Dialogue et opinion salvatrice

DialogueIl n’y a pas si longtemps, les deux camps politiques LMP et RHDP, sûrs de leur légitimité et convaincus de leur infaillibilité, échangeaient menaces et angoisses par soldats et militants interposés, tout en affichant à la télévision une apparente fraternité. On connaît la suite de ce poker menteur : les leaders politiques ont conjugué leurs jusqu’au-boutismes respectifs, donnant l’occasion à la “communauté internationale” de “s’interposer” et de conduire la Côte d’Ivoire à l’épisode le plus tragique de son histoire.

Une des causes de cette tragédie est bien le dialogue de sourds qui a prévalu pendant toute la crise postélectorale. Plus proche d’un monologue, il s’est aujourd’hui mué en un quasi-silence qui a fini par déteindre sur le peuple ivoirien, révélant des compatriotes qui se regardent en chiens de faïence et ne se parlent que lorsqu’ils sont face à eux-mêmes ou à un compadre militant.

Que gagne-t-on à discuter exclusivement avec des personnes qui partagent l’opinion que l’on défend soi-même ? Quel dégel peut-on espérer si l’on encourage le discours à soi, sourd à autrui, parallèlement à la haine intellectuelle qui mutile profondément l’opinion divergente ?

/// TEXTE INTÉGRAL DISPONIBLE DANS LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN ///

#Afrique#Alassane Ouattara#Côte d'Ivoire#Laurent Gbagbo#Société civile