Evelyne. Le futur “tombeur” de l’apartheid était d’abord un “tombeur” de femmes. Séducteur, charmeur et facilement charmé, il rechercha toujours la compagnie des femmes, comme en témoignent les nombreuses idylles qu’on lui prête et ce, depuis son très jeune âge.  N’a-t-il pas écrit dans une lettre envoyée de sa prison, en février 1985 : « Je garde de mon enfance dans le Transkei les souvenirs et les rêves les plus agréables, je chassais, je volais des épis de maïs, et j’ai appris à courtiser les filles. » ?

Parents

Mandela est né de Nonqaphi Nosekeni et Nkosi Mphakanyiswa Gadla Mandela. Le père de Mandela est mort lorsque ce dernier avait 8 ans et sa mère est décédée en 1968, alors qu’il était incarcéré. Il n’a pas obtenu l’autorisation de l’administration pénitentiaire pour se rendre à ses obsèques. Il en sera de même pour son premier fils qui mourut l’année d’après, en 1969, dont il n’assistera pas non plus aux funérailles.

Terrorisme

Le MK, branche armée de l’ANC, co-fondée par Nelson Mandela et dont il fut le commandant en chef,  était tristement célèbre en Afrique du Sud pour ses actes de sabotage des infrastructures de l’Etat, de terrorisme à la bombe et aux mines anti-char ainsi que son camp de détention où les tortures et exécutions étaient monnaie courante. La MK fut créée au début des années 60 suite au massacre de Sharpeville et après l’échec des campagnes de protestation non-violente dans la lutte contre l’Apartheid. Jusqu’à 1990, cette milice armée aura endeuillé des centaines de famille aussi noires que des blanches et fait autant de blessés. D’ailleurs, le nom de Nelson Mandela figurait sur la liste des terroristes établie par les Etats-Unis jusqu’en 2008.

“Université de Robben Island”

Les militants anti-apartheid qui étaient condamnés à une peine de prison à l’Ile de Robben disaient qu’ils allaient “étudier outre-mer”, comme quand on part en Angleterre ou en Amérique… En réalité, Robben Island a été une “université” pour beaucoup d’entre eux, à l’instar de Jacob Zuma, l’actuel président sud-africain, qui n’a reçu aucune éducation formelle et dit avoir “tout appris” pendant ses dix années passées sur l’île bagne. D’ailleurs, c’est à Robben Island que Mandela a appris l’Afrikaans et a étudié par correspondance à l’université de Londres. Il en est de même pour Kgalema Motlanthe. En effet, Robben Island est d’autant plus célèbre qu’il a produit 3 présidents noir Sud-Africains  (Mandela, Kgalema Motlanthe et Jacob Zuma). D’où la phrase humoristique de Mandela : « Dans mon pays, nous allons en prison avant de devenir Président».

« L’éducation est votre arme la plus puissante pour changer le monde. »

Vie familiale

Nelson Mandela, dont la vie fut accaparée par la lutte politique, n’a jamais réussi à mener une vie familiale “normale”. Il n’a finalement pas eu de vie privée et après 27 ans de réclusion, ses enfants lui étaient devenus étrangers.  De la clandestinité à la prison, pour devenir chef d’état, c’est sa famille qui aura, tout compte fait, payé le plus lourd tribut pour l’avènement de la démocratie en Afrique du Sud.  Dans une interview poignante de sa fille Maki Mandela [5], cette dernière relate “l’échec” familial de son père.

« Quand j’étais jeune, mon père a eu une présence passagère dans ma vie. D’abord, il a quitté la maison, ensuite il est entré dans la clandestinité, puis il est allé en prison, donc je n’ai jamais eu de lien intime fille-père avec lui. Quand il est sorti de prison, j’étais une femme mariée avec mes propres enfants. Dans son esprit, j’étais encore une fillette de cinq ou six ans. »

Nelson MandelaElle va plus loin pour ajouter : « Je pense vraiment qu’il aurait pu faire les choses différemment […] Il ne fait pas l’effort de vraiment s’engager auprès de nous [ses enfants, ndlr]. Il est ouvert au monde, mais maladroit dans ses relations intimes avec sa propre famille […] Je ne pense pas qu’il sache exprimer ses émotions. Il ne sait tout simplement pas comment le faire. Je ne sais pas s’il m’aime. Les enfants doivent apprendre à accepter que, parfois, ils ne sont pas vraiment aimés par leurs parents. »

Et pour conclure : « Je réalise qu’il est un grand homme, mais je peux aussi voir qu’il existe des domaines de la vie qu’il n’a pas réussi… »

« Les hommes qui prennent de grands risques doivent s’attendre à en supporter souvent les lourdes conséquences. »

Passer 27 ans de sa vie en prison, ne peut pas être sans conséquences. Et pour cause ! Comme pour perpétuer ses années de prison, Mandela a fait construire sa maison de retraite dans son village d’enfance, Qunu, sous la réplique exacte de son dernier lieu de détention, à savoir Victor Verster Prison. Le fait est que Mandela avait gardé une certaine nostalgie de ses années de détention. Le calme et l’esprit de camaraderie qui y régnait lui manquaient, il avait fini par “aimer” la prison, il a même dit : « Oui, je suis toujours en prison. »

« Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. »

Hamba kahle Tata Madiba ! [6]

  • [1] Jean Guiloineau, Biographie de Nelson Mandela,  (Plon et Petite Bibliothèque Payot).
  • [2] Winnie Mandela, Une part de mon âme (Seuil, 1986)
  • [3] 1991, au début des négociations autour de la transition démocratique
  • [4] Ancienne ambassadrice de France en Afrique du Sud de 1991 à 1995, auteur de Cinq ans avec Mandela (Robert Laffont).
  • [5] Fille de Nelson Mandela issue de son premier mariage avec Evelyne Mase. Elle est le seul enfant en vie sur les quatre que le couple a eu.
  • [6] “Va en paix papa, Madiba !” en Xhosa