Les indépendances africaines par la guerre économique

Guerre économiquePour être indépendant, les pays africains doivent maîtriser leurs ressources naturelles. Il est donc indispensable que leur indépendance soit garantie constitutionnellement.

Pour ce faire, la constitution de chaque état africain doit comprendre un article spécifiant pour l’avenir et le présent que les ressources naturelles du pays concerné sont propriétés exclusives de chaque état, que leur exploitation, si elle nécessite des technologies dont ne disposent pas le continent africain, peuvent en compensation acquérir, moyennant accord avec les autorités locales, une quote part des ressources ainsi exploitées. Toutefois, la part incessible constitutionnellement est de 51% de la valeur des biens et de leurs profits. Etant entendu que si l’exploitation et la transformation sont justifiées localement, celles-ci se feront sur place. C’est l’état souverain qui en décidera.

Le raisonnement est le suivant : pourquoi l’Afrique devrait elle respecter des engagements pris sur ses produits par des tiers au continent qui en tirent le principal profil ? Inversons le système et volons le voleur !!

L’Afrique doit prendre tous les moyens à sa disposition pour fixer les cours des matières premières dont elle dispose sur son territoire, ceci peut se faire par une intervention sur les lois de l’offre et de la demande. Il faut qu’elle arrive à éliminer les intermédiaires qui agissent de l’extérieur pour fixer le prix de ces matières telles que le café cacao. L’Afrique doit imposer ses propres règles de commerce et c’est une guerre économique qu’elle doit engager. Elle doit être maîtresse des cours.

Pour se faire il est indispensable de ne souscrire aucune appartenance à une quelconque organisation internationale du commerce, de l’économie et de la politique. L’indépendance est à ce prix. En effet, l’appartenance à une organisation crée des obligations et des engagements à respecter. L’Afrique n’en a pas besoin pour l’instant, elle doit structurer des alliances intra-africaines en fonction de ces intérêts économiques sur les marchés. Alliance des producteurs africains du cacao et du café.

De même pour les producteurs d’or, de pétrole ou autre matière première. Ces alliances doivent dans un premier temps rester secrètes afin de pouvoir intervenir à l’impromptu sur les marchés pour les déstabiliser et les anéantir éventuellement. Il s’agit d’une révolution économique, équivalente à celle des peuples en 1789. Cela ne sera pas sans sacrifice temporaire et sans la mise en place d’une stratégie de guerre économique à l’encontre des détenteurs des marchés actuellement.

L’objectif est de casser les cours mondiaux et de ruiner les intermédiaires actuels par des changements des règles de ventes des produits agricoles ou même du non respect des engagements en créant des ruptures d’approvisionnement ou inversement des sur-approvisionnements pour faire chuter les cours.

Dés que l’instabilité des cours sera établie avec l’insécurité qu’elle comporte, les éventuelles négociations avec les acheteurs seront plus équitables. Pour se faire il faut que les peuples africains et les producteurs surtout fassent preuve et établissent une solidarité à toute épreuve entre eux, en dépend l’indépendance de l’Afrique.

On peut même envisager, de faire obligation de cotations des produits et marchandises africaines sur le continent, sous l’égide des responsables économiques et politiques des états concernés. A quel titre les produits tropicaux verraient leur cours établi en Europe ou aux USA ? La bourse d’Abidjan pourrait être développée dans ce sens.

En fait, la dérégulation est à la mode en occident avec le libéralisme, et sur ce point l’Afrique doit anticiper. Ayant la chance d’avoir sur son territoire une bonne partie des richesses mondiales, il est donc juste qu’elle en jouisse à sa guise !! Elle peut par conséquent fixer les règles du jeu de la vente et de l’achat de celles-ci.

Pour les produits agricoles, des relations modernes entre réseaux de coopératives transnationales me paraissent un bon procédé pour fixer et déterminer les cours.

La réflexion est ouverte !