« Vient un temps où le silence est trahison. » – Martin Luther King, Jr. – New York, 04 Avril 1967

Archives de Wayourou Zadi-Pauyo / Radical-8

Aide de la France à la Côte d’Ivoire: dette souveraine extérieure et rachat du patriotisme économique

Aide de la France à l'AfriqueUne aide exceptionnelle de 580 millions d’Euros [environ 380 milliards de FCFA] sous la forme de prêt souverain a été accordée aux autorités gouvernementales ivoiriennes par l’Union Européenne dont 400 millions d’Euros provenant de la France. Payer les fonctionnaires, effectuer des dépenses sociales d’urgenc,  suite au chaos relevant des affrontements militaires, rembourser les arriérés d’intérêts d’emprunts à l’égard d’institutions financières et sur le marché des euro-obligations, sont les raisons évoquées par les représentants des ministères français des affaires étrangères et de la coopération dans la mise en place de cette aide budgétaire.

Blocus financier en Côte d’Ivoire et perspectives bancaires en zone UEMOA

Perpectives bancaires en Côte d'Ivoire et en Zone UEMOAINTRODUCTION

La récente fermeture de plusieurs établissements bancaires en Côte d’Ivoire, sans préavis auprès des autorités et dépositaires locaux, en plus de l’incapacité de ces derniers de retirer leurs avoirs ont entrainé des soubresauts sociaux. Des milliers de ménages se voient aujourd’hui privés de leurs ressources propres, avec en prime aucune possibilité de recours ou d’indemnisation.

Les établissements concernés pour la majorité d’entre eux, filiales de groupes bancaires étrangers ont fait savoir à leurs clients, après fermeture, que les conditions techniques, sécuritaires et juridiques en Côte d’Ivoire, ne sont pas réunies pour l’accomplissement de leurs missions. Par conséquent, dans l’attente d’un rétablissement de la situation favorable à leurs activités, les établissements restent indisponibles temporairement. L’état de Côte d’Ivoire dans le but de défendre ses milliers de citoyens qui sont clients de ces banques a décidé de prendre le contrôle total de certains établissements dans lesquels elle était déjà actionnaire et les faire fonctionner pour le bien être de sa population.

Opération Licorne en Côte d’Ivoire : 500 millions d’Euros par an. Voici pourquoi.

L'Opération Licorne française en Côte d'IvoireRésumé : Le présent travail porte sur l’intervention militaire française en Côte d’Ivoire. Il s’est donné un double défi théorique et pratique: d’abord analyser les motivations de l’engagement militaire d’une puissance étrangère dans un conflit domestique, élaborer un modèle analytique à partir de la géopolitique nouvelle, puis l’apprécier à la lumière de l’ntervention militaire de la France en Côte d’Ivoire.

L’intervention française a fait l’objet de moult spéculations pour la plupart narratives voire pamphlétaires. L’originalité de cet article réside dans la capacité de son auteur à systématiser les motivations de la France en s’appuyant sur la dynamique du dehors par une analyse multidimensionnelle et pluri-scalaire. En se focalisant sur des déterminants géopolitiques précis, l’auteur a mis en lumière les considérations idéologiques souvent occultées dans les écrits sur la question. Prenant le contrepied des chercheurs qui tendent à marginaliser le rôle de l’Afrique dans la mondialisation économique, l’auteur a montré l’importance stratégique de l’espace africain, et ivoirien en particulier, pour les grandes puissances qui justifient davantage l’opération Licorne. Il en conclut que cette opération est capitale tant pour la France que pour la Côte d’Ivoire et les pays de la zone Franc CFA.

La folie d’une guerre sans gloire : à Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié

Pour l’amour de la Côte d’Ivoire, prenez vos richesses, prenez votre folie et allez vous-en !

Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et Henri Konan BédiéAujourd’hui où, par votre étincelant sens de la paix, la guerre est de retour chez nous, il est difficile d’ignorer la question que des millions d’entre-nous se posent nuit et jour : comment avez-vous pu nous faire ça ? En 20 ans seulement, votre incompétence a offert à ce pays la pire de toutes les infamies. Comment pouvez-vous vivre avec vous-mêmes ? N’avez-vous pas de conscience ?

La haine est un état d’esprit. Un état d’esprit sous le contrôle absolu de celui qui la porte. La violence, débouchée finale de la haine, résulte de l’accumulation de pulsions incontrôlées au point où ces pulsions-là prennent contrôle de la personne (insanité temporaire ou prolongée). La guerre est l’expression extrême de ces pulsions.

Biens mal acquis : les cas Houphouët-Boigny et Konan Bédié

Une contribution d’Antoine Dulin et Jean Merckaert

A sa mort en 1993, la fortune d’Houphouët-Boigny était évaluée à 11 milliards de dollars.

Les présidents Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié de Côte d'IvoireNOTE DE LA RÉDACTION: Ce dossier de 212 pages est paru sous le titre “Biens mal acquis: à qui profite le crime ?” et publié en Juin 2009 par Antoine Dulin et Jean Merckaert sur CCFD Terre Solidaire. Le document traite des fortunes colossales accumulées par les présidents de 29 états dans le monde pendant leur règne. L’Afrique est dignement représentée avec les Présidents Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié de Côte d’Ivoire, Omar Bongo du Gabon, Sani Abacha du Nigéria, José Eduardo Dos Santos de l’Angola, Frédérick Chiluba de Zambie, Mobutu Sese Seko du Zaire, Charles Taylor du Nigéria, Daniel Arap Moi du Kenya, Robert Mugabe du Zimbabwe, Theodoro Obiang Bguema de la Guinée Equatoriale, Denis Sassou Nguesso du Congo et Paul Biya du Cameroun. Le Président Jean-Claude Duvallier d’Haiti clos la liste des pays “noirs” de ce document.

A stand against a UN-backed war in the Ivory Coast

The United Nations are unfair!In the tripolarization of the Ivory Coast’s political landscape between former president Henri Konan Bédié, former prime minister Alassane Dramane Ouattara, and sitting president Laurent Gbagbo, the general opinion’s flawed tendency to perceive either one of these individuals as half-gods holding the miraculous key to peace and 3-meals-a-day for the 21-million-strong population of the West African country has morphed from an amusing farce to a severe impediment to the peaceful resolution of the post-electoral deadlock and, by extension, of the 20-year crisis the country has been enduring.

This vasly erroneous perception, compounded by acute pressures from powerful neo-colonialist interests (namely from France and the peon institutions it manipulates, i.e. the United Nations Security Council and the ECOWAS), fuels the dangerous escalation of the Ivorian crisis while simultaneously misguiding their strategic allocation of diplomatic influence in the direction of an all-out civil war.