Se défaire du mea culpa révisionniste

« L’arme la plus puissante dans les mains des oppresseurs, est la mentalité des opprimés ! » – Steve Biko

Bal nègre à Paris (1927)Ahmadou Kourouma notait déjà, en 1968, que les brûlants soleils des indépendances n’avaient pas apporté la souveraineté pleine et entière à l’Afrique francophone. Cinquante longues et pénibles années plus tard, le magma est en fusion dans la volcanique crise ivoirienne, secouée de toutes parts par les tensions idéologiques, politiques, économiques, sociales, culturelles et religieuses, qui font dangereusement tanguer le pays vers un séisme rageur.

Tous les Ivoiriens ont leur mot à dire pour exprimer leur sincère amertume. Outre les bruyants appels à la haine qui encombrent et paniquent les esprits via les médias populaires, une véritable scission sur la cause profonde de cette triste situation est exprimée par ces quelques Ivoiriens encore assez mesurés pour rivaliser, uniquement, sur le terrain de la réflexion.

« Tout ça, c’est la France ! ». Certains Ivoiriens ont vite indexé le pays, dit-on, des droits de l’homme et des libertés, dont l’attitude confuse révèle, comme le disait Michel Rocard, « la méconnaissance profonde où se trouve l’Occident des modes de fonctionnement de l’Afrique ».

« C’est faux, c’est nous-mêmes ! ». D’autres Ivoiriens, au nom d’un pragmatisme ronflant, vomissent cette position au profit d’une introspection présentée comme franche, dirigée spécifiquement contre la “maudite” classe politique nationale qui serait le seul capitaine du navire éburnéen à la dérive.

Entre clichés et contre-clichés, à quoi s’en tenir ?

/// TEXTE INTÉGRAL DISPONIBLE DANS LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN ///

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