CPI, Gbagbo : le temps d’un jugement

Laurent Gbagbo à la CPI

5 décembre 2011, CPI : la première apparition d’un Laurent Gbagbo visiblement éreinté mais déterminé à jouer son va-tout juridique a clairement requinqué tous ses partisans. Depuis ce jour, la ferveur militante s’est à nouveau emparée des rangs, laissant entendre une pléthore de « ça va aller ! » et de « hauts les cœurs ! » qui en disent long sur la joie de tout ce beau monde à revoir “son Président”.

Précision utile : ça va peut-être aller mais ça ira surtout… lentement. Outre sa fornication procédurale et sa partialité, une chose que la CPI réussit très bien, c’est prendre son temps. Des cinq personnes qu’elle détenait jusqu’alors – Thomas Lubanga (RDC), Germain Katanga (RDC), Mathieu Ngudjolo (RDC), Jean-Pierre Bemba (RDC) et Callixthe Mbarushimana (Rwanda) –, avant d’y rajouter son premier chef d’État en la personne de Laurent Gbagbo, seule Mbarushimana a été remis en liberté après une procédure relativement brève de onze mois, pour insuffisance de preuves [1].

TEXTE INTÉGRAL DISPONIBLE DANS LE LIVRE CÔTE D’IVOIRE, 2011. : CHRONIQUES DE CRISE ET D’APRÈS-CRISE publié en septembre 2020.

  • Jean-David N’Da est un essayiste et un entrepreneur originaire de Côte d’Ivoire.