L’Afrique que le monde veut ordonner

« La crise est mondiale. Il faut que nous lui apportions une réponse mondiale. Et j’en appelle à tous les gouvernements. Aucun d’entre nous n’en sortira en faisant sa propre politique dans son coin, isolé de ce que font les autres. […] On ira ensemble, vers ce nouvel ordre mondial. Et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. Car à travers le monde, les forces au service du changement sont considérablement plus fortes que les conservatismes et les immobilismes. » (1)

Le nouvel ordre mondial en AfriqueEn rétrospective, ces propos de Nicolas Sarkozy, prononcés en 2009, étaient prémonitoires de la furia occidentale qui allait désormais s’abattre sur toutes les velléités indépendantistes jugées antagonistes au nouvel ordre mondial.

Et c’est chose faite : le changement annonciateur de rédemption qui sous-tendait, il n’y a pas si longtemps, les communications les plus éloquentes sur la mondialisation (notamment le fameux « change the world ! » de Barack Obama), n’est plus celui vers lequel les pays convergent d’eux-mêmes. Depuis 2011, son expansion sur le continent africain est passée à la vitesse supersonique des avions Rafales et autres hélicoptères Puma, avec une succession de crises majeures (en Côte d’Ivoire et en Libye) dans lesquelles l’implication directe des pays membres de l’OTAN apparaît publiquement voire impudiquement.

Qu’est-ce donc que ce “nouvel ordre” si terrifiant ? Comment comprendre cette guerre ouverte aux “conservatismes” dont se prévaut l’Occident ?

/// TEXTE INTÉGRAL DISPONIBLE DANS LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN ///

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