FPI : le refus de l’opposition

Mamadou Koulibaly

Le sociologue français Alfred Sauvy écrivait en 1978 dans La tragédie du pouvoir que « la démocratie ne consiste pas à s’unir mais à savoir se diviser ».

Ce principe démocratique explique le nécessaire antagonisme entre pouvoir et opposition politique; il attribue à l’opposition une place bien distincte de celle tellement méprisée sous nos tropiques, qu’elle est devenue le souffre-douleur de ceux qui tiennent le pouvoir le temps d’un quinquennat.

En Côte d’Ivoire, le paysage politique redessiné depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo a plongé le Front populaire ivoirien (FPI) dans une posture d’opposant qu’il n’avait pas envisagé et qu’il refuse toujours d’accepter. La manifestation de ce désenchantement est visible à travers la recherche effrénée d’un “coupable”, d’une personne à qui l’on pourrait attribuer, en dehors du couple Ouattara-Sarkozy, la responsabilité des déboires actuels du régime déchu.

TEXTE INTÉGRAL DISPONIBLE DANS LE LIVRE CÔTE D’IVOIRE, 2011. : CHRONIQUES DE CRISE ET D’APRÈS-CRISE publié en septembre 2020.

  • Fabien D’Almeida @ Pensées Noires