Koulibaly : épouser l’alternative

« Les hommes peuvent atteindre un but commun sans emprunter les mêmes voies. » – Amadou Hampâté Bâ

Mamadou KoulibalyRevisiter la sagesse quintessentielle d’Amadou Hampâté Bâ pourrait constituer une retraite revitalisante pour bien des Ivoiriens

En effet, la décharge émotionnelle qui a suivi le départ de Mamadou Koulibaly du Front populaire ivoirien (FPI), révèle encore, si besoin était, combien la politique politicienne, à ses heures les plus sombres, constitue le véritable cabanon dans lequel le peuple ivoirien se maintient.

La plupart des analyses qui pleuvent, adulant ou martyrisant Koulibaly, ont en commun au moins une chose : la passion. Excessive, inspirée de l’affection personnelle que les uns prétendent avoir pour Laurent Gbagbo ou motivée par le bonheur des autres qui célèbrent bien précocement la mort de son parti, l’on constate, de part et d’autre, l’assujettissement des Ivoiriens à ce jeu passionnel de la politique morbide.

Cette attitude épouse la pensée de l’activiste camerounais Ruben Um Nyobé, selon laquelle « la politique touche à tout et tout touche à la politique ». Opinion intelligible qui s’essouffle, néanmoins, quand elle propose ensuite que « dire que l’on ne fait pas de politique, c’est avouer que l’on n’a pas le désir de vivre ». Est-il besoin de relever l’appréciation grandement réductrice de l’existence humaine véhiculée dans cette assertion ? Et pourtant, nombre d’Ivoiriens qui ont trouvé en la chose politique le terrain idéal d’expression de leur vitalité, adhèrent consciemment ou non à cette thèse. Certains vont jusqu’à omettre la froideur requise à l’observation attentive d’une arène politique déjà en ébullition que les positions pugilats ne peuvent que surchauffer jusqu’à explosion.

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