Médias colons et mondialisation : le cas de la Côte d’Ivoire

Médias colons et mondialisation : le cas de la Côte d'IvoireLe lynchage médiatique de la Côte d’Ivoire exécuté pendant plus d’une décennie par le système médiatique français est un succès. L’opinion publique internationale, robotisée et culturellement prédisposée à s’enivrer des mensonges de ses dirigeants, est rapidement gagnée. Dans le même temps, l’histoire sociopolitique d’un pays pauvre très endetté d’Afrique subsaharienne est méticuleusement réécrite avec un souhait : que les Ivoiriens plient l’échine et acquiescent.

Cet ouvrage sans faux-fuyants explique la géostratégie racialiste qui se tient derrière l’assaut des médias colons et dévoile l’hypocrisie du mondialisme avare, prédateur et appauvrissant qui le sous-tend. Le jeu trouble des acteurs politiques ivoiriens se dévoile lui aussi nettement. Seules alternatives : une prise de conscience individuelle et collective et un plan de riposte concret jusqu’à la rupture totale avec l’ordre dominant.

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RDC : la guerre oubliée

Bosco NtagandaQuel est le rapport entre un chef rebelle, Bosco Ntaganda, une poignée d’États africains, votre téléphone portable et une Playstation ? Aucun ? Détrompez-vous. La guerre au Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo est la grande oubliée des médias. Pourtant ce qui s’y passe n’est qu’un épisode d’une guerre mondiale qui déchire le coeur du continent depuis près de vingt ans. Une guerre qui aurait fait près de 6 millions de victimes, entre les combats et les maladies, sans compter des milliers de déplacés. “Mondiale” parce qu’elle dépasse les frontières de la République Démocratique du Congo. Mais pas seulement : en arrière-plan, il y a aussi les États-Unis, des multinationales, la Chine, et au bout de la chaîne, nous, consommateurs occidentaux. Pour comprendre, il faut revenir aux origines de ce conflit, qui découle du génocide rwandais de 1994 (800 000 victimes).

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J’ai entendu parler de Lumumba, mais j’ai vu Gbagbo

Laurent GbagboPour la bien jeune génération dont je fais partie, Patrice Lumumba est un héros africain des temps immémoriaux qui nous était narré dans les livres d’histoire. Il était dit de lui qu’il était un homme de foi et que son rêve d’indépendance totale pour le Congo et pour l’Afrique était sa raison de vivre et pourtant fut la cause de sa mort.

Ainsi, j’ai entendu m’être contée son beau rêve d’indépendance totale, le sien, mais aussi celui de tout Africain. Ce peuple qui porte encore les affres de la douloureuse trilogie esclavage, travaux forcés, colonisation. Il rêvait que l’Afrique écrirait sa propre histoire et qu’elle serait au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité.

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Ave Gbagbo ! Ceux qui t’ont vu partir te saluent…

Laurent GbagboD’aucuns ne comprennent pas qu’en plein XXIème siècle, il se trouve encore des Africains pour douter de la profondeur de l’amitié franco-africaine. L’amour que la France nourrit pour l’Afrique est pour le meilleur et pour le pire. Seules les “mauvaises langues” persistent à s’imaginer que dans cet attelage, la France s’arroge le meilleur en confinant l’Afrique au pire. Mais peut-être vaut-il mieux pécher par lucidité que par imbécillité. La Cote d’Ivoire donne en effet la pleine mesure de l’immense amour que la France des libertés, de la fraternité et de l’égalité nourrit pour l’Afrique : un amour un peu écarlate, il est vrai. Mais le rouge vif des roses ne symbolise-t-il pas l’éclat de l’amour qu’on témoigne à l’objet aimé ?

L’amour de la France pour l’Afrique est donc si rouge et si vif qu’il se confirme comme un amour négrophage, si carnassier qu’il fait de la France une grande puissance hémophage.

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Vous avez aimé Lumumba ou Sankara ? Vous allez adorer la fin de Gbagbo !

Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Laurent GbagboComment dirait mon amie Calixthe Béyala, il est légitime que des leaders africains veuillent un peu plus d’argent pour les Peuples Africains. Alors oui, la démocratie au canon va peut-être marcher dans un premier temps en Côte d’Ivoire (encore faudrait-il avoir un soutien populaire sans faille) !

Lumumba est mort, Mobutu est arrivé et le Congo Kinshassa n’est pas devenu le géant économique dont l’Afrique aurait grandement eu besoin en son centre névralgique. Sankara éliminé au Burkina Faso, Compaoré a lancé une forme de libéralisation de l’économie du Faso dont les fruits ne sont peut-être pas si manifestes en tous cas, pas assez et voilà la soldatesque qu’on ne voyait plus dans les rues de Ouagadougou arpenter la capitale du pays des hommes intègres.

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