Une contribution de Giovanni Djossou
Le 30 juin 2012, comme prévu, la Côte d’Ivoire entrera dans le club très fermé des pays pauvres près endettés (PPTE), “accréditation” accordée par la Banque mondiale et le Fond monétaire international (FMI). Ce statut offre au pays de nouvelles perspectives, mais il est également source d’inquiétudes.
Plus de dix ans. Oui, plus de dix années de troubles et d’instabilité politique ont entraîné la Côte d’Ivoire dans une situation économique et sociale désastreuse. Une dette équivalant à 93,3% du produit intérieur brut (PIB). Le 170e rang en termes d’indicateur de développement humain (IDH), sur 187 pays listés. Sans compter la crise postélectorale et la guerre civile qui ont provoqué une récession de 5,8% du PIB en 2011.

L’Amérique de Barack Obama vient de célébrer, de la manière la plus discrète qui soit, un quarantième anniversaire bien particulier.
Selon son site Internet, l’ONG américaine
« [...] Cependant, quand les nouveaux conservateurs noirs mettent l’accent sur l’attitude et la responsabilité des Noirs, de telle manière que les réalités culturelles des peuples noirs sont ignorées, ils s’amusent à un jeu intellectuel trompeur et dangereux avec les vies et les fortunes des personnes défavorisées. Nous devons effectivement critiquer et condamner les actes immoraux des populations noires, mais nous devons le faire en tenant compte des circonstances dans lesquelles les individus naissent et dans lesquelles ils vivent. En ignorant ces circonstances, les nouveaux conservateurs noirs tombent dans le piège de blâmer les pauvres Noirs quant à leur situation. Il est impératif de faire une distinction entre le Scylla du déterminisme environnemental et le Charybde de l’attitude qui consiste à uniquement blâmer les victimes. » (CW)
Les Bamilékés [font incontestablement partie des] groupes ethniques ayant une importance significative au Cameroun. Les ressortissants de [ce groupe] sont visibles [dans] plusieurs secteurs stratégiques de l’économie camerounaise. On les [surnomme] ainsi [les] “Japonais” d’Afrique. Ce dynamisme économique leur vaut cependant [un certain ressentiment nourri de préjugés quant à leur] réussite économique. Les études réalisées sur ce [groupe ethnique] insistent particulièrement sur l’apport de la culture dans ce dynamisme. [Pour certains], ils bénéficieraient ainsi de prédispositions culturelles à même de leur permettre [de s'en sortir mieux que les autres]. Pour d’autres en revanche, les raisons de cette réussite seraient à chercher dans la mystique qui participe à la structuration de ce groupe ethnique. Entre culture et mystique, comment expliquer cette réussite économique du Bamiléké ?
Il est un peu tard pour le pardon ; voilà des mois que nous suivons Charles Konan Banny, avec sa Commission réconciliation et vérité ; malgré une scène touchante retransmise sur grand écran, ou l’on voit cet ancien Premier ministre s’agenouiller devant la caméra pour demander pardon, mais en tournant le dos au public duquel il attend ce pardon… Puis nous avons vu Ouattara projeter les phares sur l’Ouest, ce pays meurtri, et encourager les populations à tourner la page et à pardonner, mais sans s’impliquer lui-même, sans être concerné… Et maintenant place à Soro, qui le jour de l’ouverture du Parlement, nous joue son couplet du pénitent, humble et humain à souhait.
Calixthe Beyala s’écartant de son domaine d’action privilégié, le plagiat littéraire, s’est donc lancée dans une carrière politique, dans la foulée de son engagement médiatique tonitruant contre les interventions française en Côte d’Ivoire et de l’OTAN en Libye. Nul ne discutera la sincérité de ses positions concernant ces deux évènements ayant fortement ébranlé les français d’origine africaine, les procès d’intention n’étant d’aucune utilité. Cependant le verbatim de l’interview qu’elle a accordé à Christian Musampa dans le cadre de l’émission
Deux jours avant le premier tour des élections présidentielles, François Hollande s’est cru obligé d’affirmer (
L’afro-pessimisme est ce sentiment qui pousse à l’abandon de toute pensée qui pourrait mettre en exergue un possible développement du continent africain. Cette idéologie s’appuie sur les nombreuses questions toujours en suspens concernant l’avenir du continent : dans quelle mesure les populations africaines sortiront-elles de la pauvreté ? A partir de quoi envisager un possible décollage économique du continent noir ? Comment pourrait-on rendre l’économie africaine plus compétitive ? A toutes ces interrogations aussi cruciales qu’urgentes, cette philosophie afro-pessimiste n’apporte aucune réponse positive. Un sentiment qui peut sembler normal et rationnel face à une Afrique connue pour ses famines, ses guerres fratricides et
Le coup d’État mené par le capitaine Amadou Sanogo a atteint le but qui était vraisemblablement le sien : imposer à la tête de l’état malien un autre serviteur de la France, en la personne de Dioncounda Traoré. Quelques naïfs, se situant jusque parmi les membres de la classe politique malienne, charmés par la rhétorique héroïque et démagogue du capitaine Sanogo, ont accordé à sa confiscation temporaire de l’exécutif malien le bénéfice du doute. Pour le perdreau de l’année, cet homme était un patriote sincère, mu par le seul souci du bien-être du peuple et de la protection de l’intégrité territoriale du Mali.
Les violations de l’Etat de droit en Afrique
L’instruction joue un rôle prépondérant dans le progrès d’une nation. Ce fait est une vérité reconnue même par les religions au point que le christianisme dans son livre fondateur affirme : « mon peuple périt parce qu’il lui manque la connaissance ». Cette vérité est d’autant plus évidente pour l’Afrique qu’elle explique en grande partie son état actuel de sous développement chronique. En d’autres mots, l’instruction telle qu’elle est organisée et diffusée actuellement sur le continent ne saurait booster son développement.










