La guerre de la foi : du problème musulman-chrétien en Côte d’Ivoire

« Les [diverses religions] partagent une conception commune de Dieu (…), mais aussi une compréhension commune que le mal existe. Si nous ne travaillons pas pour le bien commun, il n’y en aura aucun. » – Rick Warren, Chrétien; 2011

« Les limites [au dialogue inter-religieux] sont nombreuses. Et l’une des limites est la peur (…). [Pour ma part,] être parmi des gens de foi, qu’ils soient chrétiens, juifs ou hindous, fait de moi une meilleure musulmane. » – Najeeba Syeed-Miller, Musulmane; 2011

Eglise et mosquée

De tous les problèmes que la crise ivoirienne a créés ou exacerbés, le plus sournois, le plus malin, le plus dangereux est le problème religieux. Nous l’admettons d’emblée : il est plus simple d’ignorer le problème religieux que de le confronter ; il est plus facile de fustiger la religion de l’autre, en privé, et d’exhiber une tolérance de façade en public. La religion est un sujet sensible. Contrairement aux autres aspects de la crise qui sont tous plus ou moins rattachés à une vision d’ensemble, la question religieuse reste, avant tout, individuelle. Elle a trait à la croyance héritée ou développée qui fonde l’identité et le caractère d’une personne. Elle est une profession de foi intime, qui confesse une affiliation sincère (ou factice) au divin.

Aborder cette question, c’est donc s’engager sur un terrain glissant et exposer sa propre sensibilité. Aussi est-il difficile de rester entièrement objectif quand on parle religion. Et pourtant, en tant que germe sensible de cette crise ivoirienne, la question religieuse est une réalité à affronter.

/// TEXTE INTÉGRAL DISPONIBLE DANS LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN ///

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