Rwanda et Congo : quand BBC diffuse (enfin !) la vérité sur Paul Kagame

Qui est Paul Kagame ?

Selon l’information mainstream, la diplomatie occidentale, le cinéma hollywoodien (ex: Hôtel Rwanda) ou encore l’intelligentsia anglo-saxonne de référence (ex: le Prix Nobel américain Elie Wiesel), l’homme fort du Rwanda est le sauveur Tutsi qui, en 1994, a su contenir la terreur Hutu et mettre fin à une guerre meurtrière d’un million de ses compatriotes.

Cette version de l’histoire rwandaise, particulièrement vulgarisée dans le monde anglophone, est également la version la plus connue dans les pays d’Afrique dite francophone, où le rôle joué par l’État français dans les crises sociopolitiques des ex-colonies (?) telles que la Côte d’Ivoire laisse parfois croire aux “patriotes” africains qu’un leader noir, assez courageux pour dénoncer les manigances tropicales françaises – Kagame accuse depuis toujours la France d’être le vrai responsable du génocide – ne peut être qu’un “digne fils d’Afrique”.

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Médias colons et mondialisation : le cas de la Côte d’Ivoire

Médias colons et mondialisation : le cas de la Côte d'IvoireLe lynchage médiatique de la Côte d’Ivoire exécuté pendant plus d’une décennie par le système médiatique français est un succès. L’opinion publique internationale, robotisée et culturellement prédisposée à s’enivrer des mensonges de ses dirigeants, est rapidement gagnée. Dans le même temps, l’histoire sociopolitique d’un pays pauvre très endetté d’Afrique subsaharienne est méticuleusement réécrite avec un souhait : que les Ivoiriens plient l’échine et acquiescent.

Cet ouvrage sans faux-fuyants explique la géostratégie racialiste qui se tient derrière l’assaut des médias colons et dévoile l’hypocrisie du mondialisme avare, prédateur et appauvrissant qui le sous-tend. Le jeu trouble des acteurs politiques ivoiriens se dévoile lui aussi nettement. Seules alternatives : une prise de conscience individuelle et collective et un plan de riposte concret jusqu’à la rupture totale avec l’ordre dominant.

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Côte d’Ivoire 2020 : devenir émergent en République de Nanan

Alassane OuattaraLa République de Nanan avance à pas pesant vers 2020. Elle avance avec beaucoup de peines car elle est fouettée par une dictature caniculaire ; pire que celle de Nanan. La marche de la République de Nanan est triste comme la marche de Victor Hugo vers sa défunte fille Léopoldine Hugo. Elle n’a ni bouche pour crier, ni poing à lever en signe de protestation. Son tortionnaire l’a lié. Mais la cause est noble car ce tortionnaire lui a fait comprendre que si elle renonce à elle-même, en 2020, elle deviendra un pays émergent. C’est-à-dire que dans moins de huit ans, la République de Nanan sera comme l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et pourquoi pas la Chine ? Ceux qui salivent à l’idée d’entendre que notre pays deviendra émergent en 2020 n’ont aucunement tort. En fait, l’analphabétisme à une telle force dans cet espace que même les lettrés se laissent facilement convaincre par les arnaqueurs. Nanan nous disait qu’il existe deux types d’intelligence : celle de l’école et celle de la vie courante. Malheureusement, aucune de ces deux intelligences n’aident les fascinés à crier à l’escroquerie morale. Dommage !

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Hollande, Ouattara et l’ivoiro-réalisme

Alassane Ouattara et François Hollande. Manifestations populaires contre la visite de Ouattara en France (juillet 2012, Paris).La récente visite officielle de Alassane Ouattara en France a été l’objet de réactions d’indignation de toutes sortes, émanant aussi bien d’individus, de groupements politiques “panafricains” que d’associations françaises qui, apparemment, espéraient beaucoup du « changement maintenant » promis par Hollande durant sa campagne présidentielle.

Sauf qu’en ce qui concerne le dossier ivoirien, le « changement » en question – c’est-à-dire, une vision et un exercice politiques radicalement distincts du modèle Sarkozy – n’a pas (encore ?) eu lieu. Ouattara a bel et bien été accueilli par le Président français avec les honneurs dûs au rang que François Hollande lui reconnait. Et hormis les déductions floues, distillées ci et là par ceux qui tentent de rapporter une “mise à pieds” de Ouattara par Hollande, rien d’autre que la version officielle faisant foi de « bonnes relations avec un pays ami » n’a filtré de ce tête-à-tête.

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Afrique, CPI : une autre voie…

Mme Bensouda de la CPIPrévue initialement le 18 juin 2012 à La Haye, l’audience de confirmation des charges pesant sur l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, écarté du pouvoir avec la bénédiction de l’ONU par la France de Nicolas Sarkozy, coordonnant une coalition hétéroclite de politiciens locaux de réputation douteuse et de coupeurs de routes meurtriers, ironiquement baptisés FRCI, se tiendra donc le 13 août [2012] prochain.

Noyée dans le flot continu de la désinformation annonçant une énième guerre impérialiste menée cette fois contre la Syrie, l’actualité judiciaire internationale en provenance des Pays-Bas sera traitée selon la traditionnelle grille de lecture libérant la parole mensongère, adoptée par les médias occidentaux, permettant une réécriture permanente de l’histoire et l’imposition d’un cadre idéologique, défavorable par essence, aux intérêts des peuples dit faibles. À ce titre il convient de poser un autre point de vue, le nôtre, militant avec détermination pour une approche rééquilibrant des rapports de force Nord/Sud iniques et amoraux.

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Côte d’Ivoire, PPTE : entre illusions et arnaque

PPTEDepuis l’annonce de l’atteinte par la Côte d’Ivoire du point achèvement de l’initiative PPTE (pays pauvre très endetté), le constat est que de nombreuses interrogations se présentent. Beaucoup d’Ivoiriens ne comprennent pas ce que représente ce programme PPTE et ce qu’il implique concrètement pour leur pays et pour eux-mêmes.

Le PPTE est-il une annulation de la dette ?

Non. C’est vrai que la communication gouvernementale officielle le laisse penser. Mais c’est un abus de langage. Selon le FMI, notre “annulation de dette” porte sur un total de 7,7 milliards de dollars, dont 3,1 milliards pour le PPTE au sens strict du terme, 1,3 milliards pour les agences multilatérales liées au FMI, à la Banque Mondiale et à la BAD et enfin 3,3 milliards pour des États créanciers dits du Club de Paris. Alors peut-on penser sérieusement que ces créanciers vont faire cadeaux d’autant d’argent à la Côte d’Ivoire ? Surement pas surtout en période de crise.

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Côte d’Ivoire : pays pauvre très (très très) endetté – PPTE

PPTELe 30 juin 2012, comme prévu, la Côte d’Ivoire entrera dans le club très fermé des pays pauvres près endettés (PPTE), “accréditation” accordée par la Banque mondiale et le Fond monétaire international (FMI). Ce statut offre au pays de nouvelles perspectives, mais il est également source d’inquiétudes.

Plus de dix ans. Oui, plus de dix années de troubles et d’instabilité politique ont entraîné la Côte d’Ivoire dans une situation économique et sociale désastreuse. Une dette équivalant à 93,3% du produit intérieur brut (PIB). Le 170e rang en termes d’indicateur de développement humain (IDH), sur 187 pays listés. Sans compter la crise postélectorale et la guerre civile qui ont provoqué une récession de 5,8% du PIB en 2011.

Cette situation a très certainement accéléré l’entrée du pays dans le “club” des pays pauvres très endettés (PPTE). En réalité, depuis 2009, la Côte d’Ivoire a enclenché ce que l’on appelle le “point de décision”, à savoir la candidature officielle pour faire partie des PPTE. Le 30 juin, c’est le “point d’achèvement” qu’elle finalisera pour faire officiellement parti des PPTE.

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Ouattara, Soro : professez le pardon

Alassane Ouattara et Guillaume SoroIl est un peu tard pour le pardon ; voilà des mois que nous suivons Charles Konan Banny, avec sa Commission réconciliation et vérité ; malgré une scène touchante retransmise sur grand écran, ou l’on voit cet ancien Premier ministre s’agenouiller devant la caméra pour demander pardon, mais en tournant le dos au public duquel il attend ce pardon… Puis nous avons vu Ouattara projeter les phares sur l’Ouest, ce pays meurtri, et encourager les populations à tourner la page et à pardonner, mais sans s’impliquer lui-même, sans être concerné… Et maintenant place à Soro, qui le jour de l’ouverture du Parlement, nous joue son couplet du pénitent, humble et humain à souhait.

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Lâches Africains !

Lâches Africains !Tant que les Africains continueront de faire de la lâcheté leur trait de caractère distinctif, absolument rien n’empêchera la triste prolifération des coups d’État militaires qui s’enchaînent depuis plus de cinq décennies dans leurs pays.

Arrêtez là si vous pensez que les politiques seront l’objet principal de ce pamphlet : nous nous adressons à vous tous, Africains d’origine, de sang ou d’intérêts, qui prétendez vous offusquer des récents coups d’État militaires au Mali et en Guinée-Bissau, comme si ces renversements étaient descendus de nulle part, ébranlant les capitales africaines avec une puissance séismique que l’être humain ne peut contrôler.

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Gbagbo : question d’objectivité

Laurent GbagboLe discours pro-Ouattara sur la crise ivoirienne n’a pas varié d’une demi-mesure un an après le sombre 11 avril 2011. Adoubé du soutien toujours aussi solide de la grande presse internationale – qui ne juge pas nécessaire de se poser une ou deux questions quant à la dizaine d’années de coups fourrés et de crimes en tous genres soutenus silencieusement par l’Élysée – Alassane Ouattara, justifications saugrenues après justifications saugrenues, continue de se faire broder une tunique de sauveur qui n’a de sérieux que la détermination de ses communicants à vouloir à tout prix l’imposer.

Il faut reconnaitre que le projet rocambolesque fonctionne encore assez bien. Si certains Africains ont pris conscience de l’évidente manipulation qui a justifié un engagement militaire malsain afin de résoudre un simple contentieux électoral, en Europe et en Amérique, l’opinion publique reste grosso modo la même : soit elle ignore tout du sujet, soit elle estime que la Côte d’Ivoire a vécu des moments douloureux en 2011 par la faute d’un néo-führer barbare, illégalement accroché à son pouvoir et décidé, coûte que coûte, à engager son pays dans une guerre civile.

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Crise ivoirienne : conflit politico-spirituel ?

Charles Konan Banny, Nicolas Sarkozy, Alassane Ouattara et Laurent GbagboLe lancement d’une « période de deuil et de purification nationale » décidée par la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) dirigée par Charles Konan Banny vient remettre au centre du débat national l’aspect le plus inconfortable pour les observateurs et critiques se targuant d’objectivité : la spiritualité.

D’entrée, la question mérite d’être posée : y a-t-il une question spirituelle qu’il faut discuter, au sujet de la crise ivoirienne ? Y a-t-il une place, dans le débat intellectuel, pour un argument objectif qui ne cloue pas au pilori tout ce qui semble relever de l’abstrait ?

Il est vrai que, traditionnellement, une critique s’exerce sur la base de faits tangibles. Les causes sont étudiées, les conséquences observées et les relations qui les unissent sont présentées : c’est ce qu’on appelle mener un raisonnement cartésien. Toute approche qui insère des données intangibles dans l’équation intellectuelle est généralement, soit ignorée, soit méprisée, soit reléguée au niveau des “faux problèmes” chers aux “illettrés”, c’est-à-dire ceux qui, déprimés du quotidien, s’abandonnent volontairement à tous les “secours” ésotériques à leur portée. Ainsi, la pensée agnostique, se définissant elle-même comme étant “objective”, est généralement celle qui domine : après tout, il est plus facile d’ignorer l’invisible que de l’argumenter sans preuves palpables.

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Gouvernance de Ouattara : autant en emporte la bêtise

Adama Toungara et Alassane OuattaraAlors que les populations ivoiriennes sont encore en proie à des délestages dans plusieurs zones du pays, le gouvernement de Alassane Ouattara, par la voix de son ministre de l’Énergie Adama Toungara, se joue de la souffrance des Ivoiriens.

Dans une récente déclaration, ce dernier a tenté de justifier les jours difficiles qui attendent les Ivoiriens et, par la même occasion, a dédouané son mentor de toute responsabilité, le présentant plutôt comme “Super Ouattara”, l’homme qui, en moins d’un an, a fait de la Côte d’Ivoire un havre de paix, de joie et de bonheur parfait.

À bien comprendre le ministre, la population ivoirienne devrait même se réjouir des délestages qu’elle subit. Et pour cause : ils sont la preuve que le grand docteur ès-sciences économiques travaille. En fait, il travaille tellement bien depuis son arrivée au pouvoir que la Côte d’Ivoire totalise, en moins d’un an, près de 6000 milliards de francs CFA de dettes, alors que le point d’achèvement de l’initiative PPTE est censé conduire à l’effacement de 6500 milliards sur un total de 10 000 milliards de francs CFA de dettes.

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Abobo la guerre, le journalisme d’investigation… et les pincettes

"Abobo la guerre" de Leslie VarenneLe livre Abobo la guerre ; Côte d’Ivoire : terrain de jeu de la France et de l’ONU de la journaliste française Leslie Varenne n’a pas fini d’atteindre les rayons des librairies, depuis sa publication le 22 février 2012, que la propagande des camps politiques ivoiriens est déjà lancée, chacun essayant de faire dire à l’auteur ce qui lui semble être le plus satisfaisant.

Abobo la guerre, fruit apparent d’une “investigation de terrain” (*), mérite d’être parcouru avec circonspection, justement parce qu’il ne dit pas tout à fait ce que les uns et les autres croient (ou veulent faire croire). Non, le livre ne fait ni l’apologie de Laurent Gbagbo (contrairement, par exemple, au fameux livre Côte d’Ivoire : le coup d’État de Charles Onana, qui prend clairement position), ni celle de Alassane Ouattara.

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FPI : kaput ?

Miaka OuretoLe Front populaire ivoirien (FPI), par la voix de son président Miaka Oureto, a encore frappé de son nombrilisme patenté et inscrit une énième preuve de son manque de vision au panthéon du bêtisier politique ivoirien.

En juin 2011, son refus de l’opposition avait justifié que la plupart de ses militants rejettent en bloc toutes les suggestions d’acceptation de la nouvelle donne politique ivoirienne, en refusant mordicus la notion même d’autocritique. On le disait à l’époque : il ne s’agissait pas de légitimer un pouvoir criminel qui, du reste, n’attend du FPI aucune légitimation. Il s’agissait simplement de développer une certaine maturité politique, capable de lire les nouveaux signaux, de s’adapter en conséquence et de mener une opposition pleinement consciente de ses responsabilités vis-à-vis du peuple. C’était le moins que l’on pouvait espérer de responsables politiques ayant passé une décennie au pouvoir, mais qui n’avaient jamais imaginé se voir déguerpir manu militari par la Force Licorne française.

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Aller jusqu’au bout : le résistant et le désenchantement permanent

« Le patriotisme, ce n’est pas le fait de croire aveuglement aux choses que nos leaders nous disent et font. Cela n’est rien d’autre que la stupidité qui permet de remplacer le sens de quelques grands concepts par des mots vides aux accents abrutissants et mis à la disposition de lâches flagorneurs. » – Lawrence W. Reed

Manifestation "patriotique" d'Ivoiriens à la CPIVoilà presqu’un an que le régime de la Refondation est tombé sous les feux d’une coalition internationale ayant porté Alassane Ouattara au pouvoir. La Côte d’Ivoire connaît depuis un climat politique délétère et chaque jour sa dégradation menace d’altérer le climat politique national de manière profonde, durable et générale. Le désarroi et l’inquiétude viennent de ce que la Côte d’Ivoire a depuis longtemps perdu des pratiques politiques qui l’avaient longtemps fait passer pour une exception, dans un continent dont bien des régimes politiques ont eu du mal à se plier aux exigences de l’Etat de droit et à de saines et incontestables compétitions électorales. Alassane Ouattara se comporte comme un roi, décidant tout seul de tout.

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Saint Mélenchon et le patriotisme moribond

Jean-Luc MélenchonLa déferlante patriotique ivoirienne a fait son choix : Jean-Luc Mélenchon sera son prochain président. Ou plutôt celui de la France, mais apparemment, il n’y a pas grande différence. Elle l’a décidé comme tel, elle l’exige pratiquement, elle mène une campagne Mélenchon en ligne et explique pourquoi à qui veut l’entendre.

Qu’un citoyen français d’origine africaine décide de voter Mélenchon, rien de bien troublant. L’homme est candidat et tous ceux qui ne se refusent pas l’avantage d’une double-nationalité (même en criant haro sur la Françafrique) ont le droit d’admirer l’homme politique d’extrême-gauche.

Mais que des citoyens ivoiriens, arborant certificats de nationalité oranges et passeports verts, vivant à Paris, à Agadir ou à Bouaflé, s’empressent de battre campagne pour Mélenchon, laisse franchement pantois.

Comment Jean-Luc Mélenchon (dont la plupart de ses nouveaux supporters ne peuvent pas citer, sauf Google, une seule ligne de son projet de société) est-il devenu Saint Mélenchon, l’espoir de tout un mouvement ? Grâce aux deux cents mots que voici, tenus le 6 février dernier :

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L’État plantation

Alassane Ouattara et Laurent GbagboLes pays d’Afrique francophone en donnent rarement l’impression mais, en réalité, il existe une petite différence entre gérer un État et gérer une plantation.

Une plantation appartient à son propriétaire : il peut en faire ce qu’il veut ; il peut défricher son carré au petit matin ; il peut décider de l’exploiter, puis l’abandonner, puis le cultiver à nouveau, selon son bon vouloir. Par contre, un État est une entité publique, la propriété de millions de personnes qui érigent, symboliquement et par convenance pratique, un individu qui en prend les rênes et qui fait ce que la majorité estime être la priorité du moment.

Ce petit rappel n’est pas fortuit. Au-delà des élites, ce sont les administrés eux-mêmes, tous ceux qui élisent un responsable qu’ils se refusent ensuite à évaluer, qui en ont grand besoin.

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“Le nouvel ordre ivoirien”, par Jean-David N’Da, publié aux éditions L’Harmattan

LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN par Jean-David N'Da« Replacer la crise postélectorale ivoirienne dans son contexte africain et mondial, au-delà de la confrontation entre deux hommes à laquelle l’ont réduit certaines appréciations. »

LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN, de Jean-David N’Da, publié aux éditions L’Harmattan mardi 24 janvier 2012.
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Lisez et faites lire LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN.

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Naissance d’une tyrannie

Alassane Ouattara : Meeting du FPI, 21 janvier 2012Samedi 21 Janvier 2012 était un jour de fête pour l’Afrique : celui de l’ouverture de la 28ème Coupe d’Afrique des Nations de football, organisée conjointement par le Gabon et la Guinée Equatoriale, qui n’ont pourtant pas toujours eu des rapports amicaux, comme en témoigne le différend territorial qui oppose jusqu’à présent les deux pays à propos de l’île de Mbanié.

Samedi 21 janvier 2012 était également la date choisie par le Front populaire ivoirien (Fpi), parti créé par l’ex-président Laurent Gbagbo, pour « faire sa rentrée politique » à la place Ficgayo de Yopougon. Dans une escalade verbale par médias interposés, les organisateurs promettaient d’aller «jusqu’au bout », d’en faire « une démonstration de force » et une manifestation de soutien « au vrai président de la Côte d’Ivoire déporté à La Haye ».

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Alassane Ouattara et l’enjeu des terres arables en Côte d’Ivoire

Alassane Ouattara et George SorosL’enlisement de la crise ivoirienne, dans un contexte de fracture sociopolitique abyssale, a fermé les yeux de la majorité de la population aux vrais enjeux qui se précisent dans ce pays phare d’Afrique de l’Ouest.

Un de ces enjeux, l’accaparement des terres arables, est bien loin de nourrir les débats politiques continuellement personnalisés dont sont friands les Ivoiriens. Pourtant, parmi les causes de la guerre menée par la France en Côte d’Ivoire pour installer Alassane Ouattara à la tête du pays, l’accaparement des terres arables occupe une position centrale. Non seulement ses conséquences risquent d’être plus dommageables qu’une éventuelle dévaluation du franc CFA, mais de façon pratique, si le projet aboutit, il dépossèdera les Ivoiriens du bien le plus précieux qu’ils possédaient jusqu’ici : leur terre.

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Plumes d’or

Plume d'orPlumes d’or aux 10 essais politiques (sur les 350 publiés sur notre plateforme) qui nous ont le plus séduits en 2011. Nous les commentons ici, par ordre chronologique, en excluant les nôtres afin que, pour une fois, charité bien ordonnée commence par autrui.

La folie d’une guerre sans gloire : à Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan BédiéWayourou Zadi-Pauyo (25 février 2011)

2011 retiendra que certains Ivoiriens ont essayé de prévenir les dégâts d’une guerre en Côte d’Ivoire, en appelant les citoyens à prendre leurs responsabilités. Exemple : ce puissant texte de Wayourou Zadi-Pauyo, qui dès sa publication sur Pensées Noires, a causé un véritable déferlement d’argumentations (notables pour leur diversité, leur qualité et leur politesse, ce qui n’est jamais gagné d’avance) que vous ne lirez malheureusement plus, notre plateforme s’étant définitivement séparée des commentaires Facebook. Néanmoins, la passion avec laquelle l’auteur accuse chacun des trois “grands” responsables politiques ivoiriens appelait surtout le peuple à entreprendre ce qui aurait certainement été une vraie révolution : dépasser les clivages partisans, dégager le trinôme président et sauver la nation. A terme, le courage populaire aura fait défaut, mais ce coup de gueule reste le point d’ancrage littéraire de l’avant 11 avril : sincère, profond, critique et poétique tout en un.

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Abidjan : bonjour la route

Patrick AchiQuelques jours passés en Alassanie, dominion français de la côte ouest africaine, convaincront même les plus sceptiques sur la diligence avec laquelle la route abidjanaise est en train d’être remise dans des habits dignes d’une capitale économique.

On comprend mieux les « ADO a goudronné ! » dont nous parlions en octobre dernier. Ils expriment l’enthousiasme de citadins complètement dégoutés de l’état de dégradation du réseau routier abidjanais, trop longtemps “abandonné” à son triste sort… Mais voilà qu’aujourd’hui, les travaux de réfection de la route sont tellement avancés qu’ils causent même de gigantesques embouteillages par endroit ; le sacrifice requis pour pouvoir, enfin, bénéficier d’un bitume conséquent.

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Législatives ivoiriennes : tous perdants

Mamadou Koulibaly (LIDER), Alassane Ouattara (RDR), Laurent Gbagbo (FPI), Henri Konan Bédié (PDCI)Aux souvenirs d’une amie française qui, pendant les présidentielles de 2010, nous interpellait sur la question démocratique ivoirienne, nous admettons, bien malheureusement, que la démocratie est encore à son stade infantile en Côte d’Ivoire.

Oui, nous nous souvenons de 1990, du vent de l’Est, des conférences nationales et de la naissance officielle du multipartisme. C’était les premiers biberons. Mais depuis, la croissance démocratique ivoirienne s’est drastiquement estompée, en hoquetant lourdement, à chaque instant de son véritable test : les élections.

En fait, depuis que le terme “élection” est entré dan le jargon politique national, il ne s’est pas passé une seule traitre élection digne de ce nom en Côte d’Ivoire. Ni sous le parti unique, où le vainqueur était connu d’avance ; ni au tournant du millénaire, quand le vainqueur devait réclamer son dû “dans la rue” ; ni aujourd’hui, où la “victoire” dépend essentiellement de la position de France 24 sur la question.

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L’État de droit pour les nuls

Alassane OuattaraSi l’on écoute les discours et déclarations, l’Etat de droit semble avoir été placé sur la feuille de route des nouvelles autorités ivoiriennes. Le rétablissement de l’Etat de droit. C’est un objectif annoncé depuis la campagne des présidentielles de 2010. Huit mois après la prise de pouvoir, il est important de faire un bilan des avancées dans ce domaine. Ce bilan est incontournable bien qu’il soit douloureux et donne le vertige. Nous sommes loin, très loin de ce que l’on appelle Etat de droit, au point que l’on peut légitimement s’interroger sur le contenu du concept en terre ivoirienne.

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Didier Drogba : droit d’honneur

Didier DrogbaOn lisait récemment la prière en ligne de cet internaute se réclamant de Laurent Gbagbo, qui espérait que les Eléphants soient éliminés au premier tour de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN), afin qu’Alassane Ouattara n’en tire aucun dividende politique.

C’était peut-être une boutade, mais secrètement, tel est le vœu d’une grande partie des Ivoiriens. Après tout, l’équipe nationale de football n’a-t-elle pas essuyé échecs après échecs, entre 2006 et 2010, malgré une armada de talents dont rêvent toutes les équipes du continent ? Les résultats footballistiques de la Côte d’Ivoire n’ont-ils pas été largement en-deçà des espérances et des chansons sur mesure de Magic System ? Et cela, malgré les moyens matériels et financiers quasiment outranciers et le soutien indéfectible de Laurent Gbagbo – qui disait à l’époque que le football était la mission première de tout Ministre des Sports ivoirien ? Mais puisque l’équipe n’a pas assuré sous Gbagbo, il faut qu’elle échoue sous Ouattara : voilà, en substance, ce que beaucoup d’Ivoiriens souhaitent.

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CPI, Gbagbo : le temps d’un jugement

Laurent Gbagbo à la CPI5 décembre 2011, CPI : la première apparition d’un Laurent Gbagbo visiblement éreinté mais déterminé à jouer son va-tout juridique a clairement requinqué tous ses partisans. Depuis ce jour, la ferveur militante s’est à nouveau emparée des rangs, laissant entendre une pléthore de « ça va aller ! » et de « hauts les cœurs ! » qui en disent long sur la joie de tout ce beau monde à revoir “son Président”.

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Le mythe de l’Ivoirien paisible

Félix Houphouët-BoignyLa fin de cette année cruciale dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire s’annonce, comme prévue, sans qu’une réponse consensuelle ait été apportée à la question suivante : comment la Côte d’Ivoire est-elle tombée si bas ?

On connait les coupables officiels, selon que l’on s’abreuve du révisionnisme RHDP, du frontisme LMP ou tout simplement du bon sens. Ils s’appellent Onuci, France, Ouattara, Gbagbo et leurs subordonnées respectifs, et ils incluent également Obama, Bédié, Houphouët et même – pour certains – Koulibaly.

Cependant, outre l’irresponsabilité de la classe dirigeante dans son ensemble, qu’est-ce que la débâcle ivoirienne révèle des administrés de ce pays ? Qu’est-ce que cette crise permet de savoir de l’Ivoirien lambda, celui qui sait bavarder, insulter, mépriser et voter, généralement, par égard pour les convictions d’autrui ? Combien d’analyses s’intéressent-elles au rôle joué par le citoyen lui-même dans ce que la Côte d’Ivoire est devenue ?

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Libérer Laurent Gbagbo : entre vouloir, pouvoir et devoir

Laurent GbagboLe dossier Laurent Gbagbo demeure le point focal de l’actualité politique ivoirienne, au même titre que le processus de réconciliation nationale auquel il est lié. Et pour cause : l’homme d’État qui a été capturé, humilié et jeté en prison, sans ménagement, au terme d’un conflit armé meurtrier de milliers d’Ivoiriens, a été l’objet d’un transfert à la Cour pénale internationale (CPI) particulièrement controversé, car nonobstant l’opinion des millions de citoyens qui se réclament de lui et qui n’entendent pas se réclamer d’autrui. Encore moins après avoir vu la France de Sarkozy s’engouffrer dans le contentieux électoral ivoirien, en dévoilant la “solution démocratique” la plus efficace qu’elle ait pu trouver : la bombe.

C’est donc à la fois inquiet et amer que les partisans de Laurent Gbagbo expriment leur volonté première : voir leur leader recouvrir sa liberté d’être humain, tout simplement, peu importe ce qui pourrait lui être reproché.

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Gilbert

Gilbert Aké N'GboS’il est vrai que l’on juge une nation à la manière dont elle traite ses plus démunis, il est aussi vrai qu’une nation qui se respecte est une qui valorise ses sommités. Pour certains, les sommités ivoiriennes sont celles qui caracolent dans des cargos militaires, déambulant dans les rues d’Abidjan kalachnikovs en bandoulière. Ou bien celles qui gesticulent leur maîtrise plus que parfaite du coupé-décalé. Ou encore celles qui apparaissent à la une de Life magazine. Ou même celles qui virevoltent leur dextérité footbalistique dans les défenses adverses. Elles sont les plus visibles ; elles doivent donc être celles qui méritent le plus de respect.

Cependant, les sociétés en phase avec elles-mêmes donnent une définition moins superficielle de la notion de sommité. Une sommité est une personne respectable et effectivement respectée, aussi bien par ses paires que par ses adversaires. Une personne d’une telle humilité qu’elle impose même à ses ennemis de la reconnaître comme telle. En Côte d’Ivoire, il existe quelques-unes de ces sommités. On connaît bien celles du football et du reggae ; on ignore tout de celles qui affolent non pas les foules mais les facultés.

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La réconciliation en question

Réconciliation nationale?Réconciliation. Le mot à la mode en Côte d’Ivoire. Il revient à toutes les sauces. Les tenants du pouvoir et leurs adversaires d’hier font comme si la réconciliation était une affaire essentiellement religieuse: il suffit pour s’en convaincre de prêter attention à la terminologie utilisée à longueur de journée: pardon, repentance… La réconciliation va bien au-delà de cela et contrairement à ce que pensent certains, il ne suffit pas d’en parler pour que ça se passe. C’est un sujet difficile, dont le galvaudage n’est pas seulement irritant, mais également dangereux.

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Menteurs “patriotes”, déguerpissez!

Alain Toussaint et Charles Blé GoudéGeorge Orwell ne croyait pas si bien dire quand il estimait au début du XXe siècle que « la politique, par sa nature même, implique violence et mensonge ». On peut en être sûr, la maxime ne vieillira pas de sitôt, à l’allure où va la politique politicienne ivoirienne, qui voit tous les camps mener leurs combats – les plus respectables ou les plus sots – par la voie royale de la propagande mensongère.

Relative au camp Ouattara, on ne s’en émeut plus vraiment. Mais que vaut, à l’opposé, l’attitude de la “galaxie patriotique”, cette nébuleuse qui a bradé la sacralité de son combat depuis belle lurette et s’est muée en un mouvement essentiellement constitué de mystificateurs bavards, couards et corrompus ? Au vu des méthodes les plus abjectes que certains de ses membres ont décidé d’emprunter, on se demande bien sur quelle base on devrait leur conférer, à eux, plus de respect qu’on ne donne aux barbouzes qui tiennent actuellement le pouvoir en otage.

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Une affaire de réconciliation nationale

Charles Konan Banny“Réconciliation nationale”; voilà près d’une décennie que tu hantes nos quotidiens, que tu squattes nos esprits et nos médias, et que tu martyrises nos tympans. Certes, la réconciliation est un idéal à poursuivre, mais qui se réconcilie avec qui, pour quelle raison et dans quel but?

Diderot ne disait-il pas que « lorsque les haines ont éclaté toutes les réconciliations sont fausses » (cf. Principe de politique des Souverains)? Souvenons-nous que se réconcilier, c’est se remettre d’accord ensemble lorsqu’on est en de mauvais termes? Pourtant, depuis le pompeux Forum de Réconciliation Nationale du 11 octobre 2001, fort est de constater qu’en lieu et place de se remettre d’accord ensemble, les acteurs politiques ivoiriens se sont immergés dans un océan de violences, d’hypocrisie et de mensonge. Notre pays s’illustre une fois de plus par ses exceptions on ne peut plus particulières; une fois de plus il demeure unique en son genre, l’unique nation où un conflit armé éclate quelque mois après un forum de réconciliation nationale.

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Politique ivoirienne : le plan B

Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan BédiéA l’embouchure des vociférations tumultueuses émanant des plus militaires des militants LMP et RHDP, s’inscrit en lettres capitales le besoin pour chacune de ces formations de s’interroger sur le seul point qu’elles se refusent : le Plan B.

Quel est le Plan B de la coalition de partis politiques qui forment le mouvement LMP ? Quel est le Plan B des tendances regroupées sous la bannière RHDP ? Quel est le Plan B des formations politiques ivoiriennes qui prétendent toutes conduire les Ivoiriens vers le meilleur que l’avenir leur réserve ? Et qui, pour se faire, investissent toutes leurs énergies dans le prolongement à l’infini de la carrière politique de leurs leaders du moment ?

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Etre un président africain est une malédiction

Jacques Chirac et Blaise CompaoréEtre un Chef d’Etat en Afrique, n’est point une sinécure, à moins d’être un homme sans coeur, un ectoplasme sans âme, une coquille décorative, une plante en plastique pour donner l’impression à un environnement misérable que tout n’est pas si mal dans un monde odieux!

Oui, être un dirigeant Africain est une malédiction. C’est pactiser avec le diable et ses cornes. C’est brader la joie de vivre de son peuple pour un plateau de feuilles de vignes desséchées! C’est tout, sauf une charge intéressante, un déshonneur pour le devenir de ceux qui porteront votre nom maudit pour des siècles! C’est tout, c’est rien, sauf à se satisfaire des voitures climatisées, de jolies maisons frigorifiques, tandis que croupissent dans la misère les quatre-vingt dix neuf pour cent du reste de la population. Etre un Président Africain est une mauditation; c’est accepter d’écraser les siens avec la bénédiction des autres; c’est être un caca-chien, un caca-poule et accepter la tête baissée, l’échine à ras terre d’être traité de dictateur, de spoliateur, d’être charrié et moqué par ceux-là même qui vous ont nommé à travers des élections truquées, des coups d’etats masqués en élection, des vrais fausses révolution à la libyenne. Finalement, être un chef Africain, c’est devenir ce que je ne souhaite pas à mes pires ennemis!

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Naufrage d’une nation

Laurent GbagboPROLOGUE DE FABIEN D’ALMEIDA : Récemment, PENSÉES NOIRES – la plateforme qui vous a offert l’inaltérable “J’ai entendu parler de Lumumba, mais j’ai vu Gbagbo” – publiait un papier intitulé “Gbagbo : l’hypocrisie qui ne dit mot“, qui a fait pleuvoir sur le web un torrent de commentaires plus ou moins violents et pas forcément très critiques sur le problème posé. Au moment où ceux qui s’auto-attribuent le titre de “patriotes ivoiriens” dénonçent le 6è mois d’incarcération de Laurent Gbagbo en réclamant sa libération sans condition, et au moment où certains de leurs leaders estiment que “c’est le seul débat qui compte” au temps T, nous pensons au contraire qu’il est plus que nécessaire et opportun de mener une réflexion profonde sur les incongruités propres au camp LMP qui ont justement permis de déboucher au 11 avril dernier. Aussi, nous vous proposons, ci-dessous, de revisiter cette contribution de Mahalia Ntéby, “Naufrage d’une nation”, initialement publiée dans AgoraVox le 30 avril 2007 – c’est-à-dire moins de deux mois après la signature de l’Accord Politique de Ouagadougou – qui tentait déjà, à l’époque, d’attirer l’attention sur le laissez-aller “Woodyen”. Nous l’avons déjà dit: « Le camp Laurent Gbagbo n’aime pas se voir dans le miroir de ses propres incongruités ». Cependant, nous croyons que se voiler la face est un exercice antithétique à la libre expression démocratique et que l’autocritique réfléchie est plus à même de faire avancer un combat qui, au-delà d’un individu précis, concerne l’avenir de liberté d’une communauté d’Ivoiriens et d’Africains. PENSÉES NOIRES s’inscrit en toute in-dé-pen-dan-ce dans cette mission. Il n’est ni trop tôt, ni trop tard pour chacun de mener cette introspection. 

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Gbagbo : l’hypocrisie qui ne dit mot

Laurent GbagboPersonne dans le camp LMP n’ose le dire publiquement mais le malaise n’en est pas moins présent. La défense légale de Laurent Gbagbo, aussi experte qu’elle puisse être, est principalement constituée de quatre avocats – Jacques Vergès, Roland Dumas, Marcel Ceccaldi et Emmanuel Altit – qui ont en commun au moins deux choses : ils sont de race blanche et de nationalité française.

Et alors ? Simple détail ? Pure coïncidence ? Pas si vite. Le choix de cette équipe n’est pas aussi anodin qu’il en a l’air et amène même à se poser certaines questions d’ordre stratégique et géopolitique.

En effet, l’adage courant rappelle que c’est au pied du mur que l’on voit le maçon. Appliqué au camp Gbagbo, le pied du mur est l’arène politique nationale dans laquelle il dénonce, depuis plus d’une décennie, l’ingérence de la France officielle dans les affaires politiques ivoiriennes. Il est évident que cette dénonciation se justifie depuis le 19 septembre 2002 et encore plus depuis le 11 avril 2011. Mais les actes posés sur le terrain juridique sont-ils conformes aux intentions affichées?

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La CPI, une cour d’injustice internationale

Luis Moreno Ocampo, Prosécuteur à la CPIElaborée après les massacres de la seconde guerre mondiale, l’idée d’une justice internationale a pris forme en 1998 avec l’adoption du statut de Rome qui crée la Cour Pénale Internationale (CPI). Treize ans après, l’esprit du statut de Rome a fait long feu. Certains pays (Chine, Israël, Inde …) n’ont pas signé le statut. D’autres (USA, Russie …) l’ont fait mais refusent tout processus de ratification.

La France qui a signé et ratifié le statut de Rome, s’est longtemps singularisée en se soustrayant à la compétence de la Cour pour l’une des catégories de crimes qui sont de son ressort: les crimes de guerre. Mettant ainsi à l’abri de toute poursuite internationale, les crimes de guerre commis par des soldats français en territoire étranger. La loi d’adaptation d’août 2010 n’a pas fait taire toutes les critiques.

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Pauvre Bédié

Henri Konan BédiéSi l’histoire politique de la Côte d’Ivoire devait être réécrite, Félix Houphouët-Boigny aurait-il porté son choix sur Henri Konan Bédié pour lui succéder ?

Si l’on s’en tient aux récentes confidences de Frédéric Grah Mel (biographe du premier président ivoirien) à Jeune Afrique, le Vieux avait déjà décidé, au soir de sa vie, de “parquer” non seulement son Premier ministre Ouattara mais également son président de l’Assemblée nationale Konan Bédié. On ne saura jamais vraiment pourquoi mais toutes les conjectures sont permises. La nôtre ? Le Vieux craignait certainement que tout le travail accompli sous sa férule ne soit dilapidé par l‘incapacité de ses deux “petits” à assurer une relève paisible.

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Pourquoi Alassane Ouattara et Guillaume Soro risquent la CPI

Alassane Ouattara et Guillaume SoroAprès l’intervention militaire d’Abidjan en avril dernier, l’ONUCI et au-delà le Système des Nations Unies, ont renoué avec leur pire travers: ainsi l’Histoire rappelle  que l’action du contingent international au Congo a été, en 1960, extrêmement ambigue, notamment en se faisant le relais des intérêts américano-belges, et contribuant à créer la situation qui a  livré Patrice Lumumba à ses bourreaux.

Poussant à des élections mal préparées et sans désarmement des rebelles (l’ONUCI a tenu sous le boisseau un rapport interne qui, dès fin 2010, dénonçait cette situation), le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire, [Young-Jin] Choi, a fait plus: proclamant, dans une séquence bien réglée par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis , [Alassane] Ouattara élu (au lieu de certifier l’élection comme le prévoyaient les Accords de Ouagadougou) depuis son quartier général du Golf, il a monté une sanglante opération militaire pour renverser le régime de Laurent Gbagbo sous les bombes.

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L’émergence au galop

Alassane OuattaraFaut-il croire les dirigeants ivoiriens quand ils ambitionnent de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 ? L’idée est séduisante et la communication encore plus alléchante mais, dans le fond, est-ce vraiment envisageable ? L’analyse suivante étudie la question en analysant les contraintes et les conditions de l’émergence.

Le terme “pays émergent” qualifie l’essor fulgurant des pays que l’on disait hier “en voie de développement” qui sont arrivés, dans un laps de temps relativement court, à poster des taux de croissance comparables à ceux des pays développés. Ces pays – notamment la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique, l’Indonésie, le Chili etc. – sont souvent cités comme étant ceux où les États ont réussi à engager des réformes structurelles efficaces qui ont résulté en une industrialisation notable de leurs économies et en l’accroissement qualitatif de leur niveau de vie.

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Restons sérieux

Alassane Ouattara à l'ONU (septembre 2011)Alassane Ouattara sait-il que courant 2010, du 26 au 28 avril exactement, le secteur privé ivoirien au grand complet a tenu un séminaire de trois jours à Yamoussoukro dans le but d’étudier sur tous les angles la possibilité de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent ? Alassane Ouattara sait-il que ce projet, initié par le Patronat ivoirien, qui a vu la participation de l’État de Côte d’Ivoire – oui, c’était bien un État et non un “clan” que Laurent Gbagbo dirigeait – représenté pour la circonstance par Moussa Dosso, ex et actuel ministre de l’industrie et de la promotion du secteur privé, a accouché de conclusions et de directives précises sur comment y arriver ? Alassane Ouattara sait-il que les différents ateliers qui ont meublé ce conclave ont déterminé qu’il est peu probable, voire carrément impossible, que la Côte d’Ivoire atteigne cet objectif avant le terme d’une génération entière de trente ans. Et qu’en conséquence, le secteur privé ivoirien a baptisé son programme Côte d’Ivoire 2040 ?

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Côte d’Ivoire : pauvreté et responsabilités individuelles

Pauvreté en Côte d'IvoireLa Côte d’Ivoire court, depuis plusieurs années, derrière la reconnaissance internationale de son statut de pays pauvre très endetté, afin d’obtenir, dit-elle, les moyens de renouer avec la croissance et d’impulser son développement [1].

Si le qualificatif “très endetté”, qui figure clairement dans cette appellation, n’arrive toujours pas à convaincre les autorités politiques de l’incongruité du mécanisme de la dette publique auquel elles souscrivent, le terme “pauvre” ne semble pas non plus amener les gouvernants ou même les gouvernés à véritablement sonder les nouvelles réalités qui s’imposent à eux.

Qu’est-ce que la pauvreté en Côte d’Ivoire ?

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Le ballet religieux

Marie (???)Ainsi une nouvelle prophétie annonciatrice de la délivrance du peuple ivoirien du pharaon Ouattara aurait été annoncée sur les ondes d’une radio pleine d’espoir et de lendemains meilleurs pour la Côte d’Ivoire.

Alléluia ! Aveu pour aveu, l’idée en elle-même n’est pas pour nous déplaire, d’autant plus qu’il est question ici de l’Armée du Salut, composée de véritables sauveurs, pas de ces ostrogoths rouge-chaussetés et vert-cagoulés qui parcourent les rues d’Abidjan et discourent façon Agatha à Francis Bebey. En tout cas, à force de l’entendre, nous connaissons bien le refrain : le jour de gloire n’est plus si loin et le pays connaitre sa rédemption. Seule surprise : le message cette fois-ci n’émane pas d’un pasteur de confession évangélique mais d’un prêtre catholique, à savoir, l’abbé Désiré N’guessan, vicaire de la paroisse Sainte Cécile d’Abidjan.

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Abidjan : politiques de déguerpissement

Abidjan : politiques de déguerpissementEn Côte d’Ivoire, jamais une opération de lutte contre l’insalubrité publique n’aura été aussi controversée que celle lancée le 29 juillet 2011 par le gouvernement Ouattara. En effet, « Abidjan ville propre » est l’occasion de vives polémiques, de palabres et de règlements de compte entre personnes physiques et morales qui, pourtant, partagent un seul et même objectif : vivre décemment.

Quels sont donc les arguments en opposition et quels sont les vrais enjeux de la question ?

Le premier argument se veut pratique. Il justifie l’opération par la nécessité de solutionner, définitivement, un problème d’hygiène environnementale qui n’a que trop duré. De ce point de vue, Abidjan est une poubelle à ciel ouvert, indigne du “temps d’Houphouët”, qu’il faut réordonner. Aussi, point nécessaire de planification, de communication et de dédommagements. « Dura lex, sed lex » : il faut appliquer la loi dans toute sa rigueur et “frapper fort”, de manière à décourager toutes les velléités futures de désordre urbain. Peu importent les injonctions tardives, les applications brutales et le traumatisme social, il faut nettoyer Abidjan et il faut le faire sur le champ.

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L’amour version Ouattara

Alassane OuattaraLa légende romaine rapporte que l’empereur Marc Aurèle, parcourant quotidiennement les rues de Rome, avait à ses côtés un fidèle serviteur dont la seule fonction était de lui répéter à longueur de journée : « vous n’êtes qu’un homme, vous n’êtes qu’un homme ». Cette méthode était celle que le souverain avait trouvée pour éviter que l’adoration de ses sujets ne lui donne une idée de lui-même en déphasage avec la réalité.

Qui pour jouer ce rôle auprès du souverain Ouattara 1er ? L’amnésique Hamed Bakayoko ? L’énigmatique Sidy Diallo ? Le prolifique Asalfo ? L’homme en a bien besoin, lui dont le narcissisme ne souffre d’aucune imperfection. Remarquable tout de même, non ? Que l’on puisse avoir un tel parcours professionnel, un parcours “blanc Dominique”, cliché parfait, que vingt années d’empoisonnement de la quiétude ivoirienne laissent sans remords aucuns, malgré les actes les plus inhumains qu’on a soi-même commandité.

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SarkAdo : le poids de la vertu

Alassane Ouattara et Nicolas SarkozyIl était une fois un putschiste félon qui, en l’espace de deux mois à l’hôtel du Golf, parvint à “claquer” 452 milliards de Fcfa (689 millions d’euros), prélevés en toute illégalité sur le compte ivoirien de la BCEAO, après avoir, huit années durant, présidé au détournement par la rébellion qu’il animait de 40% des ressources de l’État ivoirien.

Et voilà que le plus hypocritement du monde alarmé par l’augmentation du nombre de fonctionnaires (de 92.000 à 132.700) pendant la période où il fomentait et menait sa sanglante guerre civile (de 2000 à 2010), le putschiste félon part en guerre contre le gaspillage, et décide arbitrairement d’annuler 120 concours administratifs.

Devinez donc ce qui se cache derrière la métamorphose de ce flambeur sanguinaire en champion de la saine gestion, pourfendeur du gaspillage et prodigue en économies ?

Simplement, la réalité d’un pays aux finances publiques ruinées par la folie meurtrière du système SarkAdo…

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Fais dodo, homme noir, fais dodo…

Fais dodo, homme noir, fais dodo...Pendant que tu dors, moi je fais mon trou: comme un rat je grignote par petits bouts, brutalement et efficacement tes greniers, tes territoires, ta liberté de pensée, ton intégrité. Je suis glouton alors je ne vais sûrement pas  m’arrêter de si tôt.

Tu comprends, moi j’ai des enfants  qui sont exigeants: ils se plaignent tout le temps, ils font grève, ils réclament toujours plus, ils refusent que j’augmente leurs impôts, ils me surveillent et me demandent des comptes, mais surtout ils m’élisent alors il faut que je leur fasse plaisir et je m’assure de leur avenir en plus du mien, alors continue à dormir surtout…

C’est de ta faute aussi: tu as trop pour toi! Toutes ces richesses naturelles dont tu ne te sers pas, dont tu ne connais même pas la véritable valeur, moi j’en ai besoin. Je n’en ai pas, mais  une grande partie de mon économie est basée sur elles alors je suis obligé de te les “acheter” à MON prix bien sur, puisque de toute façon c’est moi qui sait  les transformer alors…

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L’Afrique que le monde veut ordonner

« La crise est mondiale. Il faut que nous lui apportions une réponse mondiale. Et j’en appelle à tous les gouvernements. Aucun d’entre nous n’en sortira en faisant sa propre politique dans son coin, isolé de ce que font les autres. […] On ira ensemble, vers ce nouvel ordre mondial. Et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. Car à travers le monde, les forces au service du changement sont considérablement plus fortes que les conservatismes et les immobilismes. » (1)

Le nouvel ordre mondial en AfriqueEn rétrospective, ces propos de Nicolas Sarkozy, prononcés en 2009, étaient prémonitoires de la furia occidentale qui allait désormais s’abattre sur toutes les velléités indépendantistes jugées antagonistes au nouvel ordre mondial.

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Insalubrité : le phoenix abidjanais

Anne OulotoQui ne connait le mythe du phoenix qui meurt et renait de ses cendres ?

La ville d’Abidjan, hier littéralement “sous les cendres” suite aux bombardements de l’aviation française est témoin aujourd’hui du défilé des rouleaux-compresseurs, camions bennes et autres chargeurs sur roues censés la purifier de toute la misère dont elle a hérité de la Refondation. Mission salutaire en effet ! Quel Abidjanais au chômage, qui croule sous le poids des factures d’électricité récemment majorées et le prix des denrées alimentaires en hausse, n’aimerait-il pas vivre dans une cité saine et reluisante qui représente avec fierté la dynamique d’un pays en voie d’émergence ? Pas question que l’insalubrité soit une fatalité en Afrique, parait-il. Pas lieu donc de s’offusquer de la mission si vertueuse dont témoignent ces commerces “bulldozérés”, ces habitations écroulées, cette Rue des Jardins défigurée et ce marché de Yopougon Sicogi rasé. La beauté d’Abidjan n’a pas de prix et le phoenix est en gestation : bon gré, mal gré, il est grand temps !

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Abidjan ville propre : de la théorie à la pratique

Operation de déguerpissement à Abidjan (2011)Les baraquements et autres constructions anarchiques ont longtemps fait l’objet de dénonciation. Les maires ont toujours eu du mal à faire déguerpir les commerçants installés de façon anarchique aux abords des routes en raison des différentes pressions exercées par les mouvements de société civile qui se sont souvent opposés aux opérations de déguerpissement.

En effet, de telles opérations posent toujours un problème social: la gestion des déguerpis, notamment leur recasement sur d’autres sites. Que deviennent ces malheureuses populations une fois déguerpies? Qu’en est-il de leurs capitaux et de leurs fonds de commerce perdus? Quelles solutions d’échange proposer à ces populations pour ne pas faire d’elles des laissées pour compte? Voici en somme quelques interrogations qui reviennent à chaque fois que des opérations d’assainissement des rues ont lieu dans les villes ivoiriennes, en l’occurrence Abidjan.

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Dialogue et opinion salvatrice

DialogueIl n’y a pas si longtemps, les deux camps politiques LMP et RHDP, sûrs de leur légitimité et convaincus de leur infaillibilité, échangeaient menaces et angoisses par soldats et militants interposés, tout en affichant à la télévision une apparente fraternité. On connaît la suite de ce poker menteur : les leaders politiques ont conjugué leurs jusqu’au-boutismes respectifs, donnant l’occasion à la “communauté internationale” de “s’interposer” et de conduire la Côte d’Ivoire à l’épisode le plus tragique de son histoire.

Une des causes de cette tragédie est bien le dialogue de sourds qui a prévalu pendant toute la crise postélectorale. Plus proche d’un monologue, il s’est aujourd’hui mué en un quasi-silence qui a fini par déteindre sur le peuple ivoirien, révélant des compatriotes qui se regardent en chiens de faïence et ne se parlent que lorsqu’ils sont face à eux-mêmes ou à un compadre militant.

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Abidjan : et si l’opération de salubrité publique cachait en réalité un “business” juteux ?

Anne OulotoDepuis l’avènement du nouveau régime ivoirien, il s’observe une véritable frénésie à remettre “de l’ordre” dans nos rues, dans notre cadre de vie et notre environnement. Une opération que nous saluons à certains égards; notamment en ce qui concerne la mise en coupe réglée des conducteurs de mini cars “gbaka” et de taxis intercommunaux “wôrô-wôrô” – notoirement indisciplinés – ainsi que des commerçants ambulants sur des voies essentielles comme le Boulevard Mitterrand, à Adjamé Renault, depuis les échangeurs de la Gare Nord de la Sotra jusqu’aux 220 logements.

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Ivoiriens, sentez-vous cette puanteur ?

Eléphant mort et hyèneSentez-vous cette puanteur sur Abidjan et dans toute la Côte d’Ivoire? Pire que la lagune Ebrié en pleine saison des pluies. Depuis plusieurs mois, une odeur pestilentielle et insupportable se propage dans nos villes et nos villages. Tel un nuage digne du temps de Moise, cette nébuleuse s’infiltre partout: dans les maisons, les esprits, les relations familiales, le travail et même dans les cimetières.

Les hyènes sont lâchées! Elles attaquent, pillent, tuent, estropient, spolient puis justifient impunément leurs actes innommables de dépeçage de cette nation à coup de « c’est au nom de la démocratie », laissant derrière elles cette sensation de terreur infinie, d’angoisse qui colle à la peau comme la mort qui est leur synonyme.

Sentez-vous l’odeur de ces chacals assoiffés de ressources naturelles ivoiriennes, qui se jettent sur sa jugulaire économique pour lui sucer le sang Petroleum jusqu’à la lie, ne lui laissant aucune chance de se relever, car ayant postés des vautours Licorniens et Onuciens qui veillent inlassablement sur cette dépouille agonisante de l’Eburnie?

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À l’école de la sorcellerie politique

Alassane Ouattara écrit sa version des Misérables de Victor HugoTriste réalité que celle d’un pays où même les morts sont des instruments de communication politique.

On avait cru, bien naïvement, que l’après-guerre allait peu à peu faire renaitre dans le cœur des Ivoiriens, un minimum d’humanisme. On a même cru, à l’annonce d’un accident aussi spectaculaire que dramatique, que son timing à la veille d’une fête nationale, allait offrir l’occasion tardive mais effective, de pleurer toutes les pertes en vies humaines de ces derniers mois.

C’était décidément mal connaitre la “nouvelle Côte d’Ivoire”. Dans ce pays, qui est passé maitre dans l’art de la mystification, les morts ne sont plus que de simples morts, mais bel et bien des vecteurs de militantisme.

Hier, trois mille personnes, au bas mot, sont tombées sous les balles meurtrières des “libérateurs”, habillés pour la circonstance de leurs riches tenues frappées d’amulettes ou d’armoiries françaises. Et l’État qui est sorti des cendres de cette orgie funeste n’a pas jugé nécessaire de leur accorder une once de respect.

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FPI : le malaise de l’opposition

Ahoua Don MelloLes refus inconsidérés sont souvent sources de malaise. Posez la question au FPI, dont la base militante ne sait vraiment plus à quel saint se vouer, depuis que l’alchimie Ouattariste du “régner pour mieux diviser”, est en en train de semer trouble et confusion dans ses rangs.

Il y a encore peu, un certain Mamadou Koulibaly était “traitre”, “ennemi” et autres hyperboles que la paresse intellectuelle pouvait fomenter. Pourquoi alors le FPI n’est-il pas en train de vomir, de la même façon, le récent président par intérim qu’il a désigné ?

Parole de Miaka Oureto, ledit président, en réponse au discours du 07 août prononcé par Alassane Ouattara : « Si le Président de la République ouvre son cœur pour dire que nous devons aller à la réconciliation, qu’il lance cet appel à ses frères et sœurs du FPI et de LMP exilés au Ghana, c’est une main tendue qu’il faut saisir (…) Cela veut dire que (ceux) qui rentreraient ne seraient plus poursuivis ».

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Le retour des diamants de la honte

Blood diamondsEn autorisant le pays à commercialiser ses gemmes, le processus de Kimberley, qui vise à empêcher que les pierres précieuses financent les guerres et les guérillas, s’est décrédibilisé. Au grand dam des ONG, mais aussi des industriels du secteur.

Les diamants de la guerre (ou “blood diamonds”, c’est-à-dire “diamants de sang”, en anglais) ont commencé à attirer l’attention à la fin des années 1990. Des groupes humanitaires avaient démontré que les scintillants diamants que De Beers [la compagnie sud-africaine contrôle entre 60 % et 70 % de la production mondiale de diamants bruts] et consorts vantaient en Occident comme le symbole de l’amour éternel servaient à financer des exactions sanguinaires en Angola, au Liberia, en République Démocratique du Congo (RDC), en Sierra Leone [puis en Côte d’Ivoire, ndlr].

Les groupes rebelles dans ces pays s’appropriaient les diamants et les écoulaient sur le marché international pour financer leur opération de déstabilisation. Le processus de Kimberley a été créé en 2003 pour s’attaquer à ce phénomène.

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100 jours de Ouattara : vers un nouvel ordre juridique ?

Alassane OuattaraL’Etat de droit peut se définir comme un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit. L’Etat de droit, c’est un Etat dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée. Dans ce modèle, chaque règle tire sa validité de sa conformité aux règles supérieures. Au sommet de cet ensemble pyramidal de règle figure la Constitution, texte qui fonde l’organisation de l’État et qui garantit le respect des droits fondamentaux des personnes.

Le garant, le premier protecteur de cette Constitution est le Président de la République. Ouattara s’étant fait investir le 6 Mai 2011 comme Président de la République, c’est donc naturellement à lui que revient plus qu’à quiconque la responsabilité de protéger la Constitution et de la respecter.

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Bravo Ping ?

Jean Ping, Président de la Commission de l'Union AfricaineTous ont salué. Tous ont fait les éloges de Jean Ping, Président de la Commission de l’Union Africaine, lors de sa 17è session ordinaire qui s’est tenue début juillet à Malabo. Tous ont applaudi la fessée qu’il a octroyée à la Cour Pénale Internationale. Tous ont ovationné sa détermination à dire ce qui est, ont affirmé que « gbê est mieux que drap », ont clamé même que l’Afrique se réveille enfin et que désormais un chat est un chat !

Et nous donc dans tout cela ?

Oh oui, nous aussi nous réjouissons de cette dénonciation. Nous aussi notons le courage qu’il faut avoir, pour dire, sous les projecteurs, et en référence aux États-Unis, que « sur la base d’un mensonge, on est arrivé en Irak où il y a eu 1,5 millions de morts ». Nous aussi apprécions le doigté de celui ou celle qui a concocté le café matinal de notre héros africain du jour, lui donnant le tonus nécessaire pour décocher, avec une force qu’on ne lui connaissait guère, une succession de baffes à Luis Moreno Ocampo, procureur-vedette du CPI.

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De la maturité démocratique du peuple Africain dans la littérature

DE LA MATURITÉ DÉMOCRATIQUE DU PEUPLE AFRICAIN DANS LA LITTÉRATURE : L’EXEMPLE DE “ON SE CHAMAILLE POUR UN SIÈGE” DE HYACINTHE KAKOU

"On se chamaille pour un siège", de Hyacinthe KakouCe qui fait la particularité de On Se Chamaille Pour Un Siège (1er Prix de la Meilleure Pièce Inédite au Premier Festival National du Théâtre Scolaire et Universitaire à Bouaké 1982), c’est la pertinence du thème qui en émane et qui fait de pièce une œuvre d’actualité brûlante qui garde encore toute sa saveur 30 ans après sa rédaction. En effet, le lecteur de ce chef d’œuvre théâtral est, malgré le ton fort satirique et comique, perpétuellement tourmenté au fil des 128 pages, par la question de la maturité démocratique du peuple africain. Hyacinthe Kakou, dramaturge ivoirien, l’a voulu ainsi car l’humour sert souvent d’entremise pour véhiculer plus aisément des messages aussi sensibles que ceux ayant trait à la politique…

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Côte d’Ivoire : vous avez dit démocratie ?

Alassane OuattaraAlors que les combats au nom de la démocratie ont fait trembler la Côte d’Ivoire ces derniers mois, alors que cette même démocratie a réuni un parterre impressionnant d’hommes d’Etat à Yamoussoukro autour de multiples personnalités venues du monde entier pour célébrer, le 21 mai dernier, l’investiture d’Alassane Ouattara, alors que le Président ivoirien est reçu dans divers sommets internationaux et à la Maison Blanche en tant que démocrate modèle, que disent les faits en Côte d’Ivoire? Où en sont la démocratie et l’Etat de droit tant annoncés et attendus?

[Alassane Ouattara], lors de sa prestation de serment, a juré solennellement de respecter et de défendre fidèlement la Constitution ivoirienne. Le bilan de ses premiers mois d’exercice du pouvoir conduit cependant à s’interroger car les irrégularités juridiques et les manifestations d’un glissement vers l’autocratie ne manquent pas d’éveiller l’attention et l’inquiétude.

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Ces malheureux au pouvoir

Guillaume Soro, Ahoussou Jeannot, Gon Coulibaly, Hamed BakayokoPauvre ami, notre monde est peuplé d’êtres indignes, aux apparences trompeuses, donneurs de leçons impénitents, hâbleurs. A les en croire, ils sont les seuls à être au-dessus de la mêlée, portant vestes et cravates acquis au détriment des structures que l’Etat leur a donné mission de développer.

Observe-les, dans les assemblées, toujours la flatterie à la bouche pour faire oublier leur incompétence; apprenant leurs leçons de choses quotidiennes pour épater l’entourage et camoufler de la sorte leur incapacité. Tout changement susceptible de pouvoir faire basculer les sièges sur lesquels ils sont vissés avec la ferme intention de ne jamais s’en faire éjecter les conduits à des actes de reptation dégradante; proposant au nouveau venu des services extras professionnels. Ils écœurent par l’acharnement à se rendre incontournable, mais ils n’en ont cure.

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La naiveté ivoirienne 08 : mais… les gens sont mauvais !

La naiveté ivoirienne 08Ce bout de phrase, vous l’avez certainement déjà entendu ou prononcé. La méchanceté ou la forme qu’elle prend dans les circonstances qui provoquent cette exclamation surgit sous vos yeux, hideuse et dégoutante. Mais les gens sont mauvais ! Découverte sur le tard ou espoir que des poches de non-méchanceté auraient résisté à l’inondation de vilenies et de cruautés ?

Les gens sont mauvais. Et ils le resteront. Avant le 11 Avril 2011, ce jour là et après. Comme l’air que l’on respire, la méchanceté et tout ce qui s’apparente à ce terme générique est partout mais les naïfs que nous sommes, sont toujours étonnés de la voir assise dans des lieux insoupçonnés, matrice d’aberrations incongrues ou motrice de dureté, de malveillance ou de saloperies. Bienvenue sur la Côte des Mal Gens, nom ancien de la Côte d’ivoire donné par des explorateurs que l’on ne saurait soupçonner de malfaisance, de malice ou de malignité. Bienvenue Alice, mais ce n’est pas ici le pays des Merveilles.

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Il était une fin… le Front Populaire Ivoirien ?

« Ce que je veux savoir avant tout, ce n’est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec » – Abraham Lincoln

Laurent GbagboLe relativisme qui caractérise nos sociétés modernes affirme que « toute croyance est fragile et que toute interprétation du monde est bonne à être déconstruite ». Dès lors, il induit la multiplication des rapports de forces et des batailles : aucun repère n’est davantage valable qu’un autre, aucun objectif clair ne se dégage, les mots eux-mêmes perdent de leur substance.

En Cote d’Ivoire les mots deviennent de plus en plus vides de sens. L’opposition politique cherche à se réorganiser sur les restes du pouvoir déchu de la Refondation. Les positions tranchées entre les Refondateurs, resté fidèles aux idéaux de la Refondation, et les Refondus, qui se sont laissés enivrés par l’argent et le pouvoir suscite chez l’observateur un certains nombres de réflexions qu’il convient d’exposer. Le but de la démarche n’est pas tant de prendre position pour un camp contre l’autre mais plutôt de faire en sorte que les opinions laissent place aux arguments. Le but final de tous étant le même : donner au pouvoir en place une opposition crédible et digne d’elle.

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Koulibaly : épouser l’alternative

« Les hommes peuvent atteindre un but commun sans emprunter les mêmes voies. » – Amadou Hampâté Bâ

Mamadou KoulibalyRevisiter la sagesse quintessentielle d’Amadou Hampâté Bâ pourrait constituer une retraite revitalisante pour bien des Ivoiriens

En effet, la décharge émotionnelle qui a suivi le départ de Mamadou Koulibaly du Front populaire ivoirien (FPI), révèle encore, si besoin était, combien la politique politicienne, à ses heures les plus sombres, constitue le véritable cabanon dans lequel le peuple ivoirien se maintient.

La plupart des analyses qui pleuvent, adulant ou martyrisant Koulibaly, ont en commun au moins une chose : la passion. Excessive, inspirée de l’affection personnelle que les uns prétendent avoir pour Laurent Gbagbo ou motivée par le bonheur des autres qui célèbrent bien précocement la mort de son parti, l’on constate, de part et d’autre, l’assujettissement des Ivoiriens à ce jeu passionnel de la politique morbide.

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Le Grand Oral des présidents ivoiriens

Félix Houphouët-BoignyJour J de Grande Audience
C’est au tour des présidents ivoiriens
« Entrez donc à votre convenance
Tenez-vous là, vite, qu’on évalue votre destin
Qu’avez-vous à dire pour votre défense
Qu’avez-vous à justifier devant Mes chérubins ?
Parlez ! Et que Je n’entende ici mensonges
Que votre nature ne pollue ce Lieu Saint ! »

Le premier s’approche, alerte, pressé de prendre de l’avance. Il veut hausser les épaules, mais au regard de Gabriel, rapidement, il renonce. Il arrive en zigzagant, de part et d’autre, il se fraie un chemin. Il se présente devant le Tout-Puissant, se racle la gorge, et déroule son baratin :

« Vous savez, Divin, moi, j’étais un affairiste de type américain. Quand on m’a fait une promotion, j’ai décidé d’en faire mon gagne-pain. J’étais loin, auparavant, je savais peu de ce que le pouvoir était. Un beau jour un Blanc m’a appris qu’un vieillard, bientôt, m’appellerait. »

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Le silence des moutons

« Je marche avec les miens / Combien te diront la même chose ? » – Shurik’n (Les Miens, 1997)

Le silence des moutonsL’amitié. Fruit jadis porteur de confiance. Fruit tantôt vecteur de suffisance. On le savait. Ce qu’on savait moins, c’est l’inutilité de l’amitié ou sa fébrilité dans les moments malsains.

Réconcilier les Ivoiriens sans aucune envie de réconciliation est devenu le cri d’alarme. Le saint refrain.

Oublié le tri des armes, le prix des armes, le cri, en larmes, des corps brûlés. Des corps déchiquetés. Reconstruisons. Reconstruisons. Vite, vite, jetons brique, ciment et sable, béton surarmé sur la mémoire du quotidien.

Quel quotidien ? Le quotidien ivoirien. Le quotidien malsain. Le quotidien qui se terre, se tait, qui virevolte en conjectures désodorisantes et qui politique et discoure, marchandant le bien contre le mal, le mal contre le pire, le pire contre lui-même…

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Le 14 Juillet ou le retour impitoyable du colon

François Fillon, Premier Ministre françaisLe 14 Juillet 2011 est la date de l’arrivée du Premier Ministre français en Côte d’Ivoire. Au-delà des élucubrations diplomatiques dont nous connaissons bien les motifs sous-jacents, je vois dans cette visite le retour en force du colon dans son pré carré, qu’il n’avait du reste jamais quitté. Je ne m’oppose outre mesure à l’arrivée d’une quelconque personnalité chez nous, bien au contraire. De toutes les façons, que je le veuille ou pas, la globalisation a ses règles, dont les “visites diplomatiques” en tout genre où les faiseurs de monde et les rois ne restent jamais chez eux.

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La naiveté ivoirienne 07 : Malachie, combien de divisions (2è partie)

La naiveté ivoirienne 07C’est Malraux qui a dit – ou qui a prédit que « le 21 ème siècle serait spirituel ou ne serait pas ». La société ivoirienne est spirituelle. Elle est surtout religieuse avec le lot d’incohérences que les religions savent formater chez leurs adeptes. Dans la première partie de cet article sur le rôle du l’outrecuidance des prophètes dans la crise que nous connaissons, il faut bien comprendre que ces courtiers de l’inaccompli ont joué avec le feu.

Ils ont surfé sur la fibre religieuse d’un pays dont l’hymne national, écrit par un prêtre catholique et un prédicateur protestant salue une terre d’espérance, et parle même, dans ses strophes, d’espérance promise à l’humanité. On ne peut pas reprocher à un hymne national d’être grandiloquent et emphatique. On peut reprocher à des dirigeants religieux d’avoir nourri des illusions de messianité sans nous donner les moyens de nous faire respecter comme Israël. Résultat des courses : des ogres ont désossé notre pays. Et des monstres passent toutes les églises du pays au peigne fin en répétant le prétexte en or que la guerre leur a fourni « Nous cherchons des caches d’armes ». L’Eternel des Armées, L’Eternel désarmé ?

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La naiveté ivoirienne 06 : Malachie, combien de divisions (1ère partie)

La naiveté ivoirienne 06Tous ceux qui ont fait un voyage en République Démocratique du Congo (RDC) se sont émerveillés devant cette pierre semi-précieuse verte qui fait le bonheur des artisans et des touristes: la malachite. Les années 2010 et 2011 auront été marquées par une épidémie du même nom: la malachite; du nom de Malachie, un de ces prophètes pentecôtistes dont le nom sera durablement associé aux événements sociopolitiques de la Côte d’Ivoire moderne.

L’auteur de ces lignes, lecteur assidu des textes bibliques a très tôt choisi d’ignorer textes et bandes sonores de la coqueluche des milieux chrétiens. L’Histoire étant une amusante répétition de “nouveautés”, nous répondions à nos amis que le livre de Malachie dans la Bible avait vraisemblablement plus de teneur que les prédictions de celui à qui bien de croyants avaient décidé de suspendre le destin de la Côte d’Ivoire…

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La bouche qui tue : Blé Goudé, toi aussi… tais-toi !

Charles Blé GoudéAgrippé au toit découvert d’un 4×4 roulant à dix kilomètres à l’heure, le regard intrépide, le poing en l’air, le défi inscrit dans le timbre: telle est l’image que je conserve des heures les plus valeureuses du combat patriotique de Charles Blé Goudé.

C’était en 2004. Novembre 2004. Devant la Présidence. Vous savez l’histoire. Opération Dignité. Général Poncet. Huit soldats français, parait-il, tués. Chirac enragé. Aéronefs ruinés. Gbagbo au journal télévisé. Appelant au calme devant la française férocité. Puis Blé Goudé…

Deux jours plus tard, devant la tour d’Ivoire, des snipers survoltés fusillaient des Ivoiriens aux mains nues, légitimant à chacune de leur rafale la résistance contre l’impérialisme qui tue. Et “Zadi Gbapè”, le “Général”, le “Ministre de la Rue”, le ministre tout court, donnait des insomnies profondes, d’abord à tout ce qu’il y avait d’Onucieurs, puis de Golfeurs, à l’Hôtel électoral ivoirien.

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La naiveté ivoirienne 05 : le parti de Dieu

La naiveté ivoirienne 05Dix ans de pouvoir, cinq mois de crise post électorale. Disons le tout net. Nous avons été naïfs mais puisque les balles chargées de restaurer la démocratie nous ont épargnés, trouvons du temps pour revenir sur notre traumatisme collectif. Notre douloureuse introspection se poursuit avec la peine qui accompagne tous les voyages au fond de soi- on s’y découvre avec des mobiles et des masques intérieurs d’une laideur froide de film d’horreur. Cette descente vers notre monde intérieur est faite de rencontres avec toutes sortes de démons, de fantômes ou d’« atotoh » comme nous appelons ici ces gens qui, bien que censés être décédés, s’invitent dans nos funérailles ou dans le lit d’un hôtel de passe. Ah, que Dieu nous aide !

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La naiveté ivoirienne 04 : les pays zamis

La naiveté ivoirienne 04Les lieux affectés aux soins ont rarement le confort d’un cinq étoiles et même quand les promoteurs d’une clinique sortent le grand jeu-à vos frais bien sûr-l’odeur et l’ambiance « hôpital » sont là pour vous montrer qu’ici on saigne, on soigne, on guérit, on pleure, on meure. C’est pour cela que l’on baisse toujours la voix quand on parle dans un hôpital : la vie et la mort se côtoient, et se guettent et même la Grande Faucheuse épie carrément les simples visiteurs que nous sommes.

Dans la Côte d’Ivoire post bellum, cette cohabitation de ce qui donne la vie et de ce qui donne la mort est encore réelle malgré les incantations qui décorent le discours officiel. Ces lignes sur notre naïveté aussi thérapeutiques qu’elles peuvent être, résonnent encore de l’écho des cris, des peurs et des pleurs de ces cinq mois où nous y avons vraiment cru, où nous étions à deux doigts d’y arriver ! Eh Dieu ! Fantastique, le Dieu qu’évoquent les vainqueurs pour le remercier de ses merveilles ! Fidèle, le Dieu qu’invoquent les perdants et les perdus pour rappeler qu’il a le dernier mot. Comme s’il l’ignorait.

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La naiveté ivoirienne 03 : les bêtes sauvages ont voté

La naiveté ivoirienne 03Il est des mots lourds à prononcer. Mais la légèreté ou la convenance en politique veulent qu’après le rituel de la campagne de sensibilisation budgétivore, les chants sur la paix retrouvée, le discours du sous-préfet et les accolades télévisuelles, l’on puisse proclamer « Tout va bien maintenant » ! Naïveté, quand tu nous tiens !

Il est douloureux de dire « J’ai été naïf ». Pourtant la posologie de la trithérapie offerte par les vainqueurs-dialogue, vérité et réconciliation- suppose un aveu de sérologie positive. Comme avec le SIDA, on n’en parle pas en se frappant la poitrine. On a honte d’avoir été naïf et les paroles pleines de miel sur la « nouvelle Côte d’Ivoire » cachent mal le fiel des rugissements des nouveaux rois de la savane et de la forêt.

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La naiveté ivoirienne 02 : du popcorn à la licorne

La naiveté ivoirienne 02Notre voyage de guérison a commencé, plus coûteux et plus pénible que les pèlerinages réguliers qui alimentent des flux et reflux démographiques et financiers entre la Côte d’Ivoire et les camps de prière du Ghana et du Nigeria. Ce voyage vers une sorte de convalescence d’abord puis vers le bien-être peut-être se fait sous perfusion avec de l’espoir dans les ballons et avec les béquilles de la résignation, la peur au ventre et la mort dans l’âme, nous qui avions une attente quasi messianique de la Côte d’Ivoire iconique et bucolique de notre hymne national. La dignité n’a pas été relevée et nous marchons non pas comme de « fiers Ivoiriens » mais tête basse après une campagne électorale qui a eu la longueur d’un match de football avec prolongation et des tirs d’armes lourdes pour penalties !

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La naiveté ivoirienne 01 : je sais que vous n’allez pas aimer

La naiveté ivoirienne 01Nous sommes des millions à avoir tenu dans nos mains des manuels didactiques qui se proposaient de nous conduire vers la Terre Promise de l’anglais, de l’espagnol ou de quelque autre savoir moderne. Combien sommes-nous à avoir franchi les 40 étapes magiques qui étaient censées nous donner la nécessaire glossolalie que les recruteurs, impitoyables, recherchent dans nos CV et détectent dans les entretiens d’embauche.

Parlez-vous anglais? Nous sommes des millions à avoir, pour notre propre condamnation, bredouillé « small, small ».

Et voici donc qu’on nous propose un cours en 40 leçons sur la naïveté. S’agit-il vraiment de cela? Vous n’êtes pas naïfs pour croire qu’il existe des êtres humains soucieux d’améliorer leur niveau de naïveté!

Devenir plus naïf? LOL! Comme diraient les internautes. Bien sûr que non.

Ce petit parcours est une séance cathartique d’autodérision: rire de nos naïvetés pour en guérir définitivement. Inch Allah! Si le chat est là!

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Afrique : mais où sont passées les oppositions politiques ?

Quelle opposition en Afrique?Les sociétés du continent africain sont traversées par une vague de contestation vis-à-vis des autorités qui les dirigent d’une ampleur historique. En Afrique du Nord, des pouvoirs autoritaires, corrompus et sclérosés ont été remis en cause et renversés (Tunisie, Egypte partiellement) par des soulèvements populaires. La Libye continue à être le théâtre d’une telle contestation et, dans des contextes différents, l’Algérie et le Maroc n’échappent par à la règle. L’onde de choc de ce mouvement populaire de rébellion s’est étendue à l’Afrique subsaharienne, qui connait en cette année 2011 une série d’élections qui auraient dû canaliser cette contestation. Les processus électoraux de la Guinée Conakry ou de la Côte d’Ivoire ont cristallisé des revendications politiques vieilles de plusieurs décennies qui ont enfin trouvé à s’exprimer, mais de manière violente, surtout en Côte d’Ivoire. Au Nigeria, le processus électoral n’a pas permis de réconcilier les élites et la jeunesse urbaine pauvre, le scrutin opposant un cacique du parti au pouvoir incarnant tous les travers de la démocratie nigériane à un ancien putschiste. Conséquence : les élections nigérianes ont de nouveau été entachées de violences et de tueries. D’autres scrutins, moins médiatisés, ont avalisé sans trop de remous la perpétuation du pouvoir en place (Centrafrique, Tchad, Djibouti).

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Nelson Mandela n’est pas Ivoirien…

Nelson MandelaUne décennie maintenant que dure le cauchemar ivoirien, presqu’une éternité. Les élections d’Octobre 2010 qui auraient dû arrêter la descente aux enfers du pays, l’ont précipité dans le chaos.

Arrivé au pouvoir dans des conditions désastreuses, le nouveau Chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara promet à ses compatriotes la mise en place d’un processus de réconciliation nationale calqué sur le modèle sud-africain. Et pour de nombreux Ivoiriens, le rêve de voir, enfin réalisé, le pays et ses leaders s’inspirer de la réussite de la nation arc-en-ciel.

Dix sept ans auparavant en effet, parvenu au pouvoir après un quart de siècle passé dans les geôles de l’apartheid, Nelson Mandela décide « de combler le fossé qui sépare les Sud-Africains ». Sa première décision est d’amnistier les différentes catégories de ses compatriotes qui accomplissent des peines d’emprisonnement.

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Economie ivoirienne : quel avenir ?

Charles Diby Koffi, Ministre de l'Economie et des FinancesLe projet Un Monde Libre en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI) et le Club Affaires Afrique (CAA) a organisé le jeudi 23 juin 2011 une rencontre autour du « Climat des Affaires en Côte d’Ivoire », à l’Assemblée Nationale française à Paris. PENSÉES NOIRES, représenté par Anna Carole Koné, a pris une part active à ces échanges, qui ont regroupé une quarantaine de participants et ont vu les présentations très instructives de Pierre Chaudron, Vice-Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire et d’Emmanuel Martin, économiste pour le compte du projet Un Monde Libre.

L’Etat de Côte d’Ivoire espère amener le pays à renouer avec la croissance économique par le biais de l’investissement. Aussi, il a récemment consenti à une aide massive sous forme de prêts, évaluée à 2 milliards d’euros et octroyée par l’Etat français et les bailleurs de fonds internationaux, dont la Banque Africaine de Développement.

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Economie ivoirienne : faisons semblant

Alassane Ouattara« Quel Ivoirien va vouloir investir dans le pays dans les conditions actuelles de chaos ? Quel investisseur étranger va prendre le risque de lancer des activités ici, alors qu’il n’y a de sécurité pour personne ? »

L’économiste Mamadou Koulibaly ne semble pas être très impressionné par les 1300 milliards de francs CFA “offerts” par les bailleurs de fonds internationaux pour reconstruire la Côte d’Ivoire. Ni par les 64 milliards de francs CFA censés être décaissés dès ce mois de juillet 2011. Ni par les 12 milliards de francs CFA sécurisés sur un fond spécial pour dédommager les entreprises privées ivoiriennes.

Pourtant, ces chiffres relayés avec diligence par la presse gouvernementale veulent acquiescer l’idée selon laquelle la Côte d’Ivoire est résolument en train d’entreprendre sa relance économique.

Mais faut-il y croire ?

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Abidjan : la grande saison des pluies

Alassane Ouattara sous la pluie ivoirienneLe mois de juin est celui de la grande saison des pluies béni par les agriculteurs et maudit par les citadins. À Abidjan, on en sait quelquechose : chaque année, au gré des inondations et des morts, on redécouvre ce qui apparait comme une fatalité, avec la même perplexité que l’année précédente. Mais au-delà du branle-bas d’envergure que les torrents de pluies créent, juin 2011 a ceci de particulier qu’il offre en même temps la pleine vision de la décadence de la Côte d’Ivoire “Ouattara-unifiée”.

Tous les “démocrates” euphoriques au soir du 11 avril dernier, qui croyaient que la baraka légendaire du “Bravetchè” allait accoucher d’une “nouvelle Côte d’Ivoire” vierge de tension et de Refondation, sont rapidement en train de déchanter. Engloutis sous les eaux de la désillusion torrentielle, esseulés comme ce Vendredi de Robinson Crusoé sur les ilots de trottoir restants, noyés avec leurs véhicules dans les lagunes artificielles qui naissent à chaque carrefour, ils font face à la cruelle réalité du juin politique ivoirien. Et pendant ce temps brumeux, il existe encore quelques météorologues qui annoncent, carte des nuages politiques en main, le « retour effectif de la paix », et des températures bien plus affectueuses pour demain.

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La Côte d’Ivoire en marche… arrière

Félix Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Alassane OuattaraLe slogan de tout leader politique briguant le pouvoir a pour but de faire miroiter aux électeurs sa capacité à faire avancer les choses, sa capacité à apporter plus que les gouvernants du moment, et donc sa capacité à marquer sa différence (positive) dans la gestion des affaires de l’Etat. Cet état de fait s’observe partout où un semblant de jeu démocratique à lieu. Les populations sont ainsi appelées à voter massivement pour légitimer des élections, ensuite vient la proclamation des résultats et l’exercice du pouvoir. Le maçon est au pied du mur! Sera-t-il à la hauteur de sa tache?

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Côte d’Ivoire : l’état des massacres

Civils "pro-Gbagbo" emprisonnés par les FRCI d'Alassane OuattaraVillages incendiés, habitants brûlés vifs, paysans traqués en brousse – par centaines. Et parfois plus: un millier lors de l’entrée des pro-Ouattara à Duékoué, à l’Ouest du pays. Crime de guerre ou crime contre l’humanité?

Mais aussi des quartiers entiers d’Abidjan pillés, des militants pro-Gbagbo assassinés tous les jours pour leur nom, leur âge, leur ethnie (l’ethnocide au Sud concerne en particulier les Bétés, Attiés et Guérés), par centaines, sans compter les torturés ou les liquidés de l’Hôtel du Golf, siège du nouveau pouvoir et base de ses escadrons de la mort.

Trois fois plus de morts – de 3000 à 5000 cadavres – pour les deux mois d’Alassane Ouattara, ce héros de l’Occident, que pendant les 10 ans de la gouvernance de Laurent Gbagbo! Où sont les humanitaires et leurs relais, les dénonciations politiques à Paris et les résolutions de l’ONU?

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Pour une alternance générationnelle en Afrique

Abdoulaye Wade, Aziz Bouteiflika, Alpha Condé et Paul BiyaA Deauvillle lors des sommets du G8 et du G20, Nicolas Sarkozy a convié quelques Chefs d’Etats africains, d’aucuns pour saluer leur accession au pouvoir en dépit de circonstances souvent très [controversées] (Alassane Ouattara, Alpha Condé, Mahamadou Issoufou), d’autres pour leur engagement en faveur du NEPAD (Abdoulaye Wade, Abdelaziz Bouteflika notamment). Ces catégories de dirigeants représentent les deux versants d’une Afrique nouvelle : l’alternance démocratique et la vision économique fondée sur des programmes solides. L’ironie veut cependant que ces deux visions soient incarnées par des chefs d’Etat particulièrement âgés et presqu’en fin de vie pour certains : Alassane Ouattara a 69 ans, Alpha Condé 73 ans, Bouteflika 74 ans et Abdoulaye Wade officiellement 86 ans ! Seul Mahamadou Issoufou fait office d’exception avec ses 59 ans.

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FPI : le refus de l’opposition

Mamadou KoulibalyLe sociologue français Alfred Sauvy écrivait en 1978 dans La tragédie du pouvoir que « la démocratie ne consiste pas à s’unir mais à savoir se diviser ».

Ce principe démocratique explique le nécessaire antagonisme entre pouvoir et opposition politique; il attribue à l’opposition une place bien distincte de celle tellement méprisée sous nos tropiques, qu’elle est devenue le souffre-douleur de ceux qui tiennent le pouvoir le temps d’un quinquennat.

En Côte d’Ivoire, le paysage politique redessiné depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo a plongé le Front populaire ivoirien (FPI) dans une posture d’opposant qu’il n’avait pas envisagé et qu’il refuse toujours d’accepter. La manifestation de ce désenchantement est visible à travers la recherche effrénée d’un “coupable”, d’une personne à qui l’on pourrait attribuer, en dehors du couple Ouattara-Sarkozy, la responsabilité des déboires actuels du régime déchu.

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Grilleurs d’arachides ? Proverbe chinois contre proverbe ivoirien

Grilleurs d'arachidesDeux peuples, deux races, deux nations, deux cultures, deux civilisations, deux histoires : les Chinois et les Ivoiriens.  Ils sont donc différents en tous genres.  Rien ne les unit.  Les premiers ont leur proverbe.  Il dit ceci : « Mieux vaut apprendre à pêcher [soi-même] que de recevoir toujours du poisson [d’autrui] ».  Ça c’est un beau proverbe.  Si je comprends bien, cela veut dire qu’il faut travailler soi-même pour être indépendant.  Ainsi, pourra-t-on être toujours rassasié à la sueur de son front sans tendre la main pour recevoir une quelconque prébende.  Cela suppose [qu’il faille] travailler, fouiller, bêcher, arracher, chercher et certainement trouver.  Il y a donc de l’intelligence à avoir, de l’endurance à maintenir, de la patience à cultiver, bien entendu de l’effort à fournir.  Et nos frères Chinois ont réalisé cet exploit inédit.  Ils n’ont pas voulu recevoir du poisson qu’ils ont appris à pêcher. Et aujourd’hui, ils pêchent et mangent tellement bien le poisson qu’ils sont les plus nombreux au monde.  Malgré leur nombre, leur poisson leur suffit et même, ils en exportent à tous les coins du monde.  Sacrés frères Chinois qui sont aujourd’hui en train de renverser le monde entier grâce à la dynamique de leur proverbe !

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Consommer du Marine Le Pen… avec modération

Marine Le PenMarine Le Pen, présidente du Front national (FN) français, a récemment décroché deux uppercuts à Alassane Ouattara, en affirmant sans sourciller, les 27 et 29 mai dernier, sur les plateaux de France 2 et de France Info, que « Monsieur Ouattara doit répondre des crimes qui ont été incontestablement commis par son armée » et qu’elle est « pour la suppression du FMI » vu que « partout où il est intervenu, ça a été un drame économique ».

Sans sombrer dans la naïveté suicidaire qui applaudit, sans crier gare, les propos de la candidate déclarée à la présidentielle française de 2012, il y a lieu de reconnaitre la lucidité de l’héritière de Jean-Marie Le Pen.

L’ancien leader du FN, controversé à souhait, reste surtout mémorable pour avoir donné la peur de sa vie à l’intelligentsia politique française, en noyant durablement la carrière politique de Lionel Jospin au terme du premier tour des présidentielles de 1995, et en créant un vent de panique devenu victoire de type “soviétique” pour Jacques Chirac, au second tour.

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Côte d’Ivoire : un gateau de 2 milliards d’euros pour les patrons français

Nicolas Sarkozy, Martin Bouygues et Alassane OuattaraComment la France va céder une partie de la dette ivoirienne aux patrons français

Les chiffres des promesses d’aide au développement à la Côte d’I­voire donnent le tournis. Dès la mise à l’écart de Laurent Gbagbo, la Commission Européenne annonçait 180 millions d’euros d’aide pour rétablir le pays et le gouvernement français mettait 400 millions sur la table. Cette dernière enveloppe comprend trois parties : les salaires de mars et avril des fonctionnaires ivoiriens, le règlement d’une grosse facture d’eau et d’électricité à Bouygues et l’apurement des arriérés de la Côte d’Ivoire auprès de la Banque Africaine de Développement et de la Banque Mondiale. Un coup de pouce qui devrait aider le pays à atteindre, d’ici à un an, le point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE).

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Ce qu’il ne faut plus faire en Côte d’Ivoire

« Seul l’avenir est grand, parce qu’il est avenir, nous pouvons l’invoquer, nous pouvons le convoquer, nous pouvons le domestiquer, comme une bête féroce qui vient vers nous » – Joseph Ki-Zerbo

Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Henri Konan BédiéI – À force de jouer avec le feu

Les dirigeants politiques ivoiriens ont conduits leur pays à la ruine plongeant leur peuple dans un désespoir sans nom qui laisse leur pays sans horizon. Cette guerre dont la Côte d’Ivoire fut le théâtre a affaibli l’immunité de la nation ivoirienne et provoqué dans ses murs les fissures à travers lesquelles vont s’engouffrer des vents porteurs de tempêtes qui peuvent provoquer l’explosion du pays.

C’est dans cet esprit qu’il faut confirmer l’inviolabilité de la Côte d’Ivoire, de sa souveraineté ainsi que de son indépendance. Cela passe par la restauration de l’unité du pays afin de prendre toutes les dispositions susceptibles de favoriser la reconstruction du pays et le retour des réfugiés dans les régions d’où la guerre les a expulsé.

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La responsabilité apolitique citoyenne

Patrick N'GouanLa Coordination de la société civile ivoirienne (CSCI) continue de prêcher, courageusement, mais dans l’indifférence générale, le besoin de son implication centrale dans le processus de réconciliation nationale. Quel dommage pour cette organisation qui, comme toutes celles du même genre, a vocation de mettre la classe politique devant ses responsabilités, afin de la contraindre à honorer ses engagements !

Malheureusement, sous le règne de la terreur où le serment gouvernemental s’écrit en lettres minuscules, l’apathie sociale, la fuite en avant citoyenne, la frilosité intellectuelle et le silence complice des uns et des autres sont les tendances populaires et les garants des dérives dictatoriales évidentes ou subtiles de l’État.

/// TEXTE INTÉGRAL DISPONIBLE DANS LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN ///

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La stratégie de la diversion

Alassane Ouattara, Nicolas SarkozyElément primordial du contrat social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

Cette stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

« Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. »

1 – Le mensonge

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J’ai lu Tiburce Koffi…

Tiburce KoffiNOTE DE LA RÉDACTION: ce message adressé à Tiburce Koffi, journaliste et écrivain ivoirien, fait suite à son interview du 07 Juin 2011, publiée dans L’Intelligent d’Abidjan.

« La vie n’est vraiment pas linéaire »

C’est vrai M. Tiburce Koffi, c’est la dialectique de la vie qui explique que l’on change au gré ”des tsunami politiques”. C’est la non-linéarité de la vie qui fait qu’aujourd’hui votre ami Venance Konan, grand défenseur de l’Ivoirité, se retrouve aujourd’hui Directeur de Fraternité-Matin. C’est cette même non-linearité qui fait que Me Houssou Jeannot, concepteur du mandat d’arrêt international contre Alassane Ouattara [en 1996, sous la présidence d’Henri Konan Bédié] est aujourd’hui son Ministre de la Justice.

« Mais diantre, pourquoi ne me donnez-vous pas la Direction du Palais de la Culture? Moi, Tiburce Koffi, dramaturge, écrivain politique, metteur en scène etc… » [pourrait-on lire en filigrane!].

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Des difficultés de la réconciliation entre loups et agneaux

Gardez-vous, peuples libres, de ceux qui vous offrent une vérité parfaite ; ceux là portent les germes de la dictature.

Charles Konan BannyC’est à dessein que l’auteur n’a pas effectué trop de précisions quant aux applications géographiques de ce texte. La raison en est simple ; tous les hommes ont en eux une part de barbarie et c’est dans l’acceptation commune de notre violence innée que nous saurons bâtir, partout dans le monde, une coopération utile, bonne et nécessaire à tous, sans que nul apôtre ne tente de nous sauver bien malgré nous. A l’Afrique pourtant, berceau trop vite oublié de l’humanité, j’offre ces lignes et mes meilleurs espoirs ; puisse ce souffle palpiter dans d’autres cœurs que le mien et, ainsi, dépasser les mers et les montagnes.

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Comprendre la recolonisation française de la Côte d’Ivoire

Nicolas Sarkozy donnant son discours à Abidjan-Port Bouët en Mai 2011Une rétrospective rapide pour camper le cadre

Le 11 Avril 2011, le coup d’Etat le plus long de l’histoire des nations, entamé dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, trouve son épilogue avec la capture de M. Laurent Gbagbo par les forces spéciales françaises et sa remise entre les mains des rebelles auto-stoppeurs qui tentaient de le renverser depuis onze ans sans succès.

Le 5 Mai 2011, cinquante-six ans jour pour jour après la fameuse Conférence constitutive des Non-alignés de Bandoeng, M. Alassane Dramane Ouattara, chef de la rébellion, obtient aux forceps du Conseil Constitutionnel ivoirien – qui avait déjà investi et installé M. Laurent Gbagbo dans ses fonctions pour cinq ans! – sa proclamation au titre de cinquième président de la jeune République.

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Côte d’Ivoire : faut-il juger Sarkozy pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ?

« L’homme n’est pas ce qu’il cache. Il est ce qu’il fait. » – André Malraux

Nicolas Sarkozy et le sang africainHitler dit : « Homme, tu n’es qu’un numéro, et ce numéro s’appelle zéro ». Ouattara dit : « Gbagbo n’est rien ». Même vision du monde, même regard sur les hommes. Vision d’ailleurs partagée, dans une certaine mesure, par Napoléon bis, le paternel de Ouattara. Que dit en effet Sarkozy, puisque c’est de lui qu’il s’agit, que dit Sarkozy en attaquant la Côte d’Ivoire avec toute la brutalité et la bestialité de ses hélicos et chars ? Il dit que l’Afrique n’est rien, que l’Afrique n’est en définitive que son objet, un objet modelable et corvéable à merci, un objet sans volonté propre, appelé à se soumettre aux ultimes désirs de la France ! « La démocratie comme je l’entends ou le sang coulera ! » dit-il, en somme.

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Otages, sauvez-vous ! L’ignominie de l’hommage de Nicolas Sarkozy à Philippe Rémond

Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy et Philippe RémondN’étaient le visage et la voix de notre frère en humanité Philippe Rémond, l’un de ceux grâce auxquels, en ces temps de ténèbres, un citoyen français peut encore s’honorer de l’être, elle aurait de quoi faire frémir, l’ovation qui a salué l’engagement pris par Nicolas Sarkozy, dans son adresse aux ressortissants français d’Abidjan, à maintenir sur place les forces armées françaises.

Bien sûr, en l’absence d’images montrant la foule, on peut aisément l’imaginer noyautée par une clique payée pour faire la “claque” à ce moment clé du discours. Mais quoi qu’il en soit, l’écho de cette ovation retentira longtemps dans la mémoire africaine : Sarkozy aurait voulu aggraver le porte-à-faux de la communauté française en Côte d’Ivoire qu’il ne s’y serait pas pris plus sournoisement.

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Et si l’homme Africain était responsable de la soumission de l’Afrique ?

Les chaines des AfricainsPeut-être serait-il temps d’aborder le problème par le fond, oui par son dessous et non ses artifices. L’Afrique est en voie de recolonisation; il ne s’agit point d’une fiction, mais d’une réalité connue de tous… Ses dirigéants sont clairement désignés par les Occidentaux. Des dirigéants ? Un mot trop abrupt pour désigner ces pantins sans colonne vertébrale aucune et dont le pouvoir sur les peuples abrutis par des croyances mystiques, semblent venir des tréfonds des enfers de toutes les religions connus et inconnus et qui charroient dans leur sang toutes les maléfices du monde. Et ils sont chargés de faciliter le travail aux envahisseurs sans foi ni loi, qui cliquent des menottes invisibles aux mains de tout espoir, l’enfermant pour l’éternité. Et ils font bien leur travail nos chefs. Ils bradent les richesses par brassée et en détails, en gros et aux enchères, tout en entretenant des réseaux françafricains, bas-ventralement soumis à leurs désidératas.

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France : l’heure de trembler

Dominique Strauss-Kahn et Nicolas SarkozyL’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, indépendamment de la question de sa culpabilité dans ce fait divers sordide, devrait renvoyer tous les rêveurs de la classe politique française et leurs millions d’électeurs potentiels au principe de réalité : est-il raisonnable d’envisager de confier la plus haute charge de l’État à un personnage dont l'”addiction” au sexe (l’expression n’est pas de moi) est aujourd’hui ouvertement évoquée dans les médias ? Dans la vie courante, cela lui vaudrait d’être considéré comme un délinquant potentiel, ou en tout cas une personne à risque. Il est vrai que dans l’univers où elle évolue, la bande de joyeux drilles qui se cooptent allègrement les uns les autres aux postes-clés de l’État-major global, échappe généralement aux règles imposées au commun des mortels.

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Mais où va donc Mamadou Koulibaly ?

Mamadou Koulibaly et Alassane OuattaraPourquoi Mamadou Koulibaly n’a-t-il pas assisté à la prestation de serment de Laurent Gbagbo, mais était présent à celle de Ouattara ? Du côté du RHDP, on revendique ce fait comme étant l’attestation que Koulibaly – reconnu comme intègre et rigoureux même par ses pires ennemis – « n’a pas voulu cautionner le hold-up électoral de Gbagbo ». Pendant ce temps, certaines voix pro-Gbagbo brocardent la trahison du député de Koumassi « parti rejoindre ses frères Dioula pour enterrer Gbagbo ». Rien que des balivernes de tribalistes moutonniers qui ont induit Gbagbo ou l’ont accompagné dans ses graves déroutes. Pour certains, Koulibaly s’est grillé, pour d’autres, il est la voix de la rédemption du camp Gbagbo. Qu’en est-il exactement ?

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Côte d’Ivoire : crimes d’État, terreur totale et silence complice des médias français

« Car il est des silences coupables, plus assassins qu’aucune parole, qu’aucune arme peut-être. Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi. Celle des majorités silencieuses qui sert de caution et d’alibi aux crimes contre l’humanité. » – Martin Niemöeller

Alassane OuattaraIl sera dit un jour que l’obscur Alassane Ouattara fut un homme qui a versé beaucoup de sang ivoirien. Il sera dit un jour que cet homme était en contrat, en alliance, et ce, depuis ses débuts, avec les pires ennemis de l’Afrique, les mitrailleurs et les renifleurs aux griffes de feu, les fauves renifleurs et avaleurs d’or et de diamant, de cuivre et d’uranium, de cacao et de café, de coton et de pétrole…

Il sera dit un jour qu’il y avait dans ce Ouattara-là une résonnance de ces hommes qui se battent non pas pour le triomphe d’un quelconque héroïque et majestueux principe, mais pour autre chose ; tout à fait autre chose.

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Après le Conseil Constitutionnel ivoirien : revenir à la raison

Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara« Libérez Gbagbo ! »
« On veut Gbagbo ! »
« Pas de négociations sans Gbagbo ! »
« C’est Gbagbo le président ! »
« Yao N’Dré est un traitre ! »

Que d’injonctions péremptoires et d’accusations virulentes sont entendues et lues ci et là depuis la capture de Laurent Gbagbo par l’armée française, sa remise aux troupes de Ouattara et sa séquestration illégale à Korhogo. Et l’arrêt rendu hier par le Conseil Constitutionnel, qui proclame Alassane Dramane Ouattara Président de la République de Côte d’Ivoire, n’est pas venu calmer l’intense vague de révolte qui anime les partisans de Laurent Gbagbo, qu’ils soient Ivoiriens ou pas, loin de là !

Mais si l’émotion suscitée par les événements auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée depuis plusieurs mois est compréhensible, il faut cependant savoir, à un moment donné, raison garder.

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L’argent n’a pas d’odeur mais Abidjan sent l’hydrogène

Marie-Antoinette Singleton, fille de Laurent GbagboQuelle n’a pas été notre surprise de découvrir hier qu’une interview de Marie-Antoinette Singleton, fille de Laurent Gbagbo, et parue dans Slate Afrique, avait été menée … par Sabine Cessou elle-même …!! Pour reprendre la formule d’un ami “l’argent n’a pas d’odeur mais Abidjan sent l’hydrogène”.

Voilà donc que la collaboratrice de Thomas Hofnung, pillier de la désinformation sur la crise ivoirienne au sein de la presse Rothschild et qui nous a habitué à une information partie prenante et donneuse de leçon, du dezingage des intellectuels à l’hagiographie du “nouvel ambassadeur” élégant et parfumé qui a un enfant “avec une bété” en passant par la compassion pour le courageux Venance Konan qui “sait que son téléphone est sur écoute, mais  n’a pas changé de numéro” décroche subitement le sien pour joindre un membre éminent du “clan Gbagbo”.

Sabine Cessou aurait-elle réfléchi à la lecture de son confrère François Leclerc ? Ou encore à l’écoute de Jean Ziegler ? Et opérerait elle le début d’un méa culpa ?

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La foule électorale ivoirienne

« Une démocratie a besoin de clivages. Mais de clivages sains. Les Ivoiriens savent juste qu’ils ne sont pas d’accord. Mais ils ignorent sur quoi. Comme de véritables foules électorales, les camps oscillent. Par exemple, tantôt on veut la paix. Tantôt on est prêt à mourir pour la cause. »

Foule électorale ivoirienneDe 1995 à 2010 en passant par 2000 les problèmes électoraux polarisent la vie ivoirienne. Ce stress passager d’une société démocratique qui voit se faire saillant les contradictions d’une société est devenu permanent pour les Ivoiriens. Les contradictions se font profondes. Non pas tant par leur pertinence mais par la durée du débat. Et voici le peuple ivoirien transformé en perpétuelle foule électorale. Une chose bien nuisible ! Il faut qu’on en sorte par la constitution d’une sorte de « corps social sain ».

La perpétuelle foule électorale ivoirienne, un danger pour la nation

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Aide de la France à la Côte d’Ivoire: dette souveraine extérieure et rachat du patriotisme économique

Aide de la France à l'AfriqueUne aide exceptionnelle de 580 millions d’Euros [environ 380 milliards de FCFA] sous la forme de prêt souverain a été accordée aux autorités gouvernementales ivoiriennes par l’Union Européenne dont 400 millions d’Euros provenant de la France. Payer les fonctionnaires, effectuer des dépenses sociales d’urgenc,  suite au chaos relevant des affrontements militaires, rembourser les arriérés d’intérêts d’emprunts à l’égard d’institutions financières et sur le marché des euro-obligations, sont les raisons évoquées par les représentants des ministères français des affaires étrangères et de la coopération dans la mise en place de cette aide budgétaire.

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Côte d’Ivoire : le piège d’une réconciliation factice

« I cannot be an optimist but I am a prisoner of hope. »
– Cornel West

Réconciliation ?La réconciliation nationale constitue, sans aucun doute, l’un des chapitres les plus controversés de la crise ivoirienne.

Après avoir été victime de négociations torpillées, de budgets surévalués, de gouvernements surpeuplés, d’accords politiques gangrenés, de célébrations ampoulées [1] et d’élections controversées, la réconciliation (qui, pour l’heure, n’a pas connu le moindre succès) réapparaît depuis “l’assaut final” du 11 avril 2011, aussi bien dans les discours officiels que les conversations populaires.

Les pro-Ouattara, heureux de leur ascension au sommet du volcan, s’y retrouvent enfin ; les pro-Gbagbo, amers devant la réalité du désappointement, y confient leur destin ; les officiers militaires, tétanisés par les effets de leur trahison, y voient leur lendemain ; les croyants, démoralisés par la pénible épreuve de foi, s’y estiment contraints.

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L’armée française ne gagne que contre les Nègres

Armée française au port d'Abidjan (avril 2011)[Laurent] Gbagbo, comme [Salvator] Allende dans le palais de la Moneda au Chili en 1973, encerclé par les valets de l’impérialisme français, est resté. Là où tout le monde se serait enfui, Gbagbo est resté ! Avec sa femme, ses enfants et sa mère ! Parce qu’il est le seul président reconnu par la Constitution ivoirienne, parce qu’il n’a pas un appartement qui l’attend à Londres, à New York ou à Paris. Et pourquoi risquer l’arrestation s’il avait des milliards dans les banques suisses ? Il est resté pour vivre jusqu’au bout La Tragédie du Roi Christophe, et pour qu’enfin “le masque tombe” et que l’on découvre [Alassane] Ouattara, l’homme qui arrive au pouvoir dans un char français ; le président de l’ONU, celui qui comme sa femme est un étranger à la solde des puissances de l’extérieur. Car qui d’autre qu’un étranger, plutôt que de procéder au recompte des voix que Gbagbo appelait de tous ses vœux, aurait fait appel à une armée de mercenaires pour tirer sur son peuple ?!

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Côte d’Ivoire, la patrie des amnésiques

Les prisonniers de OuattaraS’il ya une maladie qui sévit durement dans notre pays, c’est bien l’amnésie. On oublie vite dans ce pays. On promet monts et merveilles, on tient toute sorte de discours, on jure devant Dieu et les hommes qu’on n’est pas comme les autres, et pourtant, c’est toujours la même rengaine. L’entrée des FRCI à Abidjan, tant attendue par la communauté internationale, rime avec chaos, violences, désarroi et désolation pour les populations abidjanaises de tout bord.

Ne reprochait-on pas aux fds leurs exactions, et surtout leur mépris des droits humains ? Et pourtant, aujourd’hui, ce n’est guère mieux, exécutions sommaires, pillages systématiques, voies de fait, braquages, extorsions de fonds, la liste n‘est pas exhaustive. Quand comprendrons-nous qu’une prise de pouvoir n’est pas une revanche mais une opportunité ? Pourquoi faut-il qu’à chaque changement de régime les ivoiriens souffrent autant ? Pourquoi faut-il toujours qu’on éprouve le besoin de se venger quand on arrive au pouvoir ? Pourquoi la CI doit-elle faire marche arrière à chaque fois qu’un nouveau président s’installe ? Pourquoi tant d’ivoiriens doivent-ils mourir ?

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Côte d’Ivoire : l’hiver colonial

« Le retour “décomplexé” de l’impérialisme français, avec son maître nord-américain en embuscade, place les Ivoiriens et les populations d’Afrique face à un devoir de lucidité. »

Hiver colonial français en Côte d'IvoireAprès une semaine de bombardements sur Abidjan et le massacre de milliers de civils, l’État français a capturé Laurent Gbagbo. L’objectif est immuable: contrôler ce pays pétrolier par l’imposition d’une pseudo-démocratie acquise à la spoliation de son riche sous-sol au profit de l’Occident.

Se cachant derrière des Nations Unies à la solde des Etats-Unis, le shérif français a revalidé un vieux concept nord-américain: la démocratie s’impose de l’extérieur. A coups de trucages électoraux, de propagande médiatique et de missiles dernier cri! Par ses crimes de guerre en Afrique, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l’Histoire. Comme une puissance coloniale névrosée qui s’accroche “à son rang”, en écrasant dans le sang toute velléité d’indépendance…

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Ave Gbagbo ! Ceux qui t’ont vu partir te saluent…

Laurent GbagboD’aucuns ne comprennent pas qu’en plein XXIème siècle, il se trouve encore des Africains pour douter de la profondeur de l’amitié franco-africaine. L’amour que la France nourrit pour l’Afrique est pour le meilleur et pour le pire. Seules les “mauvaises langues” persistent à s’imaginer que dans cet attelage, la France s’arroge le meilleur en confinant l’Afrique au pire. Mais peut-être vaut-il mieux pécher par lucidité que par imbécillité. La Cote d’Ivoire donne en effet la pleine mesure de l’immense amour que la France des libertés, de la fraternité et de l’égalité nourrit pour l’Afrique : un amour un peu écarlate, il est vrai. Mais le rouge vif des roses ne symbolise-t-il pas l’éclat de l’amour qu’on témoigne à l’objet aimé ?

L’amour de la France pour l’Afrique est donc si rouge et si vif qu’il se confirme comme un amour négrophage, si carnassier qu’il fait de la France une grande puissance hémophage.

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Ouattarakozy

Nicolas Sarkozy et Alassane OuattaraLes hommes politiques, les hautes instances qui ont élu dans leurs urnes onusiennes Alassane Ouattara, sont comptables désormais du comportement criminel des troupes du premier chef d’état élu, en toute indépendance coloniale, par la communauté internationale. Le premier éjecteur étant, allez savoir pourquoi, Nicolas Sarkozy !

L’avenir, dont les indiscrétions percent toujours les plus épais silences nous révélera peut-être, une nuit sombre d’aveux, les raisons de cette affection fraternelle pour le général en chef des « dozos », ces chasseurs traditionnels du nord, qui ne ratent jamais le gibier.

Sans prendre parti, ni pour l’élu de l’intérieur, ni pour l’élu de l’extérieur, les saints étant rarement au pouvoir, on ne peut ignorer les cadavres des mille morts de Duékoué, les populations massacrées, jetées dans les puits, la fusillade le dimanche 3 avril, de dix fuyards, blottis dans la cathédrale San Pedro, l’incendie des villages du ministre Blé Goudé et du footballeur Didier Drogba, l’assassinat de Philippe Remond, professeur, français, et ami de Gbagbo, mort pour cette seule raison.

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9 bonnes façons de tuer un Ivoirien

IvoiriensL’Ivoirien, c’est cette espère rare, teigneuse, têtue, tenace, d’une franchise insolente, difficile à comprendre et à apprivoiser, qui n’aime pas vivre en cage et adore les grands rassemblements.

Pour pouvoir abattre cette espèce dangereuse qui tend à contaminer tout ceux qui l’approche de sa fièvre de liberté, voici 9 bonnes façons d’agir sans trop prendre de risque et sans trop se salir les mains.

1- FERMEZ LEURS BANQUES

C’est connu, les plus grandes vertus de l’homme ne résiste pas à la pauvreté. Comment se rebeller quand on a faim, soif et que tout est inaccessible par manque d’argent? Un ivoirien pauvre, est un ivoirien à moitié mort…mais certains ont suffisamment d’argent cachés sous leur lit, dans un canari ou dans un coffre fort, donc il en restera toujours.

2- BLOQUEZ LES PRODUITS PÉTROLIERS

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Sarkozy en “racaille” de guerre, passe la Côte d’Ivoire au Karsher sans mandat de l’ONU

Nicolas SarkozyAujourd’hui, en Côte d’Ivoire, Nicolas Sakozy a mis en œuvre une forme de “solution finale”, en écho à son fameux Discours de Dakar de 2007 sur « l’Homme africain n’st pas assez renré dans l’Histoire ». Demain, Sarkozy doit faire un discours sur Césaire, grand défenseur du Peuple Noir au Panthéon, alors qu’il donne du canon contre l’armée ivoirienne à Abidjan. Césaire doit se retourner dans sa tombe !? Et les soi-disant “hommes et femmes d’Etat africains” se terrent, même au Gabon. Aucune réaction de Mamboundou, de Ping ou de Mba Obame. C’est dire !? Que sont les grandes figures de nos pays, devenues ? L’argent et le pouvoir ne suffisent pas, comme nous l’a montré Mandela.

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Abidjan, la perle des cadavres

Abidjan en feu le 04 Avril 2011La situation actuelle, cette crise que je vis avec ma famille est douloureuse. J’ai du traversé tout Yopougon à pieds aujourd’hui, de Niangon Académie au Quartier Millionnaire (plus de 10 kms de marche) avec femme et enfants pour fuir l’insécurité occasionnée par les ex-prisonniers qui attaquent sournoisement les domiciles. Les corps des combattants FRCI tombés trainent encore en putréfaction et commencent a dégager une odeur nauséabonde. Ma petite famille est traumatisée…

Et pourtant je bénis le nom de Dieu de me faire vivre cette crise, je le remercie car mes yeux et mon cœur se sont ouverts, je sais maintenant ce que sont l’injustice, le mensonge et la cruauté des hommes. Et je comprends que ce que j’ai pu lire dans mes livres d’histoire, n’est pas forcément ce qui s’est réellement passé. Je comprends que la plus grande pandémie qui sévit en Afrique actuellement n’est pas le sida, c’est la politique, ou plutôt, ce sont les politiciens.

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L’Afrique se relèvera

AfriqueJe parle de souveraineté de cette nation, et vous me dites: conflit post-électoral
Je parle de l’avenir de ce pays de cette nation, et vous me dites: certification
Je parle de possession de ses propres resources, et vous me dites: tu es LMP
Je parle de developement de ma nation, et vous me dites: blocus
Je parle de libération de 400 ans d’esclavage, d’exploitation, et vous me dites: RHDP
Je parle d’essuyer les larmes de mon Afrique, et vous me dites: bombardements aériens
Je parle de Pan-Africanisme, pour l’avenir de ce continent, et vous me dites: président

La vérité: l’avenir de l’Afrique c’est toi et moi, quelque soit le bord d’où tu viens. La politique ne doit jamais s’opposer à l’avenir de notre héritage.
On nous parle de paix, mais la paix ne peut-être bâtit sur le faux.
L’Afrique doit-être capable de se relever, de féliciter ses enfants, et aussi leur faire des reproches.

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Nos “courageux” officiers Ivoiriens

Général Philippe Mangou– Qui ne se souvient pas de cette phrase? « S’ils veulent la guerre, il y aura la guerre! » ;
– Qui ignore l’auteur de cette phrase? A mon avis, personne: [il s’agit bien du] Général Philippe Mangou himself.

Pour ceux qui ne le savent pas Philippe Mangou, notre Chef d’Etat-Major des Armées (CEMA) a été élevé au grade de Général de Corps d’Armée, faisant de lui, le troisième officier à accéder à ce statut parmi les FANCI (Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire). C’est vous dire l’importance de cet homme.

Alors, grande fut ma surprise lorsque j’ai appris par le communiqué de Mme Zodwa Lallie, Ambassadrice d’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire, que le sieur Mangou, sa femme et ses cinq enfants, se sont réfugiés à l’ambassade d’Afrique du Sud.

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Au secours, Tidjane Thiam !

« Sur la mort, retenons-nous de commenter… » – Marcel L.

Tidjane ThiamCe samedi 02 avril 2011, après dix-sept heures ininterrompues sans électricité et sans eau, la baraka me permet enfin, puant et suant, de rebooter mon Qosmio. C’est parti, je lance Windows 7, Google Chrome, Facebook tab, et que vois-je ? Monsieur Tidjane Thiam !

Le brillantissime intellectuel Franco-Ivoirien de 49 ans, grand patron de Prudential PLC, surdoué (1er polytechnicien ivoirien à 20 ans), surdiplômé (de l’École Polytechnique puis de l’École des Mines de Paris), surdimensionné (1,95 m), est l’objet d’un tonnerre d’applaudissements virtuels et d’une rafale (tiens, tiens…) de qualificatifs forcément mérités (« excellent », « visionnaire », « exemplaire », « exceptionnel », « modèle », « pertinent »… ouf  !), suite à une de ses récentes interventions sur RFI.

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Réflexions angoissées sur l’Éburnie en dérive – Vision 4 : Laurent et Alassane ?

Laurent Gbagbo et Alassane OuattaraLe rêve est-il possible?

Combien d’Ivoiriens vous ont déjà vu de près?
Combien ont bénéficié de vos largesses ou partagé votre repas?
Qui de vous deux a la capacité de ramener à la vie toutes ces personnes surprises par la mort, massacrées sans raison valable!
Combien de cadavres? Quel décompte macabre vous faut-il pour abréger les souffrances de pauvres gens qui ne demandent qu’un peu de quiétude pour chercher leur pitance quotidienne, loin des flonflons et des vrombissements de vos chevaux de fer!
A moins que votre but, le fin du fin, ne soit de régner sur nos tombes? A condition bien sûr d’être l’un ou l’autre, le dernier des Mohicans!

Vous seuls, et personne d’autre, aucune communauté internationale ou africaine, oui, je dis bien personne d’autre que vous ne peut arrêter la machine infernale, la grande faucheuse qui broie quotidiennement des enfants d’ici, rebelles ou patriotes, LMP ou RHDP, Simples citoyens Lambda, mais avant tout fils et filles de cette terre d’Éburnie.

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Réflexions angoissées sur l’Éburnie en dérive – Vision 3 : quelle jeunesse pour notre avenir ?

Charles Blé Goudé et Guillaume SoroLOUBARD contre FESCISTE, temps nouveaux pour la jeunesse ivoirienne

Une nouvelle vocation venait d’être donnée à la jeunesse.

Désœuvrée, elle pouvait se gonfler les muscles et devenir loubard.

Instruite, elle devait s’enrôler dans la FESCI (Fédération Estudiantine de Côte d’Ivoire) et militer à coups de sifflets et de machettes.

Le droit à la différence, de quoi parlez-vous?

Après l’endoctrinement au sein du MEECI (Mouvement des Élèves et Étudiants de Côte d’Ivoire), l’embrigadement dans la FESCI.

A prendre ou à laisser, en tout cas, circulez, il n’y a plus rien à voir, ni à découvrir dans cet Enfer, pardon cette Université.
Une terreur sans nom s’est abattue sur les amphithéâtres, désertés par tous les thésards. Vivent les « Cambodgiens » et autres « crève-la- faim », fruit d’un enseignement télévisuel. Conjoncturel moribond. Étudiant à vie comme on était Président à vie.

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Réflexions angoissées sur l’Éburnie en dérive – Vision 2 : passé récent

Probo KoalaLa démocratie, en Afrique, une arme de destruction massive?!

Après le Navire Probo Koala qui a déversé des déchets toxiques dans le District d’Abidjan, faisant des dizaines de morts en aout 2006 et des milliers de personnes encore et toujours empoisonnées;

Après novembre 2004, où un déluge de feu de la Force Licorne s’est abattu sur des centaines de jeunes manifestants à l’Hôtel Ivoire;
Après une rébellion qui depuis 2002 prolonge une agonie sans fin des habitants de ce pays;

Après des élections calamiteuses en octobre 2000, et un 24 décembre 1999, ouvrant la porte au premier coup d’état réussi en Côte d’Ivoire, un Noel sans effusion de sang avait-on dit à l’époque;

La porte de l’enfer se serait-elle ouverte définitivement sur la Côte d’Ivoire?
Avec qui prenions –nous rendez-vous ce jour où nous avions réclamé et obtenu cette chose qui se nomme DÉMOCRATIE.

Démocratie ou démoncratie?

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La presse ivoirienne au banc des accusés

« Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. » – Jacques Prévert

Venance KonanLa presse écrite nationale joue, au même titre que les acteurs politiques, un rôle funeste dans la crise ivoirienne. Exploitant une population intellectuellement amorphe et culturellement portée vers “l’affairage” (cette médisance ivoirienne prolixe), la presse écrite a été, depuis le début de la crise, le vecteur principal de l’animosité que se témoignent aujourd’hui nos communautés.

Parcourir les articles publiés dans nos quotidiens ou relayés sur la toile pourrait constituer, si besoin était, une thérapie efficace contre l’empathie, tant l’acrimonie est profonde. Exemple, cette énième diatribe de Venance Konan, intitulée « En voiture Simone », publiée au plus fort de la crise postélectorale, qui compare Simone Gbagbo à Jézabel, ce personnage de l’Ancien Testament que la dédicace éponyme de l’artiste anglais Sade n’aura pas suffi à embellir.

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Réflexions angoissées sur l’Éburnie en dérive – Vision 1 : bond dans le présent

Côte d'IvoireIl y a deux jours, je me suis retrouvée prise entre deux feux alors que j’allais tranquillement au travail, gagner mon pain quotidien et nourrir mes enfants.
Des tirs de mitraillettes, des lance-roquettes en plein rue, à huit heures 15mn du matin, du côté de la “casse” en pleine voie express de l’autoroute du Nord
Voilà comment on se retrouve inscrit sur la liste des dégâts collatéraux d’un conflit sans nom…

Une crise post-électorale…

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Comprendre la dévaluation du Franc CFA en 1994

En 1995, le Pr. Mamadou Koulibaly analysait l’environnement bancaire qui a conduit inéluctablement à la dévaluation du Franc CFA. Son analyse permet de comprendre l’enchainement de réformes et de circonstances qui a conduit à cette mesure. Un flash-back éclairant.

Monnaie Franc CFAQuelques mécanismes de surveillance du système bancaire dans les pays africains de la Zone Franc avant la dévaluation de janvier 1994

1/ Depuis la fin des années 1980, les économistes étaient unanimes à reconnaître que le Franc CFA était surévalué, même si leurs opinions divergeaient quant à savoir quel était le taux exact de cette surévaluation. Pour une économie comme la Côte d’Ivoire, leurs estimations allaient de 50 % à 150 % alors même que le pays franchissait sa décennie d’application de Programmes d’Ajustement Structurel [PAS] avec leurs différentes mesures d’austérité et de rigueur financières.

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La guerre de la foi : du problème musulman-chrétien en Côte d’Ivoire

« Les [diverses religions] partagent une conception commune de Dieu (…), mais aussi une compréhension commune que le mal existe. Si nous ne travaillons pas pour le bien commun, il n’y en aura aucun. » – Rick Warren, Chrétien; 2011

« Les limites [au dialogue inter-religieux] sont nombreuses. Et l’une des limites est la peur (…). [Pour ma part,] être parmi des gens de foi, qu’ils soient chrétiens, juifs ou hindous, fait de moi une meilleure musulmane. » – Najeeba Syeed-Miller, Musulmane; 2011

Eglise et mosquée

De tous les problèmes que la crise ivoirienne a créés ou exacerbés, le plus sournois, le plus malin, le plus dangereux est le problème religieux. Nous l’admettons d’emblée : il est plus simple d’ignorer le problème religieux que de le confronter ; il est plus facile de fustiger la religion de l’autre, en privé, et d’exhiber une tolérance de façade en public. La religion est un sujet sensible. Contrairement aux autres aspects de la crise qui sont tous plus ou moins rattachés à une vision d’ensemble, la question religieuse reste, avant tout, individuelle. Elle a trait à la croyance héritée ou développée qui fonde l’identité et le caractère d’une personne. Elle est une profession de foi intime, qui confesse une affiliation sincère (ou factice) au divin.

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TCI, la grande désillusion

TCI-RTIIl y a peu j’apprenais sur la toile la naissance d’une chaine de télévision. La dite s’appelle TCI, Télé Côte d’Ivoire. Du nouveau me dis-je. Enfin aurons-nous une chaine de télévision autre que la Radio Télévision Ivoirienne (RTI), partiale, et les chaines françaises, dont on ne sait si elles sont partiales, incompétentes ou les deux, ou tout simplement manipulatrices. Une chaine qui, on espère, nous donnera sans doute une autre lecture de l’information politique en Côte d’Ivoire. Une lecture plus saine, plus juste, plus impartiale (…).

Entendons-nous bien, TCI n’est pas la RTI. Il s’agit d’une chaine “privée” pirate mise en place pour atteindre des objectifs politiques dans un contexte de quasi-guerre. Il ne s’agit donc pas d’attendre d’elle une mission de service publique comme on l’attend de la RTI. Mais la première question qu’on se pose quand on annonce la création d’une chaine de télévision, c’est qu’est-ce qu’’elle va apporter de nouveau ? De plus ? En bien évidemment !

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Message à André Silver Konan

NOTE DE LA RÉDACTION : ce message, envoyé à notre rédaction par son auteur, fait suite à la “déclaration” du 22 mars 2011, d’André Silver Konan, journaliste-écrivain, intitulée “Epitre n°2 à Laurent Gbagbo: Vous êtes mal barré”, publiée dans Le Nouveau Réveil.

André Silver KonanCher frère,

Je suis même tenté de dire cher petit frère sans vouloir tomber dans le grandfrèrisme africain,

En première intention, je ne voulais pas réagir à ton article pour des raisons que je trouve inutile d’évoquer. Mon intention n’est nullement d’entamer une polémique parce que nous ne nous connaissons pas personnellement. Je réagis par rapport à ce que j’ai lu, par rapport à tes idées, par rapport à ton approche, par rapport à tes réactions.

Je n’ai aucune connaissance de ton “Epitre n°1. Néanmoins, en lisant cet article intitulé “Epitre 2″, je peux m’imaginer ce que la première partie était.

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Or Machiavel avait raison !

Machiavel en Côte d'Ivoire?Nicolas Machiavel (Nicollo Machiavelli), homme politique et philosophe Italien, né à Florence en 1469 demeure célèbre pour ses thèses extrémistes qui ont fondé le machiavélisme. Et pourtant, la situation que vit mon pays la Côte d’Ivoire m’a poussé à m’intéresser à ses écrits, tant ses citations m’ont paru fort adaptées à la dérive ivoirienne de cette dernière décade.

Vu qu’à présent les deux clans belligérants s’accordent à user de la force en lieu et place de tout dialogue, nous nous accorderons à dire comme notre philosophe qu’« il y a de bonnes lois là où il y a de bonnes armes ». Le clou final de cette élection présidentielle ivoirienne serait clairement illustré par cet extrait de son œuvre Histoires Florentines : « les grands hommes appellent honte le fait de perdre et non celui de tromper pour gagner ». En effet, la seule chose qui compte aux yeux de nos brillants politiciens, c’est la victoire, rien que la victoire. Mais de quelle victoire est-il question ?

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Ces phénomènes auxquels les Ivoiriens croient…

« C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison. Voilà ce que c’est que la foi : Dieu sensible au cœur, non à la raison. » – Blaise Pascal

Phénomènes ?Lorsque le 10 mars 2011, l’Union africaine (UA) prenait la décision de reconnaître l’élection de Alassane Ouattara « en qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire », combien auraient pu prédire que le débat politique qui s’en suivrait, ferait place à un surprenant continuum d’hyperboles allégoriques sur les apparitions successives cœur dans une sauce graine, d’un pan de nuage baladeur et d’un halo solaire lumineux ?

Entre le cacao ivoirien embrigadé par les traders internationaux, la pénurie des médicaments dans les centres pharmaceutiques, le taux de chômage exponentiel, l’insécurité quotidienne et les routes abidjanaises encombrées de ces immondices géantes dont raffole le bacille du choléra (déjà coupable, en Haïti, dans des conditions similaires, d’une épidémie dévastatrice), les Ivoiriens ne manquent pas de sujets d’inquiétudes.

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Abidjan brûle t-il ? Alassane Ouattara et la méthode Malaparte contre Laurent Gbagbo

Laurent Gbagbo et Alassane OuattaraQui dirige la guerre civile contre le régime de Laurent Gbagbo? Peut-être faudrait-il dire Guillaume Soro, tant l’option militaire lui reste assignée, dans un jeu de rôle peut être réglé avec son mentor et “Président”, Alassane Dramane Ouattara, si ce n’est le nouveau “Général” Ibrahim Coulibaly (ex-garde du corps de Ouattara et éphémère leader de la rébellion) selon la dernière rumeur? Ou bien faut-il mettre aussi en ligne l’ONUCI et surtout la Force Licorne? Tant certaines techniques de guérilla urbaine se trouvent alliées visiblement à cette vieille tradition de la “guerre révolutionnaire”, tout ce savoir pratique sur les émeutes et comment les réprimer, le contrôle des communautés villageoises et le perpétuel renseignement, lié via l’Infanterie de Marine, à la tradition coloniale la plus classique, considérons donc Ouattara comme un emblème, le Signifiant d’un “intellectuel collectif” et voyons comment il applique la théorie à la chose militaire.

Alassane Ouattara et la conquête du pouvoir

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L’Afrique doit s’unir

Kwame N'krumah et Félix Houphouët-BoignyLa médiation de l’Union Africaine en Côte d’Ivoire a été soumise à rude épreuve. Deux thèses se sont opposées au sein du panel. Jacob Zuma, le président Sud-Africain, souhaitait une transition d’un an devant aboutir à des élections libres et transparentes. [Blaise] Compaoré, le président Burkinabé, dont la proposition a été retenue à la majorité du panel (3 voix contre 2), proposait un partage du pouvoir avec Alassane Ouattara comme Président. Si une fumée blanche est sortie du conclave d’Addis-Abeba, l’espoir d’une solution pacifique s’éloigne jour après jour en Côte d’Ivoire.

[En effet,] l’option de partage du pouvoir, la moins incongrue des options proposées jusque-là, arrive trop tard. La guerre en Côte d’Ivoire est bien-là, avec son flot incessant d’innocents abattus, de civils égorgés ou brûlés vifs et des milliers de déplacés.

Au moment où l’Houphouétisme, revisité à coups de kalachnikov, espère un retour au palais [présidentiel], un devoir d’inventaire de cette pensée s’impose aux Ivoiriens.

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La jeunesse ivoirienne : le mouton du sacrifice

Charles Blé Goudé“Si 1000 entreprises ferment en Côte d’Ivoire, 1000 autres ouvriront” disait le très zélé Affi N’Guessan lors d’une de ses multiples interventions qui ont succédé à la proclamation des résultats de l’élection ivoirienne.

Où sont ces entreprises Monsieur Affi ?

Aujourd’hui des milliers d’Ivoiriens ont rejoint le rang, déjà bondé, des chômeurs.

Monsieur le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, Charles Blé Goudé, au lieu de chercher à insérer les jeunes dans des entreprises, leur a trouvé des emplois comme “tenancier de barrage patriotique” sur les routes. Un travail non rémunéré, risqué, mais qui a au moins l’avantage, pour ces oubliés de la vie professionnelle, de se sentir important…

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La crise ivoirienne ou le prélude de la guerre Chine contre Occident en Afrique

La Chine contre l'Occident en Afrique?Depuis le début de la crise ivoirienne, tout et son contraire ou presque ont été dits. Les Occidentaux soutiennent presque tous M. Ouattara (qu’ils appellent “Président élu”), alors que les Africains soutiennent presque tous le président sortant Gbagbo (qu’ils désignent par “Président Réélu”). Au-delà des choix partisans pour l’un ou l’autre (…), il est intéressant de constater qu’il y a une autre bataille, celle-là à distance, qui est en train de se jouer entre la Chine et l’Occident en Côte d’Ivoire. A travers des appuis militaires directs ou indirects…

L’Occident défend une vieille idée de l’Afrique dans laquelle il contrôle tout à travers ses hommes de mains et s’accommodent volontiers d’une misère de masse. La Chine est celle qui veut changer la donne et faire de l’Afrique la vitrine de sa puissance économique et militaire hors d’Asie. Ce qui froisse fortement l’Union Européenne et les Etas-Unis. Mais ces derniers ont-ils la force et l’énergie pour résister longtemps au rouleau compresseur chinois qui a malencontreusement décidé de faire de l’Afrique un des piliers de sa superpuissance en construction ? Exactement comme les Etats-Unis avaient fait de l’Europe il y a 66 ans ?

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Quelle souveraineté défendre en Côte d’Ivoire ?

Marché en Côte d'IvoireDans la cohue des slogans, des écrits, des revendications, des manifestations, des déclarations politiques qui se bousculent actuellement en Côte d’Ivoire, le mot souveraineté revient incessamment. Le problème ivoirien ne serait plus figé entre deux hommes, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, il se situerait au niveau des pressions extérieures exercées par la dite « communauté internationale ». On ne peut certes nier les interférences externes qui ont contribué à la détérioration et à l’enracinement des positions radicales entre les deux camps adverses. Cependant, cette souveraineté fragile, voire inexistante face au reste du monde et singulièrement face à l’ancienne puissance coloniale n’est pas un fait nouveau dans le pays et aucun leader politique ivoirien ne s’y est vraiment attaqué depuis les indépendances. Alors même que le Président Gbagbo se présentait dans ses discours comme un fervent défenseur de la souveraineté de son pays, dans ses actes, il n’en a rien été.

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La Côte d’Ivoire à travers le prisme occidental

Guy LabertitAvant la réunion au sommet de l’Union Africaine qui doit définir, le 10 mars, les mesures contraignantes qui seront mises en œuvre pour une sortie politique de la crise post électorale en Côte d’Ivoire, quelques rappels s’imposent pour mieux comprendre pourquoi une simple élection présidentielle dans un Etat d’Afrique suscite l’engagement déterminé de la France, des Etats-Unis et du monde occidental en faveur d’un candidat Alassane Ouattara, son adversaire Laurent Gbagbo étant diabolisé par les mêmes. Ce dernier peut compter sur les Etats africains les plus puissants de l’espace non francophone, à l’image de l’Afrique du Sud et de l’Angola, mais à la notoire exception du Nigéria dans l’orbite de Washington. La Russie et dans une moindre mesure la Chine traînent le plus souvent des pieds à l’ONU.

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Côte d’Ivoire : la logique de l’absurde ?

L’interdiction temporaire annoncée par Ouattara de l’exportation de cacao va faire surtout l’affaire des spéculateurs, notamment la société Armajaro qui a acquis, en juillet 2010, 20% de la production ivoirienne et 15 % des stocks mondiaux. Cette société a investi 1 milliard de dollars et en tirera un profit substantiel à la suite de cette décision de Ouattara, dont le beau-fils, Loïc Folloroux, 35 ans, n’est autre que le directeur Afrique.

Peirre SanéLe scénario du pire, l’intervention armée de l’extérieur, ayant semble-t-il été écarté, voici que se déploie sans peur des contradictions la stratégie de l’absurde.

On nous promet un “étouffement économique et financier” de la Côte d’Ivoire: interdiction d’exportation du cacao, interdiction faite aux banques de “coopérer” avec le régime de Laurent Gbagbo, interdiction de paiement des salaires des fonctionnaires et des soldats, gel des avoirs d’individus et de sociétés nationales et privées, restrictions de déplacements, autant d’actions à la légalité pour le moins douteuse.

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La guerre est là : fais la paix avec ton Créateur

« Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » – La Bible; Hébreux 9:27.

Lire la BibleMa sœur, mon frère,

L’innommable absurdité qu’on appelle la guerre est de retour chez nous en Côte d’Ivoire. C’est une triste réalité qu’il faut accepter comme telle, afin de pouvoir combattre contre elle: la guerre est là, plus vicieuse que jamais, dans notre chère patrie. Bien qu’il ne soit jamais trop tard pour arrêter la dégringolade en enfer, il faut savoir se rendre à l’évidence:

– la guerre économique que beaucoup ont banalisé, s’annonce encore plus cynique avec la démonétisation annoncée du franc CFA;
– la guerre religieuse, que personne ne voulait imaginer, a débuté avec les destructions réciproques d’églises et de mosquées à Koumassi et Yopougon;
– la guerre civile, celle même qu’on voulait éviter, est belle et bien là avec les combats à l’arme blanche à Koumassi et Abobo, de même que dans plusieurs villes de l’intérieur, avec ses corollaires de déplacés, de violées et d’assassinés.
– la guerre militaire, qui oppose les factions rebelles et loyalistes, est déjà très avancée à Boundiali, Touba, et dans l’Ouest du pays [et depuis le 31 Mars 2011, la guerre est partout en Côte d’Ivoire et à Abidjan, ndlr]

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Se défaire du mea culpa révisionniste

« L’arme la plus puissante dans les mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés ! » – Steve Biko

Bal nègre à Paris (1927)Ahmadou Kourouma notait déjà, en 1968, que les brûlants soleils des indépendances n’avaient pas apporté la souveraineté pleine et entière à l’Afrique francophone. Cinquante longues et pénibles années plus tard, le magma est en fusion dans la volcanique crise ivoirienne, secouée de toutes parts par les tensions idéologiques, politiques, économiques, sociales, culturelles et religieuses, qui font dangereusement tanguer le pays vers un séisme rageur.

Tous les Ivoiriens ont leur mot à dire pour exprimer leur sincère amertume. Outre les bruyants appels à la haine qui encombrent et paniquent les esprits via les médias populaires, une véritable scission sur la cause profonde de cette triste situation est exprimée par ces quelques Ivoiriens encore assez mesurés pour rivaliser, uniquement, sur le terrain de la réflexion.

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Propagande, mensonge, intox : qui va se négliger ?

« En politique, on ne flétrit le mensonge d’hier que pour flatter le mensonge d’aujourd’hui. » – Jean Rostand

Laurent GbagboÀ la guerre comme à la guerre !

Cette maxime du XVIIIe siècle illustre parfaitement la dérive propagandiste qui s’allie au nombrilisme politique et à l’asphyxie économique pour terroriser le peuple ivoirien en 2011.

On connait déjà le leitmotiv des grands médias occidentaux : Laurent Gbagbo est l’unique cause de la crise ivoirienne ; Alassane Ouattara en est l’unique victime. Ce parti-pris purement fantaisiste et délibérément subjectif est la face visible de la stratégie de défense des intérêts françafricains auxquels l’Élysée s’accroche désespérément. Depuis la “Choitification” des élections en Novembre 2010, cette stratégie, savamment orchestrée, connait son apogée avec le lynchage médiatique initié par la cohorte Agence France Presse, Radio France International et France 24 et ses satellites à travers le monde, qui se sont érigés en médias pro-Ouattara.

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La folie d’une guerre sans gloire : à Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié

Pour l’amour de la Côte d’Ivoire, prenez vos richesses, prenez votre folie et allez vous-en !

Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan BédiéAujourd’hui où, par votre étincelant sens de la paix, la guerre est de retour chez nous, il est difficile d’ignorer la question que des millions d’entre-nous se posent nuit et jour : comment avez-vous pu nous faire ça ? En 20 ans seulement, votre incompétence a offert à ce pays la pire de toutes les infamies. Comment pouvez-vous vivre avec vous-mêmes ? N’avez-vous pas de conscience ?

La haine est un état d’esprit. Un état d’esprit sous le contrôle absolu de celui qui la porte. La violence, débouchée finale de la haine, résulte de l’accumulation de pulsions incontrôlées au point où ces pulsions-là prennent contrôle de la personne (insanité temporaire ou prolongée). La guerre est l’expression extrême de ces pulsions.

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Armée ivoirienne : républicaine ou partisane ?

Général Philippe Mangou, Chef d'Etat-Major des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'IvoireUne armée est une administration qui est chargée de la défense du territoire d’un pays. L’armée joue le rôle de défenseur de la nation, de ses intérêts et de protection de la population. Les Forces Armées de Côte d’Ivoire, anciennement Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), regroupent quatre forces que sont les forces terrestres, la gendarmerie de Côte d’Ivoire, les forces navales et les forces aériennes.

Depuis le début de la rébellion armée de septembre 2002, ces forces ont fait corps avec les autres entités paramilitaires pour former les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), ceci dans le souci de faire un dans la défense du pays. L’armée ivoirienne est alliée aux forces armées nigérianes, angolaises, sud-africaines et à Israël qui est devenu le principal fournisseur et formateur des forces ivoiriennes.

[Aujourd’hui], notre armée est à un tournant décisif de son histoire. [Un bilan historique s’impose donc:]

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Gbagbo et Ouattara : entre cancer et sida, que choisir ?

Laurent Gbagbo et Alassane OuattaraVoilà bientôt trois mois que les Ivoiriens sont pris en otages dans une lutte féroce et sans pitié entre deux hommes politiques, dont les ambitions et les égos n’ont [d’égaux] que leur inconséquence et le manque de considération qu’ils portent tous les deux à leur pays et à leurs concitoyens.

Le dilemme Gbagbo Laurent ou Alassane Ouattara posé aux Ivoiriens est semblable à mettre [une personne] devant une situation où [elle serait] appelé à faire un choix entre le cancer et le sida. Comme on peut le voir, dans pareille [situation] le choix est tout sauf facile à faire.

Gbagbo Laurent ou Alassane Ouattara, choisir entre le cancer et le sida: pourquoi ?

Dans la situation actuelle de crise politique que vit la Côte d’Ivoire, Monsieur Gbagbo Laurent peut être assimilé à un cancer et Monsieur Alassane Ouattara au sida. Ceci pour plusieurs raisons que nous allons essayer d’expliquer et développer ici.

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Université ivoirienne : un ‘plan Marshall’ s’impose

Université de Cocody à AbidjanAlors que les bruits de bottes s’annoncent comme un ouragan dévastateur sur la Côte d’Ivoire, les vrais enjeux de développement, qui ont fait les sujets d’affiches de campagne déployées à grands frais sur l’étendue du territoire, attendent toujours de recevoir l’attention qu’ils méritent.

L’un de ces enjeux, l’enseignement supérieur, fait l’unanimité, vu son état fiévreux, pratiquement comateux, depuis 1990, date de la première année blanche nationale. Depuis lors, qu’il s’agisse du système académique corrompu, des infrastructures vétustes ou de l’environnement surpolitisé, l’université connaît un désordre qui révolte.

I. COMMENT EN SOMMES-NOUS ARRIVÉS LÀ ?

Les avis sont partagés. Là où certains blâment exclusivement les mouvements estudiantins de 1990 et leur récupération par des groupes politiques, d’autres pointent du doigt la démission de l’État de Côte d’Ivoire qui a relégué les politiques d’éducation au second (voire au troisième) plan, au profit des projets économiques apparemment plus urgents.

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La fermeture des banques va-t-elle porter le coup fatal à Gbagbo ?

[Le] Pr. Mamadou Koulibaly n’a pas été assez écouté dans son propre camp (…) Certains doivent aujourd’hui s’en mordre les doigts.

Société Générale en Côte d'IvoireLa stratégie de l’asphyxie financière du régime Gbagbo était annoncée depuis belle lurette. Cela aurait pu être étouffé dans l’œuf si les conséquences qui s’imposaient avaient été tirées de la guerre des 6 jours de la France contre la Côte d’Ivoire en Novembre 2004.

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La France ne comprend plus l’Afrique

Nicolas Sarkozy, Président françaisLa chute brutale de Ben Ali a provoqué la stupeur dans tout le Maghreb. Son départ en catastrophe le 14 janvier dans un avion à destination de l’Arabie saoudite a tout autant étonné. Les moins surpris par cette «révolution du jasmin» n’ont pas été les autorités françaises —alors que la France est sensée est une très grande connaisseuse des réalités tunisiennes.

Plus de 1.000 entreprises françaises sont installées à Tunis et 25.000 Français vivent dans cet ancien protectorat où un million de Français prennent chaque année des vacances. Et pourtant, il semble bien que la France n’ait rien vu venir du ras-le-bol populaire face à un président au pouvoir sans partage depuis 23 ans. Véritable dictature dans laquelle les journalistes tunisiens et étrangers étaient empêchés d’exercer leur profession et toute la population bâillonnée, sans que cela gêne outre mesure les dirigeants français. De Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, ils ne manquaient jamais de faire l’éloge du «modèle tunisien», de cette «belle démocratie» où l’opposition avait été brisée (seuls les partis aux ordres avaient le droit à une existence légale; ainsi, il était sûr d’être réélu avec 90% des suffrages lors de chaque présidentielle, les autres candidats ayant fréquemment la sagesse d’appeler à voter pour Ben Ali), et où, en 2002, Ben Ali avait ouvert la voie à une présidence à vie.

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A stand against a UN-backed war in the Ivory Coast

The United Nations are unfair!In the tripolarization of the Ivory Coast’s political landscape between former president Henri Konan Bédié, former prime minister Alassane Dramane Ouattara, and sitting president Laurent Gbagbo, the general opinion’s flawed tendency to perceive either one of these individuals as half-gods holding the miraculous key to peace and 3-meals-a-day for the 21-million-strong population of the West African country has morphed from an amusing farce to a severe impediment to the peaceful resolution of the post-electoral deadlock and, by extension, of the 20-year crisis the country has been enduring.

This vasly erroneous perception, compounded by acute pressures from powerful neo-colonialist interests (namely from France and the peon institutions it manipulates, i.e. the United Nations Security Council and the ECOWAS), fuels the dangerous escalation of the Ivorian crisis while simultaneously misguiding their strategic allocation of diplomatic influence in the direction of an all-out civil war.

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Cedeao contre Côte d’Ivoire : le film de l’assaut final

L’avenir de Laurent Gbagbo n’est pas l’essentiel. L’image d’Alassane Ouattara, enjambant des cadavres pour accéder à la Présidence de la République sur le plateau d’Abidjan, nous rend encore plus triste, car il mérite mieux que gouverner le néant et gérer l’apocalypse.

Laurent GbagboLe monde a changé, les peuples d’Afrique, du nord comme au sud, réclament à cor et à cris, plus de justice et surtout d’égalité entre les citoyens. De la Tunisie à l’Égypte, du Congo au Zimbabwe, rien ne l’est plus comme avant. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, personne ne peut dire qu’il aime ce pays plus que ses propres habitants au point de faire leur bonheur à leur place.

Ceux qui pensaient que la crise ivoirienne allait se résoudre entre ivoiriens se sont tous trompés, tous les accords n’ont servi à rien. Des milliers de morts, un pays divisé, sans parler de la destruction des infrastructures publiques et des biens privés. Pour finalement organiser les élections chaotiques avec deux présidents pour un fauteuil.

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Crise ivoirienne : Georges Soros, membre occulte de la nébuleuse ?

“La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l’extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l’ingérence extérieure. (…) Certes, il est difficile de s’ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème.” – Georges Soros

Georges SorosLe conflit post-électoral [que connait] la Côte d’Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien, [à en croire certaines analyses]. On connaît les amitiés internationales d’Alassane Ouattara dont Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Sarkozy et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien: George Soros, multimilliardaire américain né en Hongrie en 1930 et chantre de la globalisation, dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives.

Selon La Lettre du Continent du 25 novembre 2010, relatif au financement de la campagne [d’Alassane Ouattara à la présidentielle ivoirienne]:

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Pouvais-je rester sourd à tant de souffrances baffouées ?

Gaston KelmanVous me connaissez. Je n’ai jamais été ni le céroféraire ni le thuriféraire d’un afrocentrisme militant, parce que tous les centrismes sont naïfs, et nocifs, et stériles. Je n’ai jamais supporté une Afrique tournée vers un passé qui ne se concevrait que dans l’âge d’or des pyramides ou l’âge de cendres de la colonisation et de l’esclavage. J’ai pu – ou su – crier à Douala que la France ne devait rien au Cameroun quand on se placerait sous cet éclairage des relations passées. Avec Frantz Fanon, j’ai dit que je n’étais pas prisonnier de l’histoire, que je n’y cherchais pas un sens à ma destinée. J’ai toujours brandi le Hic et Nunc comme la règle, l’équerre et le compas qui traçaient les lignes de ma conduite et de ma relation à autrui. C’est ce Hic et Nunc qui m’autorise aujourd’hui à dire avec Aimé Césaire «fin à ce scandale» mais aussi «this scandal must be put to an end», pour me faire comprendre du maître de l’Outre-Atlantique ; à ne pas rester sourd à tant de souffrance et de dignité bafouées ; à me demander – pure question de rhétorique – quelle position aurait prise le défenseur de la liberté, de la justice et de l’Algérie meurtrie, Frantz Fanon?

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Comment asphyxier l’économie ivoirienne

Alassane OuattaraLa crise politique ivoirienne vient de mettre à jour son système d’exploitation du peuple, en adjoignant à la propagande médiatique et à la menace militaire, l’artillerie financière. Alassane Ouattara, inspiré par la récente décision d’une Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) franchement pathétique [1], ne lésine pas sur la recette. À l’image de ce bon vieux Gargamel, il sait comment introduire les épices politiques existantes, pincer le nerf de la guerre, le voir s’enfler, puis le laisser exploser, à la barbe d’un schtroumpf Gbagbo abasourdi.

La position de l’UEMOA est hara-kiri et dénuée de la plus mineure des acuités économiques, vu le poids de la Côte d’Ivoire dans l’union. Et Ouattara le sait parfaitement [2]. Seulement, en maniant avec dextérité le “béssé” [3] financier, il tente de porter un coup fatal à son “frère Laurent”. Pour ce faire, il cloisonne la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et désorganise le système hautement crucial de la compensation bancaire, nécessaire au transfert de fonds et au maintien de l’équilibre débit-crédit, d’une banque à une autre.

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Côte d’Ivoire : la démocratie au bazooka ?

Une contribution d’Achille Mbembe et Célestin Monga

Dans les conditions actuelles où l’on est sommé de choisir une partie contre l’autre selon l’impératif de la lutte à mort, il est difficile de dire quoi que ce soit sur la crise ivoirienne, ses causes historiques, ses significations pour l’Afrique postcoloniale, les modalités de sa possible résolution et ses conséquences sur l’équilibre de la sous-région sans susciter un déchaînement incontrôlé de passions, voire la violence des partisans des deux camps.

Achille MbembeRaison et vociférations

Il est pourtant impératif d’apporter autant de clarté que possible sur ses enjeux ; de chercher à entendre raison, au-delà des tragiques événements au cours desquels des civils déjà fort appauvris perdent la vie dans des combats de rue, pendant que les chefs des factions bénéficient de protection et jouissent de toutes sortes d’immunités.

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Lettre ouverte à Messieurs Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara

Si tant est que votre intérêt porte sur la délicieuse, la désirée Eburnie, femme aux charmes affolants, comment osez-vous donc offrir le spectacle de sa nudité aux regards avides de prétendants irrespectueux ?

NOTE DE LA RÉDACTION: cette lettre poignante nous est parvenue d’une Ivoirienne anonyme. Nous la publions, en intégralité, avec quelques retouches de grammaire et de ponctuation. La version originale de cette lettre est disponible en PDF ici

IvoirienneJe suis jeune, relativement. Je viens d’avoir 30 ans dans un pays où on fait partie de la jeunesse à 45 ans. Je suis mère et cadre dans un contexte sociopolitique affligeant.

Je ne prétends pas livrer “l’ANALYSE”, mais livrer les affres provoquées en mon âme par le drame dont vous faites de nous les acteurs méprisés. [Quelle] désillusion et amertume quand le bien sert le mal pour asservir nos vies !

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Au-delà de Gbagbo : l’Afrique

L’Union européenne fait la force coloniale. La France, qui a perdu la cote mais tient tant à l’ivoire, fait du braconnage politique

Afrique« La vraie passion du XXème siècle, c’est la servitude », écrit Camus à propos de notre époque, laquelle « n’offre à choisir que des conformismes ». Or comme toute passion, celle de la servitude est souffrance et produit doublement des patients, soit qu’on s’acharne à asservir les autres, soit qu’on se résigne à l’asservissement. L’on ne s’étonnera sans doute plus que les nations qui se sont autoproclamées propriétaires du monde, et qui de ce fait expriment bien de la souffrance, s’activent, à leur insu parfois, à produire de la souffrance en multipliant des risques de servitude génocidaire chaque fois que leurs intérêts sont interpellés.

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Lettre ouverte aux juristes africains

Lettre ouverte aux juristes africains pour protester contre la violation caractérisée de la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire et pour l’honneur de l’Afrique.

Mesdames et Messieurs les Juristes du Continent africain, Chers Collègues,

Comme vous tous, j’ai constaté avec amertume et consternation les critiques ouvertement formulées par un fonctionnaire des Nations Unies et le Chef de l’Etat français à peine une heure après son prononcé à l’encontre d’une décision judiciaire rendue par le Conseil Constitutionnel de l’Etat souverain de Côte d’Ivoire.

Sans prendre partie le moins du monde en faveur ni contre la décision du Conseil Constitutionnel, de la CEI, de l’un ou l’autre des candidats ivoiriens, il est de notre devoir de relever:

1°/ qu’il n’appartient pas à un fonctionnaire d’une organisation internationale ni à un Chef d’Etat étranger de considérer comme quantité négligeable la décision prise par une instance judiciaire d’un Etat indépendant ;

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La mort de Laurent Gbagbo : pouvions-nous faire autrement ?

Laurent GbagboIl n’est pas question de politique fiction. Il ne s’agit pas non plus de revenir sur le contentieux électoral en Côte d’Ivoire. D’autres l’ont déjà fait ici ou ailleurs. Il est question du sort d’un pays, la Côte d’Ivoire et au-delà d’un continent, l’Afrique.

« A mes enfants que je laisse et que je ne verrai plus, je voudrais dire que l’avenir du Congo est beau. J’attends de vous, comme de tous les Congolais, d’accomplir votre devoir sacré. »

Cette dernière lettre de Patrice Lumumba, écrite dans la province de Katanga, quelques heures avant son exécution, nous parvient cinquante ans plus tard.

Elle nous interpelle, non pas parce que le projet d’assassinat de Lumumba fut rédigé par la Belgique et les Etats-Unis, avec la complicité des Nations unies, mais parce qu’il fut exécuté par des Congolais, des Africains.

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Côte d’Ivoire : l’absence de vision politique responsable du chaos

Laurent GbagboLe 2 mai 2010, à la clôture de la fête de la liberté organisée par le Front Populaire Ivoirien (FPI), le Président Gbagbo a prononcé un discours dont un passage ne manquait pas d’interpeller. En effet, il affirmait que la vision en politique ne servait à rien car la politique, selon lui « c’est mettre le pied droit devant le pied gauche, puis le pied gauche devant le pied droit et ainsi de suite ». Les militants du FPI répétaient alors en cœur « le pied droit devant le pied gauche puis le pied gauche devant le pied droit ». Cette bonne humeur dissimulait pourtant une faille importante dans les choix de leur leader. Le fait de naviguer à vue a contribué à conduire le pays dans la violence et l’enlisement consécutifs à un processus électoral bâclé alors même que le thème de la 20ème fête de la liberté était : « Gagner les élections pour une Côte d’Ivoire libre indépendante et souveraine. »

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Côte d’Ivoire : Choi révèle avoir subi des pressions du camp Ouattara…

Cette vidéo, en anglais, est un briefing de M. Young-Jin Choi, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Côte d’Ivoire et patron de l’ONUCI, en date du 18 janvier 2011, devant la presse internationale, représentée par les organes suivants: Top Radio News Service, National Press, The Wall Street Journal, Associated Press et BBC. M. Choi est dans la polémique pour avoir certifié les résultats à l’élection présidentielle ivoirienne et donné le candidat du RHDP, M. Alassane Ouattara, vainqueur, ce que conteste le camp de M. Laurent Gbagbo.

Chronologie des révélations de M. Choi :

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Côte d’Ivoire : politologie d’une rébellion

Guillaume SoroRésumé : A la suite de travaux sur la “guerre nomade” ouest-africaine, on s’interroge ici sur la sociologie politique d’un mouvement rebelle, entre ethnicité et internationalisation. Quels écarts entre les pratiques de violence discontinue envers les civils et les discours anti-discriminations, entre épuration ethnique larvée et positions révolutionnaires ? L’étude des strates successives du mouvement rebelle, des clans et groupes qui le composent aboutit à un “diagramme de pouvoirs” qui va des communautés locales aux alliances avec les pays voisins et aux soutiens occidentaux. Mais un approfondissement de la genèse du mouvement montre en fait certains caractères “post-modernes” de telles rebellions, où la sympathie plus ou moins manipulée de médias étrangers aboutit, via un sigle au début largement artificiel (MPCI), à une véritable co-création d’un mouvement politico-militaire, dont militaires, politiques et humanitaires occidentaux se sont emparés sans recul critique – notamment en refusant de connaître l’”idéologie mandingue”, symétrique de “l’ivoirité” et justifiant par avance une violence conquérante. C’est aussi l’occasion, en termes foucaldiens, de jauger la « gouvernance par la violence » de la zone rebelle, mais aussi sa gouvernementalité : en termes d’informalisation des trafics en tous genres, de résistance des communautés villageoises, de persistance des factions militaires sous-tendues par les clivages de l’ethnicité ; enfin d’analyser les dilemmes politiques du mouvement rebelle, entre création d’un proto-Etat peu viable (ou son rattachement au Burkina), et ralliement – moyennant compensations -au processus de réintégration nationale, de désarmement et de participation au processus électoral. Analyse disponible en intégralité sur “Culture et Conflits” Politologie d’une rébellion. Une “gouvernance par la violence” au Nord de la Côte d’Ivoire ?

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Laurent Gbagbo ou la naïveté en politique

I – Introduction

Laurent GbagboObservateur attentif de la crise ivoirienne, nous sommes de ceux qui ne sont pas allés à la soupe frontiste du Gbagboïsme, ni à celle du Bédiéïsme liquéfié et encore très moins à celle de l’Alassanïsme triomphant, dont les amitiés extérieures sabrent déjà le champagne de la victoire.

Pour n’avoir appelé à voter pour aucun des protagonistes de la crise ivoirienne, nous sommes moralement à l’aise pour exprimer nos doutes, notre méfiance et bien sûr notre avis sur chaque acteur politique dont les actes concernent la survie et l’existence de la Côte d’Ivoire ainsi que celle du peuple ivoirien.

Sans être l’un de ses courtisans, nous pouvons dire qu’il y a longtemps que nous observons Mr Laurent Gbagbo et sa refondation frontiste du FPI. Ce qui nous frappe en premier dans cette tragédie ivoirienne qui est aussi la sienne, c’est la conjugaison des imprévoyances qui ont conduit la Côte d’Ivoire et les ivoiriens au bord du gouffre.

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L’ONU recolonise l’Afrique

OnuciPauvre Afrique, hier, on lui imposait ses dictateurs, aujourd’hui, on lui choisit ses “démocrates”. Les rappeurs, ces Prévert des nouveaux temps, viennent d’inventer un néologisme qui fait fureur d’un bout à l’autre du continent : la démocrature. Entendez, ce système hybride (le visage de la démocratie, le corps diabolique de la dictature) qui a le don de déchaîner les passions et d’ajouter à la confusion.

Qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire, qui les a perdues en Guinée ? Cette question qui a l’air d’embraser l’univers n’a aucun sens dans les faubourgs de Conakry et d’Abidjan où, bon an, mal an, la vie politique n’aura jamais qu’un seul régime, la disette, et une seule loi : “tout ce qui n’est pas obligatoire est interdit”, pour reprendre le fameux mot de Léon Campo. Là-bas, on préfère d’expérience les mauvaises élections aux guerres civiles bien réussies. Mieux vaut encore Bokassa et Mobutu que les drames du Liberia ou de la Sierra Leone ! La bête humaine s’habitue à l’enfer du despotisme, certainement pas aux massacres à la rwandaise !

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Les élections de Côte d’Ivoire : chronique d’un échec annoncé

Peirre SanéCe devait être des élections qui allaient permettre de mettre fin à la crise, de tourner enfin la page du legs de Félix Houphouët-Boigny et d’engager la Côte d’Ivoire sur le chemin de la paix et du développement. Cela aura été en tous les cas les élections africaines les plus longuement et méticuleusement préparées qui ont impliqué depuis les accords de Marcoussis en janvier 2003 (1) un nombre impressionnant d’acteurs : le pouvoir, la rébellion armée, les partis politiques ivoiriens, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine, la France, l’Union européenne, la Francophonie, les Nations Unies sans oublier les médiateurs successifs (le Togolais Gnassingbé Eyadema, le Sud-africain Thabo Mbeki et le Burkinabè Blaise Compaoré…).

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De la fracture sociale à la fraternité nationale

« Parle — Mais ne sépare pas le Non du Oui. Donne à ta parole aussi le sens : donne-lui l’ombre […]. Il parle Vrai, celui qui dit l’Ombre. » – Paul Celan

Les armoiries de la Côte d'IvoireLa crise politico-militaire, débutée en 1999 avec le coup d’état qui a ôté du pouvoir Henri Konan Bédié, aura été la face visible d’une déchirure profonde entre les différentes classes sociales ivoiriennes.

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